Prolonger la saison : jouer au printemps et à l’automne
Avril et octobre sont bon marché, tranquilles et souvent en meilleur état qu'août. Quels terrains ouvrent en premier, ce que dit la saison active du 15 avril au 31 octobre, et comment jouer au frais.
En bref
- Le drainage décide de tout : le terrain sablonneux est votre terrain d'avril.
- Saison active du 15 avril au 31 octobre : hors de ces dates, la carte ne compte pas.
- Les cartes rendues en Floride l'hiver restent enregistrables.
- Neuf trous le matin en octobre : la lumière décide plus que le froid.
La saison québécoise est courte, et la plupart des golfeurs la raccourcissent encore. Le golf d’avril et d’octobre est bon marché, tranquille et souvent en meilleur état que celui d’août. L’obstacle n’est pas la météo : c’est de savoir quels terrains ouvrent les premiers et comment jouer au frais.
Quels terrains ouvrent en premier
Le drainage décide de tout. Les sols sablonneux et les terrains en hauteur s’assèchent vite et ouvrent des semaines avant les terrains d’argile lourde. Si un terrain sablonneux existe près de chez vous, c’est votre terrain d’avril, quel que soit son classement.
Les régions du sud-ouest ouvrent les premières ; les parcours de montagne ferment la marche, et dans les Rocheuses l’ouverture se situe généralement à la deuxième semaine de mai.
Les verts temporaires ne sont pas une insulte
En début et en fin de saison, beaucoup de clubs utilisent des verts temporaires ou des tapis pour protéger les surfaces. C’est une décision d’entretien qui vous met sur le terrain un mois plus tôt, pour une fraction du tarif de juillet.
Jouez-les pour ce qu’ils sont : l’occasion de travailler la frappe et la gestion de parcours, pas de rentrer une carte.
Les ajustements de pointage
L’air froid coûte de la distance, et la perte augmente avec le bâton : le bois 1 en perd plus que le fer 9. Prenez un ou deux bâtons de plus sur les approches et gardez votre tempo.
Le sol est ferme au printemps gelé et mou à l’automne pluvieux, ce qui change tout à l’atterrissage. Au printemps, faites atterrir court et laissez rouler. À l’automne, prévoyez que la balle s’arrête net.
L’habillement d’intersaison
Trois couches minces avec une coquille coupe-vent, des mitaines entre les coups, un gant sec en poche intérieure, des chaussures imperméables et une tuque qui couvre les oreilles. Les balles à compression basse se comprimeront correctement à vitesse réduite.
Gardez deux balles au chaud dans une poche et alternez à chaque trou : une balle chaude vole nettement plus loin.
Où se trouve la valeur
Comparez les tarifs de mai, juillet et octobre du même terrain. Sur la plupart des parcours québécois, l’intersaison coûte le tiers ou la moitié de moins, le départ est disponible, et la partie dure moins longtemps parce que le terrain n’est pas plein.
Le jour raccourcit vite à l’automne : jouez le matin en octobre et l’après-midi en avril, quand le sol a dégelé.
Faire compter l’hiver
L’autre façon d’allonger la saison est intérieure. Une heure par semaine au simulateur ou au dôme maintient l’élan, et un bloc de leçons en janvier a le temps de devenir automatique avant que cela compte.
La saison active, la date que personne ne connaît
Au Québec, la saison active d’enregistrement des scores va du 15 avril au 31 octobre. En dehors de ces dates, une carte jouée au Québec n’entre pas dans le calcul de votre facteur de handicap, parce que les conditions du terrain ne correspondent plus à celles dans lesquelles l’évaluation et le slope ont été établis.
Cela a deux conséquences pratiques. La première : une ronde du 5 avril ou du 8 novembre se joue pour le plaisir, ce qui est une libération plutôt qu’une limite. La seconde : une carte rendue en Floride ou en Arizona au mois de février reste enregistrable, puisque la saison y est active, et beaucoup de joueurs l’ignorent et laissent dormir cinq bonnes cartes par hiver.
Vérifiez donc les dates avant de compter sur une ronde, et servez-vous de l’intersaison pour ce qu’elle offre : essayer une série de tertres plus courte, jouer neuf trous après le travail, ou emmener quelqu’un qui débute sans qu’aucune carte n’en dépende.
Savoir quand un terrain ouvre vraiment
Les dates annoncées en février sont des intentions ; ce qui décide est la fonte et la pluie des deux semaines précédentes. La source la plus fiable n’est ni le site du club ni le calendrier, c’est la page que l’équipe de terrain met à jour au jour le jour, et un appel à la boutique tranche en une minute.
