Record de licenciés : ce qui change pour réserver un départ
446 547 licenciés en 2025, un record. Le nombre de parcours n'a pas suivi : voici où la tension se concentre et cinq façons concrètes de trouver un créneau.
En bref
- 446 547 licenciés en 2025, devant le précédent record de 445 306 en 2023
- 38 588 nouveaux licenciés, soit +3,65 % sur un an
- 61 % sont membres d'un club, 39 % jouent en indépendants
- La flexibilité vaut de l'argent : jouer en semaine coûte moins cher et attend moins
La Fédération française de golf a franchi en 2025 un record historique : 446 547 licenciés, devant le précédent sommet de 445 306 atteint en 2023. Ce chiffre a une conséquence très concrète pour vous : les départs les plus demandés partent plus vite, et la façon de réserver a changé.
Ce que disent les chiffres
La saison 2025 a vu arriver 38 588 nouveaux licenciés, une hausse de 3,65 % par rapport à 2024. Sur dix ans, la progression atteint 9,6 %, soit 38 978 licences supplémentaires. La fédération recense 733 structures.
La répartition est le point le plus intéressant : 61 % des licenciés sont membres d’une association sportive ou abonnés d’un golf, contre 39 % de joueurs indépendants. Ce sont ces 39 % qui réservent des départs à l’unité, et c’est là que la tension se voit.
Pourquoi cela se ressent sur les créneaux
Le nombre de parcours en France n’a pas augmenté au rythme des licences. Mécaniquement, la même surface accueille plus de joueurs, et la pression se concentre sur trois moments : le samedi et le dimanche matin, les fins d’après-midi de mai à septembre, et les vacances scolaires.
Ajoutez que les clubs réservent une part croissante de leur planning aux compétitions et aux membres, et vous obtenez la situation actuelle : les créneaux de week-end en région parisienne, sur la côte et autour des grandes villes se prennent une à deux semaines à l’avance.
Cinq façons de trouver un départ
- Jouer le mardi ou le jeudi. Les parcours les plus courus sont accessibles en semaine, souvent à tarif réduit, et le tour dure une heure de moins faute d’embouteillage.
- Partir tôt ou tard. Le premier départ et les créneaux d’après 16 heures sont les moins demandés, et souvent les plus agréables en été.
- Regarder le second parcours. Beaucoup de sites ont un dix-huit trous vedette et un second tracé bien plus disponible, pour la moitié du prix.
- Prendre un carnet. Les carnets de green-fees donnent parfois un accès prioritaire à la réservation, en plus de la remise.
- Élargir le rayon. Trente kilomètres de plus font souvent la différence entre un parcours saturé et un parcours vide.
La licence change l’équation
Sur beaucoup de parcours, l’écart entre le tarif licencié et le tarif visiteur est considérable. Au Golf National, le green-fee de l’Albatros passe de 290 euros pour un non-licencié en haute saison à 145 euros pour un licencié. Deux parcours dans l’année suffisent à rentabiliser la licence, avant même de parler d’index ou de compétitions.
Dans un marché tendu, la licence n’est plus seulement une carte de compétiteur : c’est un tarif d’accès.
Ce que la croissance pourrait changer
Si la tendance se poursuit, deux évolutions sont probables : une hausse des tarifs de week-end sur les parcours les plus demandés, et une multiplication des formules d’accès sans club, du type abonnement multi-parcours. Les structures publiques et les parcours courts, longtemps regardés de haut, deviennent la porte d’entrée la plus réaliste pour un débutant.
Pour le joueur, la conclusion pratique est simple : la flexibilité vaut de l’argent. Celui qui peut jouer en semaine paiera moins cher et attendra moins.
Regardez dès maintenant le calendrier de votre parcours habituel pour les six prochaines semaines. Si les samedis matin sont déjà pleins, changez de jour plutôt que de parcours.