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Parcours

Un week-end de golf à deux heures de chez vous

Trois parcours à trente minutes les uns des autres, un hôtel, une partie par jour et du stableford plutôt que du stroke play. Moins cher qu'un séjour organisé, et contrairement à la semaine en Écosse, celui-là a lieu.

La rédaction Panxis Golf, desk France (Julien Moreau) · · 9 min
Vue d'un parcours vers le club-house
Photo Hanwei Zhang / Pexels

En bref

  • Deux parties par jour pendant trois jours est un projet sportif, pas un week-end.
  • Construisez autour d'une grappe, pas d'un nom célèbre et de deux heures de route.
  • Jeudi et vendredi coûtent moins et vident la grille de départs.
  • La formule compte plus pour l'ambiance que les parcours eux-mêmes.
  • Encaissez tout l'argent avant de réserver quoi que ce soit.

Un voyage de golf n’oblige ni à prendre l’avion ni à réserver un resort. Un week-end construit autour de deux ou trois parcours à moins de deux heures de chez soi coûte moins cher, s’organise en une soirée et, bien mené, donne un meilleur golf qu’un séjour où plus personne ne se parle le dimanche.

C’est aussi le voyage qui a réellement lieu. La semaine en Écosse se discute pendant quatre ans ; les jeudi et vendredi à deux heures de route se réservent en mars et se jouent en mai, puis se répètent chaque année jusqu’à devenir ce que le groupe fait.

Deux parties et de la route, pas quatre parties et l’épuisement

L’erreur classique consiste à réserver trente-six trous par jour pendant trois jours. Sur un tableur, en janvier, cela ressemble à une bonne affaire.

Le deuxième après-midi, plus personne ne swingue correctement, les scores sont gênants et le golf a cessé d’être agréable. Une partie de golf, c’est huit kilomètres de marche et quatre heures de concentration, et le faire deux fois par jour pendant trois jours est un projet sportif pour lequel un groupe d’adultes de quarante-cinq ans ne s’est pas entraîné.

Une partie par jour, deux au maximum, avec un vrai déjeuner entre les deux, donne de meilleurs scores et une bien meilleure ambiance. Une partie par jour plus une séance de petit jeu vaut mieux encore, et laisse un après-midi pour la partie du séjour dont on se souvient.

Choisissez une grappe, pas un nom

Les bons week-ends se construisent autour de trois parcours situés à trente minutes les uns des autres, plutôt qu’autour d’un parcours célèbre et de deux heures de voiture entre les parties.

Le raisonnement est pratique. Une grappe, c’est un seul hôtel, aucun bagage à refaire entre deux parties, des matins courts, et la possibilité de changer de programme quand il pleut. Un séjour organisé autour d’un seul grand nom, c’est une longue route le meilleur jour et deux parties quelconques autour.

La France est bien pourvue en grappes : la Bretagne autour de Dinard et Pléneuf-Val-André, les Landes entre Seignosse et Moliets, la Côte d’Azur et la Provence hors saison, la Sologne et le Val de Loire, ou la couronne parisienne autour de Chantilly et Saint-Nom-la-Bretèche. Chacune met plusieurs parcours à moins d’une demi-heure les uns des autres.

Réservez en direct, en semaine si possible

Les tarifs chutent nettement entre le dimanche après-midi et le jeudi, et le parcours est vide. Si le groupe peut prendre un jeudi et un vendredi, le même séjour coûte sensiblement moins, se joue plus vite et occupe moitié moins de temps sur le parcours.

Si vous devez jouer le week-end, prenez les premiers départs de la journée plutôt que le milieu de matinée. Les deux ou trois premières parties tournent en trois heures et demie ; celle qui part à dix heures un samedi tourne en cinq et passe les deux dernières heures à attendre.

Réservez en direct auprès du club quand c’est possible. Les plateformes sont utiles pour voir ce qui est disponible sur une région, mais la réservation directe se modifie plus facilement, ce qui compte quand l’un des quatre se désiste dix jours avant, et permet de négocier un tarif de groupe.

Demandez un tarif groupe dès que vous êtes huit ou plus. La plupart des parcours en ont un qu’ils n’affichent pas.

La formule décide de l’ambiance

Un week-end de stroke play entre index disparates est un week-end de golf lent et silencieux, et c’est vers quoi la plupart des groupes glissent par défaut, faute d’y avoir réfléchi.

Jouez en stableford, pour qu’un mauvais trou coûte deux points au lieu de six coups et que chacun ramasse quand il est hors du coup. Mettez un scramble le premier après-midi, quand les swings se cherchent encore, et un match play le dernier matin, quand cela compte. Tenez un classement cumulé sur le séjour et prévoyez un petit lot, ce qui ne coûte presque rien et change l’humeur de chaque partie.

La formule compte davantage pour le caractère d’un week-end de golf que les parcours eux-mêmes. Deux parcours ordinaires joués dans de bonnes formules valent mieux que deux excellents joués en stroke play.

Régler l’argent avant de partir

Les deux choses qui gâchent un week-end de golf sont le rythme de jeu et l’argent, et une seule des deux se règle à l’avance.

