Trouver plus de fairways sans changer de swing
Visez le côté où le danger n'est pas, jouez la balle que vous produisez vraiment, et cessez de sortir le driver par habitude. Le gain arrive avant que le club ne bouge.
En bref
- Visez un bord et laissez la largeur du fairway rattraper votre manqué.
- Notez la direction de chaque départ pendant un tour : le motif surprend.
- Regardez où est le danger, pas jusqu'où vous savez taper.
- Huit dixièmes d'effort coûtent dix mètres et rapportent trois fairways.
- Alignez la face sur un repère à un mètre, puis le corps sur la face.
Toucher plus de fairways n’est presque jamais une affaire de swing. C’est une affaire de visée, de choix de club et d’acceptation de la balle que vous produisez vraiment, plutôt que de celle que vous aimeriez produire.
Toutes les améliorations qui suivent sont disponibles au prochain départ, sans leçon, sans matériel neuf et sans une seule balle d’entraînement. C’est rare au golf, et c’est pourquoi le pourcentage de fairways touchés est la statistique qui bouge le plus vite chez un amateur qui décide de s’en occuper.
Visez le côté où le danger n’est pas
La plupart des joueurs visent le milieu du fairway et ratent des deux côtés, ce qui revient à n’utiliser que la moitié de la largeur disponible.
Les bons joueurs visent un bord et ratent dans le fairway. Si votre mauvaise balle part à droite, visez le bord gauche et laissez toute la largeur rattraper le slice. Vous n’avez rien corrigé à votre swing, et vous trouverez à peu près deux fois plus de fairways.
L’arithmétique mérite d’être posée. Un fairway fait typiquement trente à quarante mètres de large. Un joueur dont le motif fait quarante mètres et qui le centre au milieu le trouve peut-être une fois sur deux. Le même motif, décalé pour que son bord droit se pose sur la ligne du rough droit, garde presque tout en jeu.
La condition est de croire assez à son propre motif pour viser volontairement le rough, ce qui met la plupart des joueurs mal à l’aise pendant environ trois trous.
Sachez quelle est votre balle
Notez où finit chaque coup de départ pendant un parcours : rough gauche, fairway, rough droit, arbres, hors limites. Rien d’autre, juste la direction.
Presque tout le monde découvre une balle dominante, presque toujours du même côté, avec un tiré occasionnel comme exception dont on se souvient bien mieux que des onze fades. La mémoire est mauvaise conseillère ici, parce que les désastres sont mémorables et le motif ne l’est pas.
Ce motif est votre information de travail. Jouer une forme que vous produisez huit fois sur dix vaut mieux que jouer une balle droite que vous produisez deux fois sur dix, et le joueur qui accepte son fade et vise en conséquence battra celui qui le combat chaque semaine.
Le driver n’est pas toujours le club
Sur un par 4 de 340 mètres avec des bunkers de fairway à 240, un bois 3 qui finit à 210 laisse un coup plein depuis l’herbe rase. Le driver laisse soit 90 mètres depuis le fairway, soit un wedge joué de côté depuis le sable, et la seconde issue arrive assez souvent pour rendre la première un mauvais pari.
Regardez où est le danger, pas jusqu’où vous savez taper. Sur un trou dont le fairway se resserre à 230 et fait quarante-cinq mètres de large à 190, le choix n’est pas entre la distance et la sécurité : il est entre deux fairways différents.
Ce n’est pas du golf timoré et ce n’est pas un aveu de faiblesse : c’est le raisonnement que les joueurs de circuit tiennent chaque semaine quand ils sortent un fer 2 au départ, et il ne coûte rien.
Une réserve honnête : chez beaucoup d’amateurs, le bois 3 au départ n’est pas plus droit que le driver, parce que le manche plus court est compensé par une face plus petite et moins de tolérance. Testez plutôt que de supposer. Si votre bois 3 manque aussi large, prenez le driver et les trente mètres.
La hauteur du tee, le réglage qui marche
Avec un driver, la moitié de la balle environ doit dépasser du dessus de la tête à l’adresse. Trop bas, vous descendez sur la balle, vous ajoutez du spin et vous perdez à la fois de la distance et du contrôle. Trop haut, vous touchez l’arête supérieure et la balle monte sans avancer.
Contre un slice tenace, baisser légèrement le tee et reculer un peu la balle fait souvent plus qu’une heure de pensées de swing, parce que cela réduit la quantité de fermeture que la face doit produire à l’impact.
Le vent change aussi le réglage : tee plus bas et balle un peu reculée contre le vent pour garder la trajectoire basse, tee plus haut vent dans le dos pour la laisser voler.
Jouez à 80 % et comptez la différence
Faites un parcours entier en tapant chaque départ à ce qui ressemble à huit dixièmes d’effort.
