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Équipement

Souliers de golf sans crampons : tiennent-ils dans le givre d’octobre et le printemps détrempé?

Départs retardés par le gel, rosée jusqu'en fin de matinée, sol saturé avant la fermeture : c'est en octobre que le soulier sans crampons montre ses limites au Québec. Ce que promettent quatre modèles actuels, ce qu'ils coûtent au Canada, ce qu'en rapportent leurs propriétaires et quand une paire à crampons reste le meilleur choix.

La rédaction Panxis Golf, desk Québec (Étienne Tremblay) · · 13 min
Deux golfeurs en long manteau sur un green par temps gris, en chaussures blanches basses, un putter et un driver à la main
Photo cottonbro studio / Pexels

En bref

  • Les quatre souliers : FootJoy Pro/SL (2026), ECCO BIOM C5, adidas CODECHAOS 27 et la version sans crampons de l'Under Armour Drive Pro Clone.
  • En octobre 2026 au Canada, avant taxes : 199,99 $ (CODECHAOS 27 à lacets), 200,00 $ (Clone sans crampons), 279,99 $ (Pro/SL à lacets) et 319,99 $ (BIOM C5 BOA) ; pas de prix vérifiable pour le C5 à lacets.
  • Les joueurs disent que la rosée ne pose plus problème ; les reproches visent la vraie pluie, le sol mou, les pentes, les picots bouchés ou usés et l'étanchéité qui faiblit.
  • Au Québec, le givre d'automne, la fermeture des terrains sur sol saturé et le printemps détrempé sont les moments où une paire à crampons garde l'avantage.

Fin octobre au Québec, le premier départ ne se prend plus à l’heure prévue. Le gel blanc couvre les verts, le préposé retient le groupe au chalet, puis on lâche tout le monde d’un coup vers 9 h 30, sur une herbe qui passe du givre à la rosée en quelques minutes. C’est là, sur un tertre de départ légèrement incliné et dans une allée détrempée, que le soulier de golf sans crampons montre ce qu’il vaut. On l’aime parce qu’il se porte de l’auto au 19e trou ; on se méfie de lui dès que l’herbe est mouillée. Cet article prend quatre modèles actuels, le FootJoy Pro/SL 2026, l’ECCO BIOM C5, l’adidas CODECHAOS 27 et la version sans crampons de l’Under Armour Drive Pro Clone, et met côte à côte ce que promettent les fabricants, les prix lus au Canada ce mois-ci et ce que rapportent publiquement ceux qui les portent.

À préciser d’entrée de jeu : personne chez Panxis Golf n’a chaussé ces souliers sur un terrain et rien n’a été mesuré par nous. C’est une présentation de produits et une lecture d’opinions publiques, pas un essai.

Pourquoi une semelle glisse sur l’herbe mouillée

Un crampon souple s’enfonce dans le gazon et écarte les brins. Une semelle moulée, elle, ne pénètre presque pas : elle tient par ses arêtes et par la gomme qui touche le sol. Trois choses font donc la différence d’un modèle à l’autre.

Le relief. Des picots hauts et anguleux mordent mieux dans une allée molle ; des picots bas et arrondis sont plus confortables sur l’asphalte du stationnement. Aucun soulier n’excelle dans les deux.

Le bord de la semelle. Quand la balle est au-dessus ou au-dessous des pieds, ou quand le pied arrière pousse en fin d’élan, c’est le rebord extérieur qui travaille. Les fabricants parlent de plus en plus de la couverture jusqu’aux côtés, parce que c’est par là que la glissade commence.

La gomme. Un caoutchouc tendre accroche mieux sur une surface humide, mais s’use plus vite. Un mélange plus dur, ou le TPU, dure plus longtemps et cède un peu d’adhérence.

Deux ennemis s’ajoutent. Les rognures de gazon mouillées et la boue remplissent les creux entre les picots, et une semelle bouchée se comporte comme une semelle lisse. Puis chaque marche sur une surface dure arrondit les arêtes. Contrairement aux crampons, un picot moulé ne se remplace pas.

