Gros index, tour fluide : ramasser au double bogey net, certifier sur Kady, partir du bon repère
Vingt-cinq coups de plus n'ajoutent que quelques minutes à un tour. Ce qui ralentit un joueur à gros index se passe entre les coups : la recherche qui s'éternise, le retour au départ, la sortie de sous-bois ratée, le trou terminé en 11 alors que le stableford ne donnait plus rien. Les Règles, le WHS et les outils de la ffgolf offrent déjà la solution.
En bref
- Pour l'index, le score maximal retenu sur un trou est le double bogey net : par plus deux plus les coups reçus. Sans index, c'est le par plus cinq. En stableford, c'est le moment où l'on ne marque plus de point.
- Une balle est perdue après trois minutes de recherche. Au moindre doute, jouez une provisoire en l'annonçant : la douzaine de Pro V1 valait 58,50 € chez Golf Plus en septembre 2026.
- La ffgolf recommande à chaque licencié une couleur de départ selon son niveau, visible dans My ffgolf, l'application ffgolf et Kady ; plus de 400 parcours français proposent ces départs recommandés.
- Au-delà de 11,4 d'index, une partie amicale en stroke play ou en stableford, sur 9 ou 18 trous, peut compter pour l'index si elle est certifiée dans Kady avec un marqueur licencié présent.
Dimanche matin, départ du 1, compétition du club en stableford. Devant, une partie de trois joueurs à 30 d’index finit un par 4 en neuf coups, balle dans le trou, carte soigneusement remplie au bord du green. Aucun d’eux n’a marqué de point sur ce trou depuis le septième coup. Derrière, deux parties attendent sur le départ. Un gros index ne rend pas le jeu lent. Ce sont des habitudes qui le font, et elles se corrigent dès la prochaine sortie, sans toucher au swing.
Cet article s’adresse aux golfeurs dont l’index dépasse 20, 30 ou même 40, et à ceux qui sortent tout juste de la carte verte. Il ne revient pas sur les règles de conduite communes à tous, le prêt-à-jouer, le swing d’essai unique, le chariot garé côté départ suivant : elles sont détaillées dans notre article sur le rythme de jeu. Ici, on parle de ce qui vous est propre : plus de coups, plus d’ennuis, plus de décisions, et la manière de les empêcher de coûter des minutes.
Le temps ne se perd pas dans les coups
Faisons le calcul. Un joueur qui rend une carte de 105 frappe environ 25 coups de plus qu’un joueur qui joue 80. Les Règles recommandent de jouer en 40 secondes au plus une fois que c’est votre tour, et le plus souvent plus vite. Vingt-cinq coups joués sans traîner, c’est dix à quinze minutes réparties sur quatre heures de partie. Pas de quoi créer un bouchon.
Le vrai coût se cache ailleurs : la deuxième recherche de balle, la marche retour vers le départ, le débat sur le club à prendre, la sortie de sous-bois qui reste sous les arbres. Ces minutes-là, on peut les supprimer. Vos coups, en revanche, vous les gardez : personne ne vous demande de moins en jouer.
Le trou est fini avant que la balle soit dans le trou
Le World Handicap System fixe déjà une limite, et elle est votre meilleure alliée. Dès que vous avez un index, le score maximal retenu sur un trou pour le calcul est le double bogey net : le par, plus deux, plus les coups que vous recevez sur ce trou. Tant que vous n’avez pas d’index, la limite est le par plus cinq.
Prenons un joueur qui reçoit deux coups sur un par 4 difficile. Son double bogey net vaut 4 + 2 + 2, soit 8. Au-delà du huitième coup, plus rien ne compte pour son index. Finir le trou en 10 ou en 11 lors d’une partie amicale fait patienter tout le monde deux ou trois minutes pour un chiffre qui sera de toute façon ramené à 8. Quand vous atteignez votre plafond sans avoir terminé, ramassez, notez le score plafonné et marchez vers le départ suivant.
