Aller au contenu
Tournois

Interclubs au Québec : jouer pour son club, du groupe B au championnat par équipes

Une saison d'interclubs apprend à finir ses trous et à jouer le coup qu'on maîtrise. Règlements des associations régionales, dates 2026, formules à deux admissibles ou non pour le handicap selon Golf Canada, et la façon de se faire choisir par le capitaine.

La rédaction Panxis Golf, desk Québec (Étienne Tremblay) · · 9 min
Deux golfeurs coéquipiers près des voiturettes
Photo Jopwell / Pexels

En bref

  • Aux interclubs des Cantons-de-l'Est, chaque joueuse affronte son rang dans les autres clubs : 2 points la victoire, 1 l'égalité.
  • Aux interclubs féminins des Cantons-de-l'Est, il faut être membre du club représenté, avec sa carte de Golf Canada et au moins dix parties enregistrées.
  • Selon Golf Canada, la partie par trous individuelle et la quatre balles comptent pour le handicap, pas les formules à une balle par équipe.
  • Une balle pour deux oblige à jouer pour le prochain coup du partenaire : la meilleure leçon de stratégie qui soit.
  • Les capitaines retiennent d'abord les joueurs fiables, disponibles et prêts à remplacer au pied levé.

Un dimanche de juillet, dans les Cantons-de-l’Est, les équipes de six joueuses de Milby, de Royal Bromont, de Venise et de Cowansville se retrouvent à Milby, le club hôte du groupe 1. Chacune affronte en partie par trous toutes les joueuses de son rang dans les autres clubs, chaque victoire rapporte deux points, et au bout de la journée un club monte de groupe pendant qu’un autre descend. Aucun trophée individuel, aucun score à 18 trous affiché au tableau : seulement une équipe qui compte sur chaque trou.

C’est ça, l’interclubs au Québec. Et pour un golfeur qui a déjà un facteur de handicap et une routine, une saison dans ce format change plus de choses dans sa façon de jouer que la plupart des achats d’équipement.

Comment se déroule une journée d’interclubs

Les règlements varient d’une association régionale à l’autre, mais celui de la section Dames amateurs des Cantons-de-l’Est, publié pour 2026, donne une bonne idée de la mécanique.

  • Qui peut jouer. Il faut avoir le statut d’amateur, être membre en règle du club qu’on représente, détenir sa carte de Golf Canada associée à ce club et compter au moins dix parties enregistrées dans le système de Golf Canada. Les golfeurs du public, sans club d’attache, n’y ont pas accès.
  • La composition. Chaque capitaine transmet, au plus tard le lundi midi précédant la compétition, une liste de six joueuses avec leur numéro de carte. Le rang de chacune suit l’index : la numéro 1 a le plus bas, la numéro 6 le plus haut, et c’est la numéro 6 qui prend le premier départ.
  • Le format. Dix-huit trous en deux rondes de neuf, en partie par trous. Chaque joueuse dispute un match contre chacune des joueuses de son rang dans les autres clubs du groupe. Victoire : 2 points, égalité : 1 point, défaite : 0.
  • Les à-côtés. Cadets interdits (perte du trou), voiturettes permises à raison de deux par groupe, et un minimum de neuf trous joués pour que la journée compte si la météo s’en mêle.
  • La conséquence. Le club en tête de son groupe monte, le dernier descend, le deuxième reste et reçoit l’année suivante.

Le calendrier 2026 de la région illustre le rythme de l’été : femmes le 5 juillet, hommes A le 12 juillet, hommes seniors le 19 juillet, hommes B le 26 juillet. Chaque catégorie se joue donc en une grosse journée, pas sur une série de semaines.

Ce que la formule change sur le terrain

On termine ses trous. En partie par coups, un triple boguey après une balle perdue ressemble à un dossier clos. En interclubs, votre adversaire peut lui aussi connaître un mauvais trou, et le coup roulé de quatre pieds pour partager devient le coup le plus important de l’après-midi. Cette habitude de jouer chaque trou jusqu’au bout, une fois prise, vaut aussi en partie par coups.

On choisit le coup qu’on maîtrise. Quand cinq coéquipiers attendent votre résultat au chalet, le coup héroïque entre deux érables perd beaucoup de son charme. Vous jouez celui que vous réussissez huit fois sur dix. C’est de la gestion de parcours apprise sous le regard des autres, et elle tient mieux que les bonnes résolutions de début de saison.