Encaissez la totalité auprès de chacun avant de réserver, voiturettes comprises et avec une avance pour le dîner du groupe. Une seule personne qui avance et court après les autres ensuite, c’est un organisateur qui n’organisera plus. Mettez-vous d’accord sur ce qui se passe si quelqu’un se désiste : la plupart des parcours acceptent de réduire une réservation de groupe jusqu’à une certaine date, et au-delà l’annulation est à la charge de celui qui annule.

Vérifiez si la voiturette est obligatoire, ce qui arrive sur certains parcours et monte vite pour un groupe de huit.

Qui inviter, ce qui compte plus que les parcours

Les séjours de golf échouent sur les gens, pas sur le golf, et la composition du groupe est la seule décision prise à la légère.

Le nombre d’abord. Huit est la taille idéale : deux parties, facile à réserver, facile à faire dîner, et toutes les formules fonctionnent. Douze se gère avec un organisateur qui aime organiser. Six est bancal pour les formules par équipes, et quatre ne tourne pas, ce qui signifie les mêmes conversations dès le troisième jour.

L’écart de niveau compte moins qu’on ne le croit, à condition que la formule l’absorbe. Un groupe qui va de l’index 6 à l’index 28 passe un excellent moment en stableford et en scramble, et un moment pénible en stroke play.

Ce qui compte vraiment, c’est le rythme et le caractère. Une personne qui joue lentement, ou qui prend un mauvais tour personnellement, change le séjour pour tout le monde, et cela se pense avant d’inviter plutôt qu’après. Les meilleurs compagnons de voyage ne sont souvent pas les meilleurs joueurs du club.

Faites tourner les parties chaque jour. C’est le moyen le plus simple d’éviter qu’un groupe de huit ne devienne deux groupes de quatre dès le samedi après-midi.

Ce qu’il faut vraiment emporter

  • Deux gants et deux paires de chaussures, parce que l’un et l’autre finiront mouillés dès le premier matin.
  • Deux fois plus de balles que prévu, et un marqueur indélébile.
  • Un vêtement de pluie quelle que soit la météo annoncée, et une serviette de rechange.
  • Des tees et un jeu de crampons de rechange, que personne dans le groupe n’a jamais.
  • De la crème solaire et de quoi manger au retour du neuf.

Où chercher en France

À deux heures de la plupart des grandes villes françaises se trouve une grappe qui vaut un week-end, et les meilleures ne sont pas les plus chères.

La Bretagne autour de Dinard et de Pléneuf-Val-André offre du golf de bord de mer sur des sols qui drainent, jouable presque toute l’année. Les Landes, entre Seignosse et Moliets, concentrent plusieurs parcours en forêt de pins à quelques kilomètres les uns des autres, avec une saison qui s’étire d’avril à novembre.

La Provence et la Côte d’Azur hors saison offrent le meilleur rapport de l’année : mêmes parcours, mêmes conditions, tarifs d’hiver. La Sologne et le Val de Loire sont la grappe la plus accessible depuis Paris et l’ouest, et la couronne parisienne autour de Chantilly propose des parcours de haut niveau sans nuitée.

Pour trouver la grappe près de chez vous, l’annuaire des parcours de la ffgolf permet de chercher par département et recense tout, y compris les neuf trous qui complètent bien un séjour. Les tarifs varient fortement selon la saison et l’heure : un green-fee de semaine hors saison et un green-fee de samedi en juillet peuvent aller du simple au double en euros, et seule la page tarifs du club fait foi.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les clubs, réseaux ou plateformes cités.

En faire un rendez-vous annuel

Les séjours qui durent sont ceux qui ont un minimum de structure, et cette structure ne coûte rien.

Fixez les dates au même mois chaque année et réservez avant que les agendas ne se remplissent. Tenez un trophée, aussi ridicule soit-il, avec le nom du vainqueur ajouté chaque année : cela fait plus pour la présence que n’importe quelle relance. Faites tourner l’organisateur, pour qu’une seule personne ne s’en occupe pas indéfiniment en le regrettant en silence.

Gardez une note de ce qui a marché : quels parcours, quelles formules, quel coût par personne. Une page après chaque séjour fait que le suivant se prépare en vingt minutes au lieu d’un mois de messages.

Le neuf trous qui sauve le séjour

Un détail qui change beaucoup de week-ends : gardez un neuf trous en réserve dans la grappe que vous avez choisie.

Il sert dans trois situations. Le jour d’arrivée, quand on est fatigué de la route et que le grand parcours serait gâché. Le dimanche matin, quand il reste deux heures avant de repartir et pas le temps d’un dix-huit. Et le jour où il pleut assez pour que personne n’ait envie de quatre heures dehors mais pas assez pour renoncer.

Cela coûte peu, se réserve la veille, et transforme un week-end de deux parties en week-end de trois sans fatiguer personne.

Le week-end qui marche

  • Trois parcours à trente minutes les uns des autres, un seul hôtel.
  • Une partie par jour, deux au maximum, réservées en direct et tôt dans la journée.
  • Stableford ou match play avec un classement cumulé, jamais stroke play.
  • Jeudi et vendredi plutôt que samedi et dimanche, si le groupe le peut.
  • L’argent encaissé en totalité avant toute réservation.

Le séjour dont on se souvient est rarement le plus cher. C’est celui où le golf s’est arrêté avant que tout le monde en ait assez.

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