Approches : les trois coups qui couvrent tout
Une balle roulée basse, une approche standard, une balle haute qui s'arrête. Le choix se lit dans le terrain, pas dans le loft du wedge.
La plupart des joueurs connaissent dix façons de faire une approche et n’en maîtrisent aucune. Il en faut trois : la balle roulée basse, l’approche standard et la balle haute qui s’arrête vite. Le choix se fait en lisant le terrain, pas en attrapant systématiquement le wedge le plus ouvert.
Choisir le coup d’après la lie et la place disponible
Avant de choisir un club, répondez à deux questions. Combien de green y a-t-il entre vous et le drapeau, et sur quoi la balle est-elle posée ? Beaucoup de green et une lie propre : la balle doit passer l’essentiel du trajet à rouler. Presque pas de green, ou un bunker sur la ligne : elle doit voler.
Tout le reste, y compris le club que vous avez en main, découle de ces deux réponses.
La balle roulée, pour deux approches sur trois
C’est le coup par défaut. Prenez un fer 8 ou un fer 9, balle légèrement en arrière du centre, 60 % du poids sur le pied avant, et faites un mouvement de la longueur d’un putt, mains légèrement en avance. La balle sort bas, se pose un mètre ou deux sur le green et roule jusqu’au drapeau.
C’est le coup qui pardonne le plus, parce que le club n’a jamais à passer sous la balle. Les joueurs de haut niveau l’utilisent bien plus souvent que la télévision ne le montre, pour une raison simple : le roulement se juge mieux que le vol.
L’approche standard, pour une vingtaine de mètres
Même position, plus de loft. Pitching wedge ou 52 degrés, balle au centre, un mouvement plus long où les bras et le corps tournent ensemble. La balle porte la moitié de la distance et roule le reste. C’est le coup pour un green manqué de peu.
L’erreur, ici, c’est de décélérer. Choisissez un point de chute, faites un mouvement assez long pour l’atteindre et laissez le loft travailler au lieu de vouloir soulever la balle.
La balle haute, quand il n’y a rien devant
Drapeau proche du bord, bunker à franchir, green en pente descendante : il faut de la hauteur. Ouvrez la face d’un 56 ou d’un 60 degrés, élargissez un peu le stance, et balayez le long de la ligne du corps en gardant la face ouverte à l’impact. La balle monte, se pose doucement et ne roule presque pas.
Travaillez ce coup avant de l’utiliser. C’est le moins tolérant du sac et celui que l’on tente le plus souvent sans l’avoir répété.
L’habitude du point de chute
L’amateur vise le drapeau. Le bon joueur vise un point précis sur le green et laisse la balle faire le reste. Choisissez une zone de la taille d’une assiette pour le premier rebond, regardez-la pendant le swing d’essai, puis frappez-la. Le dosage progresse sans le moindre changement technique, parce que vous avez donné au cerveau une cible qu’il sait évaluer.
À travailler cette semaine
- Trois balles sur le green d’entraînement, du même endroit, avec trois clubs différents. Observez comment le roulement change.
- Vingt balles roulées au fer 8 avant de toucher au lob wedge.
- Annoncez votre point de chute à voix haute avant chaque approche, pendant un parcours entier.
Deux des trois coups ci-dessus ne demandent aucune technique nouvelle, seulement la décision d’utiliser moins de loft que l’instinct ne le suggère. Prenez cette décision pendant un mois et votre taux de up and down bougera avant votre swing.