L’écart de handicap pèse moins. Gagner un match exige de gagner plus de trous que l’adversaire, pas de signer une belle carte. Un joueur de rang 6 qui aligne quatre normales solides peut battre un adversaire plus fort qui connaît trois trous difficiles.

Les formules à deux, et ce qu’elles valent pour le handicap

Au-delà des interclubs, les coupes de club et les tournois amicaux mettent de l’avant plusieurs formules à deux. Golf Canada publie, pour chacune, si le score peut être inscrit pour fins de handicap. Le point vaut la peine d’être vérifié avant de consacrer un été complet aux compétitions par équipes.

  • Partie par trous individuelle : formule autorisée ; les scores doivent être inscrits. Sur un trou concédé, on inscrit son « score le plus probable ». Coups rendus : la pleine différence entre les handicaps de jeu.
  • Partie par trous à quatre balles (chaque partenaire joue sa balle, la meilleure compte) : formule autorisée, scores admissibles ; allocation de 90 %.
  • Score total des partenaires (les deux scores s’additionnent) : autorisée, chacun inscrit son score individuel.
  • Partie par trous à quatre joueurs, où chaque équipe joue une seule balle en alternance : pas admissible pour le handicap ; allocation de 50 % du handicap combiné.
  • Chapman ou Pinehurst (les deux partenaires partent, échangent leur balle au deuxième coup, puis choisissent et alternent) : pas admissible ; allocation de 60 % et 40 %.

Conséquence pratique : un été rempli de formules à une balle par équipe peut laisser un facteur de handicap presque figé. Si le vôtre vous importe, gardez quelques parties individuelles au calendrier.

Une balle pour deux : la meilleure leçon de stratégie

La partie à quatre joueurs, où la paire alterne les coups sur une seule balle, est la formule la plus formatrice du golf. Chaque coup se décide à deux, et la personne qui paiera l’option téméraire est debout à côté de vous.

Rapidement, la question change. On ne se demande plus jusqu’où la balle peut aller, mais d’où votre partenaire préfère jouer son prochain coup : à cent verges, pleine distance de cocheur, plutôt qu’à quarante verges derrière une fosse de sable. Deux ou trois parties de ce genre enseignent la visée au centre du vert et le coup de sécurité mieux qu’un mois de séances en solo. Et comme il y a deux fois moins de coups, la partie file vite.

Un conseil : les partenaires alternent aussi les départs, l’un sur les trous impairs, l’autre sur les pairs. Regardez la carte de pointage avant le trou 1 pour savoir qui héritera des longues normales 4 et des normales 3 au-dessus de l’eau, puis tenez-vous-en à ce choix.

Entre partenaires : les ententes à faire au premier tertre

  • Pas d’excuses en cours de partie. Elles ralentissent le jeu et obligent l’autre à gérer votre humeur. On marche, on joue le coup suivant.
  • Balle en jeu quand le partenaire est dans le trouble. En quatre balles, deux balles dans le bois sur le même trou, c’est un trou offert. Le contraire est aussi vrai : quand votre partenaire est déjà sur le vert en deux, vous avez le droit d’attaquer le drapeau.
  • La lecture des verts. Certains veulent un avis sur chaque coup roulé, d’autres le silence complet. Posez la question au premier vert plutôt qu’au douzième.

Se faire choisir par le capitaine

Dans les clubs, les capitaines d’équipe ne cherchent pas seulement les index les plus bas. Ils cherchent des gens disponibles un dimanche de juillet, capables de confirmer leur présence avant la date limite et qui ne se désistent pas la veille. Quand la liste de six doit partir le lundi midi, un joueur fiable au rang 5 vaut mieux qu’un meilleur joueur qui hésite.

Faites savoir au capitaine que vous êtes partant, proposez-vous comme remplaçant (les substitutions sont permises avant le premier départ) et acceptez les déplacements les moins populaires. Restez aussi quelqu’un avec qui on a envie de jouer : les capitaines forment des paires, et ils évitent les partenaires à gérer.

Où jouer par équipes au Québec

Montréal et sa région. L’Association régionale de golf de Montréal organise des interclubs masculins A, B, seniors et juniors, et des interclubs féminins A, B et seniors. Dates 2026 côté masculin : section A le dimanche 12 juillet (inscription avant le 29 juin), section B le dimanche 16 août (avant le 3 août), seniors le mardi 4 août, juniors le mardi 11 août. Les formulaires et règles sont téléchargeables sur son site.

