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Parcours

Golf et spa : les adresses week-end de Crans, Gstaad, Bad Ragaz et Andermatt

Un week-end de golf échoue rarement à cause du parcours et presque toujours à cause du programme. Les adresses qui réunissent tout au même endroit règlent cela.

La rédaction Panxis Golf, desk Suisse romande (Loïc Chappuis) · · 9 min
Groupe de golfeurs souriants après la partie
Photo Nicole Aguilar / Pexels

En bref

  • Bad Ragaz est le seul resort suisse avec deux parcours en propre.
  • Un tour complet par jour au maximum si le spa fait partie du programme.
  • Réservez les départs avant l'hôtel.
  • Demandez les forfaits : ils sont rarement dans le formulaire en ligne.
  • Quand une seule personne joue, c'est la station qui décide.

Un week-end de golf échoue rarement à cause du parcours et presque toujours à cause du programme : deux tours en deux jours, trois heures de route entre les deux, et personne n’est reposé le dimanche soir. Les adresses suisses qui réunissent le golf et la récupération au même endroit règlent exactement ce problème.

Crans-Montana, le parcours des professionnels

Sur le plateau de Crans-Montana se trouvent le parcours Severiano Ballesteros en dix-huit trous, le Jack Nicklaus en neuf trous et le Noas, neuf trous ouverts presque toute l’année. En septembre, le Ballesteros accueille l’Omega European Masters ; le reste de l’année, il appartient aux visiteurs.

Pour un week-end à deux où une seule personne joue, Crans est l’adresse la plus commode : la station offre assez pour que le tour ne devienne pas une contrainte pour l’autre.

Bad Ragaz, deux parcours et une source thermale

Le Grand Resort Bad Ragaz est le seul resort suisse à posséder ses deux parcours : un championship de dix-huit trous et un executive de neuf trous. S’y ajoutent la source thermale du domaine, un cinq étoiles avec un centre de compétence médicale, et une cuisine répartissant six étoiles Michelin et 75 points GaultMillau sur sept restaurants.

Le week-end idéal y ressemble à ceci : le grand parcours le samedi matin, les thermes l’après-midi, les neuf trous de l’executive le dimanche matin avant de rentrer. Vingt-sept trous joués, et tout de même une demi-journée de récupération.

Gstaad-Saanenland, dix-huit trous dans une réserve naturelle

Dix-huit trous en par 70 à 1’400 mètres, dans un bas-marais d’importance nationale : pas de parcours de resort remblayé, mais des trous qui suivent le terrain. Gstaad fournit le reste du week-end, de la randonnée à l’hôtel avec spa.

Andermatt, le parcours moderne de l’Urserental

Le championship de dix-huit trous d’Andermatt, dessiné par Kurt Rossknecht, cinq fois désigné meilleur parcours de Suisse, est ouvert de mai à octobre. Autour, une hôtellerie s’est construite ces dernières années, de l’appartement de vacances au cinq étoiles.

Andermatt convient au week-end où le golf est le sujet principal et le spa le second. Le parcours demande de l’attention : un tour par jour suffit.

Verbier et l’Engadine, les variantes à saison courte

Qui accepte de rouler plus loin trouve à Verbier, à 1’531 mètres, les parcours des Esserts et des Moulins, ouverts de mai à novembre selon l’enneigement, et dans l’Engadine autour de Samedan deux parcours de dix-huit trous à 1’700 mètres, le plus ancien club du pays et une vallée qui vaut le déplacement à elle seule.

Le prix à payer est la saison la plus courte de Suisse : certaines années, on ne joue à l’Engadine que de juin à septembre. Les deux adresses conviennent au week-end où le paysage compte autant que le golf, et toutes deux exigent de réserver tôt, parce que les départs partent vite dans une haute saison brève.

Le calcul à faire avant de partir : temps de route contre temps de jeu. Quatre heures de trajet pour deux tours donnent un week-end qui ressemble à un voyage et non à une récupération. À partir de trois nuits, le rapport s’inverse.

Ce qui distingue ce week-end d’un voyage de golf

La différence n’est pas l’hôtel, c’est le nombre de tours. Un voyage de golf programme quatre ou cinq parcours en quatre jours et traite le reste comme des pauses. Un week-end golf et spa programme un tour par jour et traite le reste comme un vrai programme.

Cela ressemble à une nuance et cela décide de tout. Dix-huit trous à pied à 1’400 mètres sont une charge réelle pour un corps peu entraîné, et qui ajoute un second tour le samedi après-midi passe le dimanche aux thermes parce que plus rien d’autre n’est possible.

La deuxième conséquence porte sur l’heure. Réservez tôt le matin plutôt qu’en fin de matinée : tout l’après-midi reste libre pour le reste, et en été on joue à la température la plus agréable.

Quand une seule personne joue

C’est le cas le plus fréquent et celui où ce genre de week-end échoue le plus souvent. Quatre heures de parcours, plus une heure de préparation et une heure après, font une demi-journée que l’autre passe seule.

Trois choses en font un week-end à deux. Le choix du lieu d’abord : une station avec des sentiers, des remontées et un centre tient une matinée, un parcours de resort au milieu des champs non. Un rendez-vous fixe pour le déjeuner ensuite, pour que la journée ait une articulation. Et le renoncement au second tour, même si le créneau est libre.

Une quatrième possibilité est rarement utilisée : emmener la personne sur neuf trous, avec des clubs de location et sans compter, en fin d’après-midi sur un parcours vide. Un parcours court ou un executive est fait pour cela, et il arrive qu’un spectateur devienne un partenaire de jeu.