Trois questions valent la peine d’être posées avant de faire la route : le terrain est-il ouvert en entier ou sur neuf trous, joue-t-on sur les verts d’été ou sur des verts temporaires, et les voiturettes sont-elles autorisées ou restreintes aux sentiers. Les trois changent complètement la ronde, et aucune ne figure sur le formulaire de réservation.
Les règles locales du printemps
Deux d’entre elles reviennent partout. Les préférences de terrain, souvent appelées balle placée, autorisent à relever, nettoyer et replacer la balle dans l’allée à une longueur de carte, et servent à protéger un gazon qui n’a pas fini de repartir. Les restrictions de voiturette, elles, ne sont pas une formalité : le passage sur un sol gorgé d’eau tasse le sol pour des mois et se paie en carottage l’été suivant.
Lisez le tableau au premier départ plutôt que de supposer que c’est comme l’an dernier. Les limites du terrain, le statut d’un fossé et les zones en réparation changent d’une saison à l’autre, et personne n’annonce ces modifications.
Le corps en avril
Cinq mois d’arrêt suivis d’une première ronde à huit degrés est la combinaison la plus efficace pour se blesser au dos. L’échauffement d’avril demande le double de celui de juillet : dix minutes de mouvement avant de toucher un bâton, puis des cocheurs pieds joints, puis seulement des bâtons longs.
Et acceptez que la première ronde soit mauvaise. Le contact est incertain, les distances ne sont pas les vôtres et les verts sont lents. Une carte d’avril ne dit rien sur votre saison, elle dit seulement que vous avez repris.
Octobre, la fenêtre à défendre
Les verts ont récupéré, l’air est sec, la lumière est basse et les grilles de départ sont vides. Le seul ennemi est la durée du jour : après le passage à l’heure normale, un départ de fin d’après-midi ne termine plus dix-huit trous, et c’est la raison pour laquelle octobre se joue le matin.
C’est aussi le moment où les tarifs tombent, où les forfaits de villégiature se négocient et où les rondes de fin de saison se jouent en deux heures et demie. Beaucoup de joueurs rangent leurs bâtons à la fête du Travail et manquent les six meilleures semaines de leur année.
Neuf trous, l’arme de l’intersaison
En avril comme en octobre, le jour est court et le froid arrive avec le soir. Neuf trous résolvent les deux : deux heures de golf, dans la meilleure partie de la journée, sans jamais jouer les trois derniers trous à la noirceur et à cinq degrés.
C’est aussi la formule qui convient le mieux à un corps qui n’a pas joué depuis cinq mois. La première ronde complète de la saison est celle où l’on se blesse, presque toujours sur les derniers trous, quand la fatigue a raccourci l’élan et que l’on force pour compenser.
Enfin, les cartes de neuf trous comptent pour le facteur de handicap pendant la saison active. Vous ne perdez rien à jouer court, et vous gagnez deux ou trois sorties de plus dans une saison qui n’en offre déjà pas beaucoup.
Aide-mémoire
- Repérez le terrain le mieux drainé à une heure de chez vous : c’est votre terrain d’avril et de novembre.
- Comparez les tarifs d’intersaison et de pointe sur vos deux terrains habituels.
- Préparez l’habillement froid avant d’en avoir besoin ; la première partie fraîche n’est pas le moment de constater que les mitaines manquent.
Les dates d’ouverture et de fermeture bougent chaque année. Téléphonez au club plutôt que de vous fier à celles de l’an dernier.
Où ça se joue vraiment
Trois parcours de notre annuaire qui tiennent hors saison.
- Club de golf Revermont : Neuf trous en 1968, dix-huit dix-huit ans plus tard sur un dessin de Marcel Notz : une normale 72 plate le long de la rivière Matapédia, et trente-sept fosses de sable.
- Club de golf de Valcourt : Neuf trous depuis 1970 au cœur du Val-Saint-François, face au mont Orford : 3 033 verges, des jalons différents au retour, et un relief qui trompe l’œil sur les distances.
- Centre de golf Le Versant : Soixante-trois trous à vingt-cinq minutes de Montréal, ouverts en 1988 sur des terres achetées à Terrebonne : le plus grand centre de golf au Canada, avec un Graham Cooke.
Nous n’avons pas joué ces parcours ; chaque fiche dit sur quoi elle s’appuie.