Les quatre souliers, modèle par modèle

FootJoy Pro/SL (2026). FootJoy a complètement revu son modèle sans crampons le plus connu. La semelle ARCTrax/SL combine des cônes et des ailettes de traction placés, selon la marque, pour maximiser le contact avec le sol. La tige synthétique Z-TEC est imperméable, et la fiche d’un détaillant canadien reprend l’engagement de FootJoy : soulier étanche en usage normal pendant deux ans. Le confort repose sur un coussin StratoFOAM au talon, une semelle intermédiaire en EVA avec plaque en nylon et une semelle intérieure OrthoLite. La forme Vantage élargit l’avant du pied. FootJoy annonce un soulier 29 % plus léger que la génération précédente, sans donner de poids en onces. Il existe à lacets, offert en largeur moyenne et large au Canada, et en version BOA.

ECCO BIOM C5. Le modèle de performance en cuir d’ECCO, qui succède au C4. À ne pas confondre avec le BIOM C5 Premium, un autre soulier, plus cher. Sa semelle E-TTS répartit la traction en trois zones et doit, selon ECCO, tenir sur sol mouillé, sec, sablonneux ou boueux. La tige en cuir ECCO Performance est doublée d’une membrane GORE-TEX. La forme anatomique BIOM et la semelle intérieure amovible OrthoLite complètent l’ensemble ; il se vend en pointures européennes, sans choix de largeur, à lacets ou avec BOA. ECCO ne publie pas de poids dans les documents que nous avons consultés.

adidas CODECHAOS 27. Le soulier aux allures d’espadrille d’adidas garde sa semelle intermédiaire Boost pleine longueur. Dessous, une gomme Adiwear avec la traction TWISTGRIP, dont adidas annonce 120 % plus de couverture que sur le CODECHAOS 25, avec de nouvelles formes de picots. La tige TwistSkin, un tricot extensible recouvert d’une fine pellicule, est imperméable. La structure AxisLock tient le talon et limite la torsion pendant l’élan. Coupe régulière, une seule largeur, à lacets ou BOA.

Under Armour Drive Pro Clone, version sans crampons. Ce modèle existe en deux versions qui se ressemblent beaucoup en ligne : l’une à crampons remplaçables, l’autre sans crampons, vendue sous un numéro de style distinct. C’est la seconde qui nous intéresse. Sa semelle hybride TPU et caoutchouc porte des rainures de flexion, une traction directionnelle et du caoutchouc qui remonte sur le côté du soulier. La tige UA Clone en microfibre se moule au pied, au-dessus d’une membrane imperméable complète ; la fiche canadienne indique une garantie d’imperméabilité d’un an. Mousse UA HOVR, sangle de maintien, lacets seulement.

Le comparatif et les prix au Canada

Soulier Semelle Imperméabilité Garantie d’étanchéité Fermeture Prix au Canada, octobre 2026, avant taxes Avec TPS et TVQ
FootJoy Pro/SL (2026) ARCTrax/SL, cônes et ailettes Tige synthétique Z-TEC 2 ans Lacets ou BOA 279,99 $ (lacets) 321,92 $
ECCO BIOM C5 E-TTS, trois zones Cuir, membrane GORE-TEX non confirmée au Canada Lacets ou BOA 319,99 $ (BOA) ; lacets non trouvé 367,91 $
adidas CODECHAOS 27 Adiwear, TWISTGRIP Tige synthétique TwistSkin 1 an selon des détaillants américains Lacets ou BOA 199,99 $ (lacets), 240,00 $ (BOA) 229,94 $ et 275,94 $
UA Drive Pro Clone sans crampons Hybride TPU et caoutchouc Microfibre, membrane complète 1 an Lacets 200,00 $ 229,95 $

Ces prix ont été relevés le 25 octobre 2026 chez deux détaillants de golf canadiens en ligne, au prix courant. Les montants taxes comprises appliquent la TPS de 5 % et la TVQ de 9,975 % ; le calcul est le nôtre. Aucun prix n’a été converti d’une autre devise. Nous n’avons trouvé aucun prix canadien vérifiable aujourd’hui pour l’ECCO BIOM C5 à lacets ni pour le Pro/SL BOA : ils ne figurent donc pas au tableau.