La plupart des joueurs perdent cinq à dix mètres et gagnent trois ou quatre fairways. C’est un échange qui fait baisser le score à chaque fois : dix mètres depuis le fairway battent vingt mètres depuis les arbres sur pratiquement tous les trous jamais dessinés.
Cela fonctionne parce que la vitesse n’est pas la variable sur laquelle la plupart des amateurs échouent. C’est le centrage de la frappe, et un swing plus souple centre la frappe, ce qui fait souvent que la balle va presque aussi loin de toute façon.
Tant que vous ne l’avez pas mesuré, vous devinez. Jouez le parcours, comptez les fairways, comparez.
La routine, c’est le système de visée
Placez-vous derrière la balle, choisissez une cible, puis un repère intermédiaire à un mètre devant la balle sur cette ligne : une décoloration, un divot, un vieux tee.
Avancez, alignez la face du club sur ce repère, puis construisez le corps parallèlement à la ligne. Dans cet ordre, toujours.
Viser depuis le côté de la balle revient à viser avec les épaules, et c’est pour cela que tant d’alignements finissent trente mètres à droite de ce que le joueur croyait sans qu’il s’en doute une seconde. On ne peut pas voir son propre alignement depuis l’adresse : les yeux ne sont pas sur la ligne.
Vérifiez-le à l’entraînement en posant un club le long de la ligne des pieds à chaque séance, et faites-vous regarder de derrière de temps en temps. L’alignement dérive sur une saison, et il dérive en silence.
Le vent change le club, pas le geste
Contre le vent, prenez plus de club et jouez plus doux. Un swing appuyé ajoute du spin, le spin fait monter la balle, et une balle qui monte contre le vent retombe court. Le vieux conseil de jouer souple dans la brise est mécaniquement exact.
Vent dans le dos, la balle vole plus loin et roule davantage, donc le bunker à 240 qui n’est jamais en jeu devient soudain atteignable. Recalculez au lieu de prendre le driver par habitude.
Vent de travers, visez dedans et laissez la balle dériver plutôt que d’essayer de tenir une forme contre lui. Combattre un vent de travers avec une courbe demande un niveau de contrôle que les professionnels ont et que les amateurs n’ont pas.
Où travailler cela en France
L’essentiel se travaille sur le parcours et non au practice, et le laboratoire le moins cher du pays est un neuf trous en fin de journée. Jouez-le avec une seule règle, par exemple viser un bord, et comptez les fairways. Les tarifs de fin d’après-midi rendent l’expérience très abordable, et l’annuaire des parcours de la ffgolf recense les neuf trous près de chez vous.
Pour connaître votre motif, les systèmes de suivi de coups fixés sur les grips enregistrent où finit chaque coup de départ sur toute une saison et produisent la dispersion automatiquement, ce qui est plus honnête qu’un souvenir et plus complet qu’un tour de notes.
Pour le contrôle de l’alignement, une demi-heure avec un enseignant de l’AFGP sur un practice avec des jalons vous dira où vous visez réellement, ce qui est la seule chose de cette liste que vous ne pouvez pas établir seul. Un practice sur gazon naturel vaut mieux qu’un tapis, puisque le tapis cache l’information de frappe dont vous avez besoin.
Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les enseignes, structures ou organismes cités.
À tester sur trois parcours
- Notez où finit chaque coup de départ et trouvez votre balle dominante.
- Visez le bord du fairway opposé à votre manqué habituel, et tenez-le au-delà du troisième trou.
- Jouez un parcours entier à huit dixièmes d’effort au départ et comptez les fairways.
- Jouez un parcours entier au bois 3 sur tous les par 4 de moins de 360 mètres et comparez le score.
- Alignez la face sur un repère à un mètre avant de placer les pieds, à chaque coup.
Le pourcentage de fairways touchés est la statistique qui bouge le plus vite, parce que l’essentiel du gain vient de décisions prises avant que le club ne bouge.
Où ça se joue vraiment
Trois des parcours les plus longs de notre annuaire, où le coup de départ décide de la partie.
- Le Golf National — l’Albatros : Le stadium course de la Ryder Cup 2018, rouvert après deux ans de travaux : un entretien que tout le monde salue, et un rough dont tout le monde se plaint.
- Golf de Chantilly — le Vineuil : Tom Simpson dans les bois de Chantilly depuis 1920 : le meilleur parcours de forêt de France pour beaucoup, avec un rough qui mange les balles et un accès très fermé.
- Golf de Seignosse : Von Hagge dans la pinède landaise en 1989, classé parmi les cinquante meilleurs d’Europe : pas un trou plat, et des habitués qui s’inquiètent de l’entretien.
Nous n’avons pas joué ces parcours ; chaque fiche dit sur quoi elle s’appuie.