Comment planifier ce genre de week-end

Réservez les départs avant l’hôtel : ce sont les créneaux disponibles qui déterminent le déroulement, pas la disponibilité des chambres.

Un tour complet par jour au maximum si le spa fait partie du programme. Dix-huit trous entre 1’400 et 1’500 mètres coûtent plus d’énergie que le même tour en plaine.

Gardez le dimanche court : neuf trous le matin et la route au début de l’après-midi valent mieux qu’un second grand tour suivi d’un bouchon.

Demandez enfin les forfaits qui combinent green fee et nuitée. Les maisons les calculent en général moins cher que les deux postes séparés, et le départ est alors réservé.

Le budget, décomposé honnêtement

Trois postes déterminent le prix, et un seul figure dans l’offre. Le green fee varie de plusieurs centaines de francs entre un Golfparc de plaine et un parcours d’altitude en haute saison. La nuitée en resort est le poste le plus lourd. Et les à-côtés, voiturette, balles de practice, location de chariot et clubs de location, s’oublient régulièrement.

Le levier le plus efficace est le forfait. Les maisons qui possèdent leur parcours, ou qui ont un accord avec un club, calculent green fee et nuitée moins cher que les deux postes séparés, et le départ est alors réservé. Demandez-le explicitement : ces offres sont souvent rangées sous « offres » et n’apparaissent pas dans le formulaire de réservation.

Le second levier est le jour de la semaine. Un jeudi et un vendredi au lieu d’un samedi et d’un dimanche coûtent sensiblement moins cher sur les mêmes installations, et le parcours est plus vide.

Ce qu’il faut emporter

  • Deux paires de chaussures de golf : une paire met une journée entière à sécher après un tour humide.
  • Deux gants, pour la même raison.
  • Un vêtement de pluie et une couche supplémentaire, quelle que soit la prévision : en montagne la matinée commence fraîche et l’après-midi finit chaud.
  • Crème solaire et couvre-chef, l’exposition aux ultraviolets à 1’400 mètres et au-dessus dépasse nettement celle de la plaine.
  • La Swiss Golf Card, parce que certaines installations demandent réellement à voir l’index.

Ce qu’il faut vérifier avant

Le parcours exige-t-il une autorisation de parcours ou un index pour les visiteurs ? Les visiteurs sont-ils admis le week-end, ou le samedi matin appartient-il aux membres ? Le club loue-t-il des clubs si vous arrivez sans matériel ? Trois questions, un appel, et le week-end tient debout.

La saison décide du prix

En montagne, la haute saison du golf coïncide avec celle du tourisme, et cela coûte cher. Juillet et août sont les semaines les plus pleines et les plus chères sur les parcours alpins ; juin et septembre offrent la même qualité de surfaces avec une meilleure disponibilité et des tarifs plus bas.

En plaine et dans la vallée du Rhin, l’amplitude est plus large : avril, mai, septembre et octobre sont les mois raisonnables, et un week-end d’octobre sur un parcours de basse altitude est régulièrement le meilleur golf de l’année, parce que les greens ont récupéré de l’été et que les installations sont vides.

Demandez dans tous les cas la date du carottage. La plupart des installations suisses aèrent à la fin du printemps et une seconde fois en fin d’été, et les greens restent irréguliers deux à trois semaines ensuite.

Où réserver

Et la formule de jeu, si vous êtes plusieurs : un week-end de stroke play entre index disparates est un week-end de golf lent et silencieux. Jouez en stableford, avec un scramble le premier jour si les niveaux sont éloignés, et tenez un classement cumulé sur les deux tours. Cela garde l’intérêt jusqu’au dernier trou et évite qu’un mauvais premier tour ne sorte quelqu’un du jeu.

Dans un scramble, une règle vaut d’être posée : au moins trois départs de chaque joueur doivent être retenus, sinon l’équipe joue dix-huit trous avec le drive de la même personne.

Et si une seule personne du couple joue, le critère de choix n’est pas le parcours mais la station : il faut qu’elle tienne une matinée toute seule, avec des sentiers, des remontées et un centre. C’est la variable qui décide si le week-end est réussi pour deux personnes ou pour une seule.

Un week-end de ce type, green fee et nuitée additionnés, se situe dans l’ordre de plusieurs centaines de francs par personne, et les forfaits des maisons reviennent en général moins cher que les deux postes pris séparément. Les prix changent selon la saison : demandez-en la confirmation écrite au moment de réserver, plutôt que de vous fier au montant à la réservation.

Où ça se joue vraiment

Trois parcours de notre annuaire qui valent le détour.

  • Golf & Country Club de Neuchâtel : Un parcours de coteau de 1975 au-dessus du lac de Neuchâtel : arbres clairsemés, greens rapides et difficiles à lire, et un dénivelé que la carte ne dit pas.
  • Links Leuk Golfresort : Un links écossais dans la plaine du Rhône, avec hôtel depuis 2019 : le vent tient le rôle, et des habitués reprochent aux rénovations d’avoir lissé le parcours.
  • Golf & Country Club Blumisberg : Von Limburger en pays fribourgeois depuis 1959, dans les cinq meilleurs de Suisse : neuf trous en forêt, neuf en pâturage, et un parcours que les avis réservent aux bons joueurs.

Nous n’avons pas joué ces parcours ; chaque fiche dit sur quoi elle s’appuie.

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