Aller au contenu
Terrains

Le golf abordable : les terrains publics et municipaux du Québec

Le golf québécois est cher au sommet et abordable au milieu. Terrains municipaux, tarifs de fin de journée, neuf trous, formules intermédiaires et le calcul honnête entre abonnement et droit de jeu.

La rédaction Panxis Golf, desk Québec (Étienne Tremblay) · · 9 min
Golfeur seul sur un parcours public
Photo chickenbunny / Pexels

En bref

  • Les grilles municipales sont sur le site de la ville, pas sur un site de golf.
  • Fin de journée, intersaison et semaine : trois leviers qui divisent la note.
  • Sous une trentaine de rondes par saison, le droit de jeu bat l'abonnement.
  • Les carnets prépayés et les catégories d'âge existent, mais il faut les demander.

Le golf québécois est cher au sommet et remarquablement abordable au milieu, et l’essentiel de ce golf abordable est municipal ou public. Chaque grande ville de la province exploite des terrains qui coûtent une fraction des tarifs de villégiature, se réservent en ligne et accueillent les débutants. Voici comment les trouver.

Les terrains municipaux, la base

Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Gatineau et Saguenay ont toutes des terrains publics ou municipaux. Leur grille tarifaire se trouve en général sur le site de la ville plutôt que sur un site de golf, ce qui explique que les visiteurs ne les trouvent jamais.

Le schéma est constant : les résidents paient moins que les non-résidents, les aînés et les juniors paient moins encore, et le tarif de fin de journée réduit encore la note.

Les trois leviers qui font baisser le prix

  • La fin de journée, souvent à moitié prix par rapport au tarif de jour. En juin et juillet, la lumière permet largement dix-huit trous.
  • L’intersaison, mai et octobre, à un tiers ou une moitié de moins sur le même terrain.
  • La semaine, moins chère et plus tranquille partout, et souvent le seul accès réaliste aux terrains occupés.

Neuf trous, ce n’est pas un compromis

Un parcours municipal de neuf trous à normale 35 pose les mêmes questions au petit jeu qu’un dix-huit trous de championnat, pour le quart du prix.

Une partie de neuf trous après le travail coûte moins cher, prend deux heures, et fait plus pour votre jeu que dix-huit trous bâclés. Les pointages de neuf trous comptent pour le facteur de handicap : rien n’est perdu.

Le Québec compte de nombreux parcours de neuf trous, souvent anciens et attachants, et c’est l’endroit le plus simple pour amener quelqu’un qui n’a jamais joué.

Chercher au bon endroit

La bonne recherche n’est pas « meilleurs terrains au Québec », mais le site de votre municipalité, plus le répertoire des clubs de Golf Québec. Ces deux sources listent tous les terrains publics près de chez vous, y compris ceux qu’aucun classement ne mentionne.

En région, les terrains de petites villes offrent souvent le meilleur rapport qualité-prix de la province : dix-huit trous complets à une fraction des tarifs urbains, et des départs disponibles le jour même.

À vérifier avant de réserver

La voiturette est-elle obligatoire, ce qui change le total. Une carte de résident vaut-elle la peine si vous jouez plus de quelques fois. Le terrain exige-t-il un facteur de handicap pour les visiteurs, ce que les municipaux ne font presque jamais.

Le calcul qui décide entre l’abonnement et le droit de jeu

La question revient chaque printemps et elle a une réponse arithmétique. Divisez le coût annuel complet d’un abonnement, cotisation, droit d’entrée étalé, voiturette et frais divers compris, par le nombre de rondes que vous avez réellement jouées l’an dernier. Pas celui que vous espérez : celui de l’an dernier.

Le chiffre obtenu se compare à un droit de jeu moyen de semaine. Sous une trentaine de rondes par saison, ce qui est la réalité de la grande majorité des golfeurs québécois compte tenu de la longueur de la saison, le paiement à l’unité gagne presque toujours. Au-delà, l’abonnement devient intéressant, surtout s’il comprend le champ de pratique.

Deux éléments faussent souvent la comparaison. Le premier est le champ de pratique inclus, qui vaut plusieurs centaines de dollars pour quelqu’un qui s’entraîne chaque semaine. Le second est ce que l’abonnement fait à votre comportement : un membre joue davantage, ce qui est le vrai bénéfice, mais aussi le vrai coût.

Les formules intermédiaires que personne ne demande

Entre l’abonnement complet et le droit de jeu à l’unité, la plupart des clubs québécois proposent des formules dont ils ne font aucune publicité. Les carnets de rondes prépayées, valables sur la saison, reviennent souvent à vingt ou trente pour cent de moins que le tarif affiché. Les abonnements de semaine, du lundi au vendredi, coûtent une fraction de l’abonnement complet et conviennent exactement à quelqu’un qui joue après le travail.

Il existe aussi des catégories d’âge, juniors, étudiants et jeunes adultes, que beaucoup de clubs maintiennent jusqu’au milieu de la trentaine et n’annoncent nulle part. La question à poser au secrétariat est celle-ci : quelles catégories existent, et laquelle correspond à ma situation. Personne ne la pose, et la réponse fait souvent la différence entre jouer quinze fois et jouer trente fois.

Ce qu’il faut refuser de payer

La voiturette d’abord, quand elle n’est pas obligatoire. Marcher dix-huit trous est le meilleur exercice de la semaine, coûte zéro, et sur un terrain municipal personne ne vous demandera de vous presser. Sur la saison, c’est l’équivalent de plusieurs rondes gratuites.

Les balles neuves haut de gamme ensuite, tant que vous en perdez plus de deux par ronde. Une balle repêchée de bonne qualité coûte une fraction du prix et joue de façon indiscernable pour la très grande majorité des joueurs.