Québec et Chaudière-Appalaches. L’Association régionale de golf de Québec réunit les clubs en groupes de trois ou quatre. Le 2 août 2026, les interclubs féminins se sont joués à sept endroits en même temps : le groupe A au Royal Québec (remporté par le club hôte avec 35 points devant Dorchester, Le Montmorency et Lévis), le groupe B à Donnacona, écourté à 12 trous par les orages. L’association tient aussi un championnat par équipes masculin en duos, disputé en 2026 au Club de golf Lotbinière par 148 joueurs répartis en classes AAA, AA, A et BB.

Cantons-de-l’Est. L’Association régionale des Cantons de l’Est publie ses groupes, ses horaires et son règlement de partie par trous pour les sections Dames, Hommes A, Hommes B et Hommes seniors, avec des clubs comme Milby, Hériot, Le Drummond, Owl’s Head ou Knowlton.

Sans club d’attache. Le PGA Scramble présenté par BMW, circuit de la PGA du Canada, se joue en équipes de quatre (19 ans et plus). En 2026, les qualifications québécoises passaient entre autres par Pinegrove à Saint-Jean-sur-Richelieu, Baie-Comeau, Beloeil et Islesmere à Laval, avec une finale régionale au Club de golf Montcalm le 30 août. Certaines qualifications sont réservées aux membres, d’autres sont ouvertes. Autre option : les ligues de soirée inscrites à la Ligue nationale de golf BDO, où l’on joue avec les mêmes personnes chaque semaine.

Entre amis. Aucune organisation requise pour un match à quatre joueurs un soir de semaine : deux paires, une balle chacune, un neuf trous en fin de journée. C’est la façon la plus simple de découvrir la formule avant de s’engager auprès d’un capitaine.

Pour les épreuves individuelles de votre association régionale et les inscriptions aux interclubs, l’adhésion à Golf Canada par l’entremise de votre club ou de Golf Québec est un préalable.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les associations, clubs ou circuits cités.

À faire avant la saison prochaine

  • Demander au capitaine de votre club quelles sections recrutent et à quelle date part la liste des joueurs.
  • Vérifier que vous aurez au moins dix parties enregistrées au Centre de scores avant la date de l’interclubs.
  • Jouer deux parties à une balle pour deux avec un ami, uniquement pour la leçon de stratégie.
  • Garder quelques parties individuelles si vous tenez à votre facteur de handicap.
  • Régler, avant le premier trou, l’ordre des départs et la façon de lire les verts.

Les coéquipiers rencontrés un dimanche d’interclubs deviennent souvent les partenaires des dix saisons suivantes. C’est peut-être la meilleure raison de dire oui au capitaine.

Où ça se joue vraiment

Trois parcours de notre annuaire qui tiennent hors saison.

  • Centre de golf Le Versant : Soixante-trois trous à vingt-cinq minutes de Montréal, ouverts en 1988 sur des terres achetées à Terrebonne : le plus grand centre de golf au Canada, avec un Graham Cooke.
  • Club de golf Le Saint-Rémi : Vingt-cinq souscripteurs à cent dollars et un abbé pour les convaincre : neuf trous en 1970 à Lac-aux-Sables, neuf autres en 2000, et une normale 72 en pleine forêt mauricienne.
  • Golf Le Grand Vallon : Howard Watson au pied du mont Sainte-Anne depuis 1976 : quarante fosses de sable blanc, quatre lacs, une pente de 134 et une marche exigeante.

Nous n’avons pas joué ces parcours ; chaque fiche dit sur quoi elle s’appuie.

Un article par jour ne suffit pas ?

La lettre mensuelle rassemble ce qu’il fallait lire, sans le bruit.

À lire aussi

Parcours de notre annuaire

Le Parcours du Cerf

Un Graham Cooke ouvert à Longueuil en 1992, allées et verts en agrostide : trente-neuf trous dont le premier parcours de douze trous du…

Mystic Pines Golf

Un neuf trous de Graham Cooke ouvert en 2013 à Kahnawake, à quinze minutes de Montréal : normale 36 pour 3 448 verges entre…

Golf de l’auberge Pine Lodge

Le parcours de l'auberge familiale de Bristol, construit en 1930 : neuf trous exécutifs de 2 359 verges taillés dans une pinède, avec de…