En compétition, tout dépend de la formule. En stroke play, chaque trou se termine balle dans le trou, pas d’exception. Mais de nombreuses compétitions de club se jouent en stableford, et là, le trou s’arrête dès que vous ne pouvez plus marquer de point : c’est précisément au double bogey net. Continuer ne rapporte rien et retarde le parcours entier. Il existe aussi le score maximum de la Règle 21.2, où le Comité fixe un plafond par trou, par exemple le double du par ou le double bogey net, et où l’on relève sa balle une fois ce chiffre atteint. Pour les différences entre ces formules, voyez notre guide des formules de jeu.
La balle perdue, première fabrique de bouchons
Le temps de recherche est de trois minutes, et il démarre quand vous, ou votre caddie, commencez à chercher. Il était de cinq minutes avant 2019. La Règle a été raccourcie parce que la recherche est l’endroit où les parties se figent.
Votre version de cette règle tient en une phrase : chaque fois que la balle peut être perdue hors d’une zone à pénalité, ou hors limites, jouez une balle provisoire avant d’avancer, et dites le mot « provisoire ». Si la première balle est retrouvée en jeu, vous relevez la seconde sans pénalité. Sinon, vous êtes déjà en jeu, et personne ne vous regarde remonter 230 mètres jusqu’au départ.
Quant à l’argent : Golf Plus affichait la douzaine de Pro V1 à 58,50 € en septembre 2026, soit moins de 5 € la balle. Même à ce prix, trois minutes de quatre joueurs, plus celles des parties derrière, valent davantage qu’une balle abandonnée dans les ronces.
Certains clubs vont plus loin et adoptent la règle locale type E-5, une alternative au coup et distance pour une balle perdue ou hors limites. Au lieu de revenir en arrière, vous droppez près de l’endroit où la balle a été perdue ou est sortie, jusqu’au bord du fairway le plus proche, avec deux coups de pénalité. Elle vise le jeu courant, pas les compétitions de haut niveau, et elle n’existe que si le Comité l’a adoptée : lisez les règles locales avant d’y compter.
Sortir des ennuis en un coup, pas en trois
Le coup qui ruine à la fois la carte et le rythme, c’est la sortie héroïque : le fer 5 entre deux chênes, le carry au-dessus du fossé depuis un mauvais lie. Quand il rate, vous êtes toujours en difficulté, un coup plus loin, et votre partie vous regarde depuis le fairway.
Reprenez le chemin le plus court vers l’herbe rase, même de côté, même vers l’arrière. Une sortie latérale puis un coup plein font deux coups. La trouée qui passe une fois sur cinq en coûte souvent trois ou quatre, et prend plus de temps.
Connaissez aussi la balle injouable. Hors d’une zone à pénalité, vous pouvez la déclarer injouable avec un coup de pénalité et choisir entre coup et distance, le recul sur la ligne et le dégagement à deux longueurs de club. Dans un bunker, le recul sur la ligne et les deux longueurs de club restent dans le sable, mais une quatrième option existe : pour deux coups de pénalité au total, droppez en arrière sur la ligne, hors du bunker. Cela paraît cher, jusqu’au moment où l’on compte un troisième et un quatrième essai dans le même sable.
Le bon club en main avant de quitter le chariot
Avec un index élevé, on joue plus de petits coups : approches, chips, sorties, coups de rattrapage. Chacun est une occasion de revenir au chariot chercher un autre club. Quand vous le quittez, prenez-en trois : celui que vous pensez jouer, celui du dessus et un wedge. Près du green, emportez le wedge et le putter ensemble, pour qu’un chip resté court ne vous renvoie pas à l’autre bout du fairway.
En voiturette partagée, déposez votre partenaire à sa balle avec ses clubs, puis rejoignez la vôtre. La voiturette qui va à une balle, attend, puis repart vers l’autre est la façon la plus lente de jouer au golf.
Une préparation qui tient dans les 40 secondes
Beaucoup de joueurs en difficulté pensent régler le problème en réfléchissant plus : trois swings d’essai, une longue visée, une liste de consignes techniques. Rien de tout cela n’améliore le contact à votre niveau, et tout coûte du temps.
Essayez plutôt ceci. Choisissez le club et la cible en marchant vers la balle ou pendant qu’un partenaire joue. Arrivé à la balle, un regard depuis l’arrière, un swing d’essai à côté, vous vous placez et vous frappez. Gardez une seule pensée, par exemple « finir face à la cible », et laissez les autres au practice. Moins vous restez au-dessus de la balle, moins vous vous crispez.