Et le matériel neuf, tant que l’usagé fait le travail. Le marché québécois du bâton usagé est vaste, actif à l’automne, et un jeu de la génération précédente ajusté à votre taille vaut mieux qu’un jeu neuf qui ne l’est pas.

Le golf pas cher n’est pas le golf au rabais

Un terrain municipal de neuf trous bien entretenu, joué un mardi soir en marchant, avec deux amis et une balle repêchée, est exactement le même jeu que celui du samedi matin à trois fois le prix. Les verts y roulent un peu moins vite, l’allée est un peu moins tondue, et rien de tout cela ne change la moindre décision de votre ronde.

Ce qui coûte cher au golf, ce sont les habitudes qui n’ont rien à voir avec le jeu : la voiturette systématique, le samedi matin en haute saison, la douzaine neuve toutes les trois semaines et l’abonnement pris pour douze rondes. Enlevez-les, et le golf redevient un sport de fin d’après-midi accessible à peu près à tout le monde.

Trouver une partie, pas seulement un tarif

Le coût d’une saison ne se mesure pas seulement en dollars. Un golfeur qui n’a personne avec qui jouer joue trois fois par été, quel que soit le prix du droit de jeu, et c’est la vraie raison pour laquelle beaucoup de débutants abandonnent après une saison.

Deux solutions coûtent zéro. La première est de se présenter seul et de demander à être jumelé : c’est la norme sur les terrains municipaux québécois, personne ne s’en formalise, et c’est le moyen le plus rapide de rencontrer des joueurs du secteur. La seconde est la ligue de semaine, que presque tous les terrains publics organisent en soirée, souvent pour un montant modeste couvrant la saison entière.

Une ligue règle en même temps le calendrier, la compagnie et la motivation, et elle se joue en neuf trous après le travail. Pour un golfeur qui veut jouer davantage sans dépenser davantage, c’est la meilleure ligne du budget.

Région par région, où se trouve le prix

La géographie du prix au Québec suit une règle simple : plus on s’éloigne de la couronne de Montréal, moins le golf coûte cher, et l’écart est plus grand que celui de l’essence dépensée pour y aller. Une demi-heure de route de plus vaut souvent la moitié du droit de jeu, et elle vient avec un départ disponible le jour même.

Dans la grande région de Montréal, l’offre municipale et publique est la plus dense de la province, et c’est aussi la plus achalandée : le levier n’y est pas la distance mais l’heure, avec des tarifs de fin de journée qui divisent la note par deux à partir de la fin de l’après-midi. Autour de Québec, de Sherbrooke, de Trois-Rivières, de Gatineau et de Saguenay, le même schéma se répète avec un tarif de départ plus bas et une grille de résident qui récompense ceux qui habitent la ville.

En région, dans le Centre-du-Québec, la Mauricie, le Bas-Saint-Laurent, la Beauce ou l’Abitibi, on trouve des dix-huit trous complets et bien entretenus à des tarifs que la couronne de Montréal ne pratique plus depuis vingt ans. Ce sont des clubs qui vivent de leurs membres et qui accueillent les visiteurs volontiers, sans réservation compliquée ni exigence particulière.

Les régions de villégiature, enfin, sont l’exception : Mont-Tremblant, Bromont et Charlevoix pratiquent des tarifs de destination en juillet et en août. Elles redeviennent abordables en mai, en juin et à partir de la mi-septembre, sur exactement le même gazon, et c’est là que le calendrier vaut plus que la carte de crédit.

Le vrai coût d’une saison, poste par poste

Faites l’exercice une fois : additionnez ce que vous avez dépensé l’an dernier en droits de jeu, en voiturettes, en seaux de balles, en balles neuves et en matériel, puis divisez par le nombre de rondes jouées. Le chiffre surprend presque tout le monde, et il ne surprend jamais à cause des droits de jeu.

Ce sont les à-côtés qui font la facture : la voiturette prise par habitude, la douzaine achetée à la boutique parce qu’on a oublié les siennes, le repas du dix-neuvième trou, et le bâton acheté en mars. Aucun de ces postes n’est nécessaire au golf, et tous se retirent sans jouer une ronde de moins.

Où chercher

  • Le site de votre ville ou de votre MRC, avec sa grille tarifaire.
  • Le répertoire des clubs de Golf Québec pour les terrains hors des villes.
  • L’adhésion à Golf Québec, à 64,95 $, pour que les parties de neuf trous et d’intersaison comptent toutes.

Les tarifs changent selon la saison, le jour, l’heure et le lieu de résidence. Confirmez le montant à la source au moment de réserver.

Où ça se joue vraiment

Trois parcours de notre annuaire qui tiennent hors saison.

  • Club de golf Le Saint-Rémi : Vingt-cinq souscripteurs à cent dollars et un abbé pour les convaincre : neuf trous en 1970 à Lac-aux-Sables, neuf autres en 2000, et une normale 72 en pleine forêt mauricienne.
  • Golf Le Grand Vallon : Howard Watson au pied du mont Sainte-Anne depuis 1976 : quarante fosses de sable blanc, quatre lacs, une pente de 134 et une marche exigeante.
  • Club de golf Revermont : Neuf trous en 1968, dix-huit dix-huit ans plus tard sur un dessin de Marcel Notz : une normale 72 plate le long de la rivière Matapédia, et trente-sept fosses de sable.

Nous n’avons pas joué ces parcours ; chaque fiche dit sur quoi elle s’appuie.

Un article par jour ne suffit pas ?

La lettre mensuelle rassemble ce qu’il fallait lire, sans le bruit.

À lire aussi