Jouer sous la pluie sans y laisser huit coups
La pluie ne fait pas perdre des coups, l’impréparation oui. Garder les mains sèches passe avant tout le reste, et un club de plus sur les fers règle la moitié du problème.
En bref
- Deux serviettes, deux ou trois gants sous plastique, une housse de sac
- Compter un club de plus sur les fers moyens et longs
- Sur les greens mouillés, frapper plus ferme et prendre moins de pente
- L’eau temporaire donne droit à un dégagement gratuit
La pluie ne fait pas perdre des coups, l’impréparation oui. Un joueur équipé et méthodique perd deux à trois coups sur un tour humide ; un joueur qui découvre au troisième trou que son grip glisse en perd huit. Voici ce qui compte vraiment, dans l’ordre.
Garder les mains sèches, tout le reste en découle
La priorité absolue n’est pas de rester au sec, c’est de garder un grip sec. Un club qui tourne dans les mains à l’impact envoie la balle n’importe où, et aucune technique ne compense cela.
- Deux serviettes : une accrochée sous le parapluie, qui reste sèche, une pour essuyer la tête de club et la balle.
- Deux ou trois gants dans un sac plastique fermé. Un gant mouillé ne sèche pas pendant un tour.
- Des grips en caoutchouc à motif plutôt que des grips lisses, si vous jouez souvent sous la pluie.
Le parapluie sert d’abord à abriter le sac et les serviettes entre deux coups, ensuite à vous abriter vous. Un sac dont la housse de pluie est restée à la maison est un sac de clubs mouillés pour quatre heures.
Ce que la pluie change au vol de la balle
L’air humide est légèrement moins dense que l’air sec, mais l’effet est négligeable. Ce qui compte, ce sont trois choses : l’eau entre la face du club et la balle réduit l’effet rétro sur les fers, le sol détrempé supprime le roulement, et les vêtements de pluie raccourcissent le mouvement.
Le résultat net est une perte de distance de l’ordre d’un club sur les fers moyens et longs. Prenez systématiquement un club de plus, et acceptez de viser le centre du green plutôt que le drapeau.
Les coups qui deviennent difficiles
Sur un fairway gorgé d’eau, un coup frappé gras est bien plus punitif que d’habitude : la tête de club décélère dans la boue. Jouez la balle un rien plus en arrière et frappez légèrement plus descendant, avec l’intention de toucher la balle avant le sol.
Dans un bunker mouillé, le sable est compact, la tête de club rebondit au lieu de creuser. Ouvrez moins la face et visez un point d’entrée plus proche de la balle, sinon vous passerez sous la balle sans la sortir.
Sur les greens, la balle roule plus lentement et suit moins la pente. Frappez plus ferme et prenez moins de courbe : c’est l’inverse exact des greens rapides.
Les règles utiles à connaître
L’eau temporaire, c’est-à-dire une accumulation visible d’eau à la surface que vous voyez avant ou après avoir pris votre stance, donne droit à un dégagement gratuit au point le plus proche offrant un soulagement complet, sans pénalité. Sur le green, vous pouvez également vous dégager d’une eau temporaire sur la ligne de putt.
Vous pouvez aussi nettoyer votre balle quand vous la relevez légitimement, et abriter votre balle de la pluie n’est pas autorisé pendant qu’elle est en jeu. En cas d’orage, la suspension du jeu prime sur toute considération de score : un parcours dégagé avec des clubs métalliques n’est pas un endroit où discuter.
L’entretien après le tour
Videz le sac entièrement, sortez les têtes de club et essuyez-les, laissez sécher les grips à l’air libre plutôt que près d’un radiateur, qui les durcit. Retirez les balles et les tees du fond du sac, où l’eau stagne. Vingt minutes après le tour évitent un sac moisi et des grips brillants au bout d’une saison.
Si vous jouez dans une région pluvieuse, préparez une fois pour toutes une poche « pluie » qui reste dans le sac toute l’année : gants sous plastique, serviette microfibre, housse, bonnet. Vous n’y penserez plus jamais.