Aller au contenu
Tournois

Championnat du club : les catégories vous incluent

La plupart des membres s'abstiennent en pensant que c'est réservé à la série 1. Regardez la structure des séries : elle vous inclut, et c'est la semaine de golf la plus utile de l'année.

La rédaction Panxis Golf, desk Suisse romande (Loïc Chappuis) · · 7 min
Balle et club au moment de l'impact
Photo Mikhail Nilov / Pexels

En bref

  • Les séries font jouer chacun contre des index voisins.
  • Sous pression, les swings complets survivent, les putts d'un mètre non.
  • Notez le club de départ des dix-huit trous pendant un tour d'entraînement.
  • En match play, un 9 coûte un trou : attaquez quand vous êtes en retard.
  • Appelez le comité pour une règle plutôt que de trancher entre vous.

Le championnat du club est le seul trophée de votre club qui se décide uniquement sur le golf, et la plupart des membres n’y participent jamais. C’est dommage, parce que c’est aussi la semaine de golf la plus utile de l’année : elle vous dit, comme aucune séance d’entraînement ne peut le faire, quelles parties de votre jeu survivent quand un score compte.

Comment cela fonctionne

La plupart des clubs suisses jouent le championnat en stroke play brut sur deux ou trois tours, avec un classement net en parallèle et le plus souvent des séries par tranche d’index.

Les séries signifient qu’un index 20 joue contre d’autres index 20 plutôt que contre le meilleur joueur du club. Si vous vous êtes abstenu en pensant que c’était réservé aux joueurs de série 1, regardez la structure des séries avant de décider : elle vous inclut très probablement, et la troisième et la quatrième série sont souvent les plus fournies et les plus disputées.

Les détails varient et comptent. Demandez depuis quels repères se joue chaque série, si le tour de qualification entre dans le total final, et si le classement net se joue en stroke play ou en match play. Les trois changent la manière de préparer.

Pourquoi les séries changent tout

Un championnat par séries est la compétition la plus équitable du golf de club. Tout le monde joue contre des index voisins, les scores finissent serrés, et le golf devient réellement tendu comme un stableford hebdomadaire ne l’est jamais, parce qu’il y a exactement un vainqueur et que tout le monde voit le tableau.

Gagner la troisième série est une vraie performance, et chaque club a un tableau d’honneur qui le prouve. C’est aussi, pour la plupart des membres, la seule compétition de leur vie dont le résultat sera retenu par d’autres.

Ce qui change quand cela compte

Vous découvrirez quelles parties de votre jeu tiennent sous pression, et ce n’est presque jamais celle que vous travaillez le plus.

Presque tout le monde constate les deux mêmes choses. Les swings complets survivent, parce qu’ils sont rodés et que la cible est large. Les putts d’un mètre, non : sous pression, un putt d’un mètre est une tâche motrice différente, le geste raccourcit, les mains prennent le relais et la balle manque par en dessous.

La seconde découverte est la paralysie décisionnelle. Debout sur une approche de 140 mètres avec un score en jeu, un joueur qui choisit d’ordinaire son club en trois secondes se retrouve entre deux clubs, et le swing à moitié engagé qui suit est le coup qui coûte. Le savoir à l’avance est déjà l’essentiel du remède : prenez le club le plus long, faites un swing souple, et acceptez le fond du green.

Cette information vaut une saison de practice, et on ne l’obtient qu’en s’inscrivant.

Se préparer, en quinze jours

Jouez le parcours depuis les repères du championnat au moins deux fois et notez le club que vous prendriez à chaque départ. Faites-le sur papier, dans l’ordre des trous, et gardez la feuille pendant la compétition. La valeur n’est pas dans l’information, que vous avez déjà, mais dans le fait que la décision a été prise à froid.

Travaillez les putts d’un mètre plus que tout le reste, et travaillez-les avec une conséquence : dix d’affilée avant de partir, et on recommence à zéro à chaque manqué. C’est ce léger inconfort qui rend l’entraînement transférable.

