Coups cochés : les trois approches qui suffisent
Une balle roulée, un coup coché standard, une balle haute. Sur des verts de printemps, le choix se lit dans le terrain.
Avec une saison qui va de mai à octobre, personne n’a le temps de maîtriser dix façons de cocher la balle. Trois coups suffisent : la balle roulée, le coup coché standard et la balle haute qui s’arrête vite. Le choix se lit dans le terrain, pas dans l’ouverture du cocheur.
Deux questions avant de choisir un bâton
Combien de vert reste-t-il entre la balle et le drapeau, et sur quoi la balle repose-t-elle ? Beaucoup de vert et une bonne position : faites rouler. Peu de vert, ou une fosse de sable sur la ligne : il faut porter la balle. Le bâton découle de ces deux réponses.
Au printemps, sur des verts qui viennent de sortir de l’hiver, la balle mord moins qu’on le croit et la surface est plus lente qu’elle en a l’air. Les deux poussent vers le coup roulé bas.
La balle roulée, le coup par défaut
Un fer 8 ou un fer 9, la balle un peu en arrière du centre, le poids sur le pied avant, un mouvement de la longueur d’un coup roulé avec les mains légèrement devant. La balle sort basse, se pose une verge ou deux sur le vert et roule vers la coupe. La tête du bâton n’a jamais à passer sous la balle, et c’est pourquoi ce coup pardonne le plus.
Le coup coché standard, une vingtaine de verges
Cocheur d’allée ou 52 degrés, balle au centre, bras et corps qui tournent ensemble. La balle porte la moitié de la distance et roule le reste. L’erreur classique est de ralentir : choisissez un point de chute, faites un mouvement assez long pour l’atteindre et laissez l’ouverture du bâton travailler.
La balle haute, quand il n’y a plus de place
Drapeau collé au bord, fosse de sable à franchir, vert qui fuit : ouvrez la face d’un cocheur de 56 ou 60 degrés, élargissez un peu la position et balayez le long de la ligne du corps en gardant la face ouverte. C’est le coup le moins tolérant du sac et celui qu’on tente le plus souvent sans l’avoir travaillé.
L’habitude du point de chute
L’amateur vise le drapeau. Le bon joueur vise un point de la taille d’une assiette sur le vert, le regarde pendant l’élan d’essai, puis le frappe. Le dosage progresse sans aucun changement technique, parce que le cerveau reçoit enfin une cible qu’il sait évaluer.
Où travailler pendant l’hiver
De novembre à avril, les dômes et les simulateurs du Québec permettent de garder le contact avec la balle, mais presque aucun ne permet de cocher vers un vrai vert. Un tapis à la maison suffit pour la balle roulée : le mouvement est court, le bâton est un fer 8, et vingt répétitions par semaine évitent de repartir de zéro en mai.
À travailler cette semaine
- Trois balles du même endroit avec trois bâtons différents, sur le vert d’exercice.
- Vingt balles roulées au fer 8 avant de sortir le cocheur le plus ouvert.
- Annoncez votre point de chute à voix haute pendant toute une ronde.
Deux de ces trois coups ne demandent aucune technique nouvelle, seulement la décision de prendre moins d’ouverture que l’instinct ne le suggère.