Autour et sur le green
Plus d’approches et plus de putts, c’est plus de temps près du drapeau. Lisez votre ligne pendant que les autres puttent, de côté, sans marcher sur la ligne de personne. Depuis 2019, vous pouvez putter drapeau laissé dans le trou : personne n’a besoin de le tenir ni de l’enlever quand vous chippez depuis l’avant-green. Terminez les putts courts au lieu de marquer, sauf si vous deviez vous tenir sur une ligne.
Le trou fini, partez. La carte se remplit au départ suivant pendant qu’un partenaire joue, jamais debout sur le green.
Prévenir la partie dès le départ du 1
Une phrase suffit : « Je travaille mon jeu, dès que j’atteins mon double bogey net, je ramasse. » Vos partenaires se détendent quand ils savent que vous avez un plan, et vous aussi. Demandez-leur de suivre votre balle jusqu’au bout : quatre paires d’yeux en retrouvent bien plus qu’une.
Si vous jouez à deux et qu’une partie plus rapide attend derrière, faites-la passer sur un par 3. Cela vous coûte deux minutes et supprime l’impression d’être poursuivi, celle qui fait se presser, puis mal jouer. Si c’est votre première compétition, notre article sur la première compétition de club vous prépare au reste.
Où les golfeurs français à gros index gagnent du temps
Le repère de départ, d’abord. La ffgolf attribue à chaque licencié une couleur de départ recommandée, établie selon son niveau de jeu et son sexe, et selon sa catégorie d’âge avant 17 ans. Plus de 400 parcours français proposent ces départs recommandés. La couleur s’affiche dans l’espace licencié My ffgolf, dans l’application ffgolf et dans l’application Kady, et elle évolue en cours d’année avec votre index. Elle n’a rien d’une obligation, précise la fédération : vous restez libre de la suivre ou non. Suivez-la quand même. Partir du repère adapté à votre longueur fait gagner davantage de temps que toutes les astuces de cet article réunies. Notre article sur les départs à jouer détaille le raisonnement.
Faire compter ses parties amicales, ensuite. Ramasser au double bogey net ne vous pénalise pas, à condition que la partie soit enregistrée. La ffgolf permet de certifier des parties loisir pour l’index, et leur saisie se fait exclusivement dans Kady, son application gratuite. Les conditions : une licence ffgolf active (le simple accès ffgolf ne suffit pas), 17 ans ou plus, un index supérieur à 11,4, ce qui est justement votre cas, et un marqueur licencié présent dans la partie. On y joue en simple, en stroke play ou en stableford, sur 9 ou 18 trous, y compris sur un parcours de 6 ou 9 trous, un compact ou un pitch and putt. L’intention de faire compter la partie se déclare avant le premier trou, et le marqueur valide la carte dans l’application à la fin.
Choisir ses créneaux, enfin. Les premiers départs du matin et ceux de fin d’après-midi sont les plus calmes sur la plupart des parcours. Les neuf trous et les compacts, qui comptent aussi pour les parties certifiées, offrent tous les coups du golf en deux heures, sans personne dans le dos. C’est là qu’un joueur en progrès peut aller à son rythme sans qu’aucune partie n’attende.
Panxis Golf n’a aucune relation commerciale avec la ffgolf ni avec l’enseigne citée.
Votre fiche pour un tour fluide
- Connaître son plafond. Double bogey net, ou par plus cinq sans index. Atteint, on ramasse et on note.
- Provisoire au moindre doute, annoncée comme telle. Trois minutes de recherche, pas cinq.
- Sortir en un coup. Le plus court chemin vers l’herbe rase, et les options de la balle injouable en tête.
- Trois clubs en main, wedge et putter ensemble près du green.
- Un regard, un swing d’essai, on frappe. Le club se choisit en marchant.
- Le repère recommandé par la ffgolf, et des parties amicales certifiées dans Kady.
Rien de tout cela ne touche à votre swing, et rien ne vous demande de vous presser. Il s’agit seulement d’empêcher les coups en plus de devenir des minutes en plus. Pour faire baisser le chiffre ensuite, commencez par gagner des coups sans changer votre swing et les trois approches à maîtriser.






