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Technique

Jouer un links pour la première fois : le mode d’emploi

Sol dur, vent permanent, greens ouverts devant : un links se joue au ras du sol. Le coup à travailler avant de partir, et les erreurs qui coûtent dix coups.

La rédaction Panxis Golf — desk France · · 3 min

En bref

  • Le bump-and-run au fer 7 ou 8 est le coup de base du links
  • Face au vent, prendre deux clubs de plus et swinguer à 80 %
  • Dans un bunker à bord haut, sortir sur le côté sans discuter
  • Les rebonds injustes font partie du jeu, s’en agacer coûte plus cher

Un links ne se joue pas comme un parcours de parc. Le sol est dur, la balle roule sur cinquante mètres, le vent décide de tout et la balle haute que vous travaillez depuis des années devient votre pire ennemie. Voici comment aborder votre premier links sans y laisser dix coups.

Ce qui change vraiment

Un links est bâti sur du sable, en bord de mer, avec une herbe rase et un sol qui draine. Trois conséquences directes : la balle rebondit et roule beaucoup plus qu’ailleurs, le vent n’est jamais coupé par des arbres, et les bunkers sont profonds, souvent à bords verticaux, faits pour vous coûter un coup.

La quatrième conséquence est moins évidente : les greens sont ouverts devant. Sur un parcours de parc, on porte la balle jusqu’au drapeau parce qu’il faut passer un bunker ou un obstacle d’eau. Sur un links, on peut faire rouler la balle sur trente mètres avant le green, et c’est souvent le coup le plus sûr.

Le coup à apprendre avant de partir

Le bump-and-run, ou coup roulé, est le geste de base du links. Un fer 7 ou 8, la balle légèrement en arrière dans le stance, le poids sur le pied avant, un mouvement de putting allongé. La balle part bas, atterrit tôt et court jusqu’au drapeau.

Sur un links, le coup le plus intelligent est presque toujours celui qui reste le plus près du sol.

Entraînez-vous à ce coup une semaine avant de partir, sur un terrain sec si possible. La difficulté n’est pas technique, elle est mentale : il faut accepter de viser un point d’atterrissage à quinze mètres devant le green et de laisser le terrain faire le reste.

Jouer avec le vent, pas contre lui

Face au vent, la faute universelle est de frapper plus fort. Plus de vitesse veut dire plus d’effet rétro, donc une balle qui monte, se cabre et tombe court. Le bon réflexe est l’inverse : prenez deux clubs de plus et faites un swing à 80 %, balle un peu reculée, mains devant, finition raccourcie.

Vent de dos, la balle vole plus loin mais s’arrête moins ; prévoyez le rebond et visez court. Vent de travers, décidez si vous jouez avec la dérive ou si vous la combattez, mais ne changez pas d’avis au sommet du backswing.

Les bunkers de links

Un bunker de links n’est pas un obstacle décoratif. Beaucoup ont des bords si hauts qu’aucun coup vers le drapeau n’est possible. La règle est simple et coûte de l’orgueil : sortez sur le côté ou en arrière, du côté où le bord est le plus bas. Un coup perdu vaut mieux que trois coups à essayer de franchir un mur de sable.

La préparation pratique

  • Emportez un vêtement de pluie qui laisse passer le mouvement, et une casquette qui tient au vent.
  • Deux gants, pour en avoir un sec.
  • Des chaussures à crampons plutôt que des semelles lisses : le sol dur et incliné ne pardonne pas.
  • Une balle de compression plus basse aide certains joueurs par vent fort, mais ne changez pas de balle la veille d’un tour important.

Le bon état d’esprit

Un links produit des rebonds injustes. Une balle parfaitement frappée peut finir dans un creux, une balle moyenne peut rouler jusqu’au drapeau. C’est le jeu, et c’est même la raison d’être de ce type de parcours. Le joueur qui s’énerve après le troisième mauvais rebond finit toujours par jouer plus mal que celui qui hausse les épaules.

Si vous préparez un premier voyage, choisissez un links accessible plutôt que le plus prestigieux : vous y jouerez plus détendu, et vous garderez le grand nom pour un moment où vous saurez quoi en faire.

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