Décidez de votre stratégie sur les deux trous qui vous coûtent habituellement des coups. Tout le monde en a deux, en général un long par 4 face au vent dominant et un trou avec de l’eau au départ. Écrivez le plan, club compris, et n’y revenez pas sur le départ.

Enfin, jouez un tour d’entraînement à l’heure à laquelle vous jouerez. Un green à huit heures et le même à quatorze heures ne sont pas la même surface, et le championnat n’est pas le moment de le découvrir.

Si votre club joue en match play

Beaucoup de clubs disputent aussi une coupe en match play. La formule pardonne le désastre et récompense l’élan : un 9 au quatrième coûte un trou, pas davantage, ce qui rend le jeu agressif correct dans des situations où il serait imprudent en stroke play.

Jouez l’adversaire et non la carte. Si votre adversaire est en difficulté, mettez la balle au milieu du fairway et au milieu du green et obligez-le à vous battre. Si vous êtes un trou en retard à trois de la fin, tentez le coup, parce qu’un demi ne vous sert plus à rien.

Concédez les petits putts tôt et cessez de les concéder ensuite. Ce n’est pas de la déloyauté : un joueur qui n’a rien rentré à moins d’un mètre de la journée se pose une vraie question sur le green du dix-septième.

Vérifiez le calcul des coups rendus avant de commencer. La plupart des coupes de club se jouent sur un pourcentage de la différence de handicap de jeu, appliqué sur les trous selon leur index, et un nombre surprenant de matchs se décide parce qu’un joueur ignorait où tombaient ses coups.

L’étiquette d’une vraie compétition

Lisez les règles locales et la politique de rythme de jeu avant de partir, et lisez le tableau d’affichage plutôt que de supposer qu’elles sont identiques à l’an dernier. Limites du terrain, balle préférée au printemps, restrictions de voiturette : tout cela change.

Marquez correctement la carte : votre marqueur tient votre score, vous le vérifiez trou par trou, et vous signez tous les deux. Rentrez tout en stroke play, aussi court soit le putt. En cas de doute sur une règle, jouez deux balles en annonçant celle que vous voulez compter, et laissez le comité trancher après.

Appelez le comité plutôt que de trancher entre vous. Personne ne reproche une décision qui prend cinq minutes ; tout le monde reproche un score faux découvert le lundi.

Où aller ensuite, en Suisse

Si le championnat du club se passe bien et que vous en voulez davantage, l’échelle au-dessus est bien organisée et moins chère qu’on ne l’imagine.

Les associations régionales organisent des championnats par catégories d’index, des épreuves mid-amateurs, seniors et dames, et des séries régionales ouvertes à tous les joueurs enregistrés dans les limites d’index prévues. Le calendrier est publié l’hiver sur le site de la ligue, et les droits d’engagement sont modestes.

La Swiss Golf organise les championnats de Suisse amateurs, les championnats mid-amateurs pour les joueurs qui ne sont plus dans les catégories jeunes, et les grands prix qui rythment la saison. Un grand prix régional est la première marche naturelle après un championnat de club, et l’inscription se fait en ligne.

Les comités départementaux organisent enfin des championnats individuels et par équipes qui sont l’équivalent local, souvent les moins fréquentés et les plus accessibles.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les clubs, ligues ou fédérations cités.

S’inscrire, cette année

  • Demandez au secrétariat la structure des séries et la date de clôture, aujourd’hui plutôt qu’en août.
  • Jouez deux tours d’entraînement depuis les repères du championnat, à l’heure où vous jouerez, en notant les clubs de départ.
  • Consacrez la quinzaine précédente aux putts d’un mètre, avec une conséquence attachée.
  • Écrivez un plan pour vos deux trous à problème et n’y revenez pas sur le départ.
  • Lisez les règles locales et la politique de rythme sur le tableau avant le premier tour.

La plupart des membres qui finissent par s’inscrire disent la même chose ensuite : ils ont joué moins bien que d’habitude et se sont plus amusés que dans n’importe quelle partie de l’année.

Un article par jour ne suffit pas ?

La lettre mensuelle rassemble ce qu’il fallait lire, sans le bruit.

À lire aussi