Putting sur greens rapides : les exercices qui marchent
Sur un green rapide, le geste ne change pas : le dosage et la lecture de pente, si. Trois exercices règlent le problème en trois séances.
En bref
- Entre un green à 8 et un green à 11 au stimpmètre, la même amplitude envoie la balle 40 % plus loin
- Plus le green est rapide, plus il faut prendre de pente
- L’exercice d’échelle à trois, six et neuf mètres est le plus rentable
- On rate rarement un putt pour avoir pris trop de pente
Sur un green rapide, le geste ne change pas : c’est la longueur du mouvement et la lecture de la pente qui changent. Les joueurs qui souffrent en passant de greens lents à des greens roulants ne putte pas moins bien, ils putte avec le même dosage. Voici les exercices qui règlent le problème en trois séances.
Comprendre ce que « rapide » veut dire
La vitesse d’un green se mesure au stimpmètre, un rail incliné qui libère la balle toujours de la même façon. La distance parcourue, exprimée en pieds, donne la valeur : autour de 8 pour un green de club bien entretenu, 10 à 11 pour un green rapide, 12 et plus pour une préparation de compétition professionnelle.
Entre un green à 8 et un green à 11, la même amplitude de mouvement envoie la balle environ 40 % plus loin. Et surtout, la pente compte davantage : plus la balle roule lentement en fin de course, plus elle suit la pente, donc plus la courbe est large.
Le réglage du dosage
Le meilleur outil est un exercice d’échelle. Posez trois tees à trois, six et neuf mètres du trou. Puttez trois balles vers chacun, sans viser le trou : l’objectif est de faire arriver la balle à trente centimètres derrière. Répétez jusqu’à ce que les trois distances sortent d’affilée.
Ce que cet exercice installe, c’est un mouvement de longueur variable avec un rythme constant. Le défaut le plus fréquent sur greens rapides est l’inverse : même longueur de mouvement, décélération à l’impact pour ne pas envoyer trop loin. La balle part alors à gauche ou à droite, jamais où elle est visée.
La lecture de la pente
Sur greens rapides, prenez plus de pente que vous ne le croyez, et visez un point d’entrée plutôt qu’une ligne. Choisissez sur le bord du trou l’endroit exact par lequel la balle doit entrer, puis remontez la courbe depuis ce point jusqu’à votre balle.
Un repère simple : sur un putt de quatre mètres avec une pente légère, un green lent demande une balle de large, un green rapide en demande deux à trois. Vous ne raterez presque jamais un putt parce que vous avez pris trop de pente ; vous en raterez beaucoup parce que vous n’en avez pas assez pris.
Les trois exercices à faire avant chaque tour
- La porte. Deux tees espacés de deux centimètres de plus que la tête du putter, à trente centimètres devant la balle. Dix balles qui passent la porte sans la toucher : le départ de balle est propre.
- Le cercle d’un mètre. Six balles autour du trou à un mètre. Il faut les rentrer toutes d’affilée, sinon on recommence. C’est l’exercice qui fait le plus baisser un score.
- Le long putt en aveugle. Trois balles à quinze mètres, en fermant les yeux au moment de l’impact, puis en devinant où la balle s’est arrêtée. Le retour au ressenti de distance est immédiat.
Le matériel a moins d’importance qu’on ne le dit
Un putter plus lourd aide certains joueurs sur greens rapides parce qu’il stabilise un petit mouvement, mais l’effet est marginal comparé au dosage. Avant de changer de putter, vérifiez deux choses gratuites : la longueur (vos yeux doivent être au-dessus de la balle ou légèrement à l’intérieur) et le loft, qui doit être conservé à l’impact plutôt qu’annulé par un mouvement descendant.
Le jour d’une compétition sur greens rapides, arrivez trente minutes plus tôt et consacrez ce temps uniquement à l’exercice d’échelle. La lecture s’ajuste vite, le dosage non.