Ce qui frappe, c’est l’écart. Le CODECHAOS 27 à lacets et le Clone sans crampons se tiennent à un cent près ; le Pro/SL coûte 80 $ de plus ; le C5 BOA ferme la marche. La garantie d’étanchéité, elle, va d’un an à deux ans pour les modèles où nous avons pu la confirmer sur une fiche canadienne. Pour l’ECCO, les fiches américaines annoncent trois ans, mais la seule fiche canadienne trouvée donne une autre durée avec une description de membrane qui ne correspond pas : demandez au vendeur ce qui s’applique vraiment.

Ce qu’en disent les joueurs

Nous n’avons trouvé aucune discussion québécoise sur l’adhérence de ces quatre modèles par temps humide. La seule source canadienne repérée est la critique du Pro/SL publiée par le magazine Inside Golf, en anglais. Le reste vient de revues britanniques et américaines (GolfMagic, Golfalot, Today’s Golfer, Golf Monthly, MyGolfSpy), de fils de propriétaires sur des forums anglophones et d’avis de clients de détaillants. On a retenu ce qui revient d’une source à l’autre. Personne n’est cité nommément et rien n’est compté.

Ce qui plaît :

  • La rosée ne fait plus peur. C’est le constat le plus constant pour les quatre modèles. La critique du Pro/SL 2026 par GolfMagic décrit des conditions grasses et venteuses et une herbe longue boueuse sans manque de traction. Des critiques du C5 racontent des parties sous une pluie légère sans glissade, et des propriétaires du Clone sans crampons le disent stable dans une allée humide.
  • Le confort fait rester. Ceux qui marchent leurs parties vantent le Boost du CODECHAOS 27 comme l’un des amortis les plus moelleux du golf. La critique du Drive Pro Clone par Golfalot, qui a porté les deux versions, a préféré la paire sans crampons par un matin humide, parce qu’elle paraissait plus légère.
  • Des pieds au sec. Les propriétaires du C5 en GORE-TEX et des FootJoy imperméables décrivent en général des pieds secs après un matin mouillé.

Ce qui déçoit :

  • La vraie pluie, le sol mou et les pentes raides. Même les critiques enthousiastes tracent la limite à cet endroit. La critique du Clone sans crampons par Today’s Golfer l’apprécie sur sol ferme mais conseille la version à crampons à ceux qui jouent souvent sur des parcours détrempés. Les critiques du C5 et du Pro/SL disent la même chose de la forte pluie en terrain vallonné.
  • Les picots qui se bouchent. La boue et les rognures collées sous la semelle après la tonte du matin reviennent sans cesse chez les propriétaires. La critique du CODECHAOS 27 par Golfalot note que ses picots ramassent facilement les débris.
  • L’usure invisible. Des golfeurs qui marchent beaucoup, surtout sur des sentiers asphaltés, décrivent des picots arrondis après une saison ou deux, et c’est l’adhérence sur l’herbe mouillée qui part en premier. Vu de haut, le soulier paraît encore neuf.
  • Une étanchéité qui faiblit et des formes discutées. Certains propriétaires disent qu’une paire a commencé à laisser passer l’eau après une saison humide ; quelques-uns rapportent un décollement de semelle sur un C5. Côté pointure, le C5 est souvent jugé grand, et l’avant du Pro/SL 2026 est critiqué pour sa fermeté.

Où et quand le Québécois joue sur herbe mouillée, et où acheter

Au Québec, la saison est courte et les deux bouts sont humides. Le sans crampons fait merveille en juillet ; c’est en mai et en octobre qu’on mesure ses limites.

  • Le gel et la rosée d’automne. Dès la fin septembre, les nuits froides laissent du givre sur les verts et les clubs retardent les départs jusqu’à ce qu’il fonde, parce que marcher sur un gazon gelé l’abîme. Le premier groupe part alors sur une herbe gorgée d’eau, et les premiers trous se jouent dans une rosée épaisse jusqu’en fin de matinée.
  • La fermeture qui approche. Selon les régions, les terrains ferment de la mi-octobre à la mi-novembre, et les dernières parties se jouent souvent sur un sol saturé par les pluies d’automne, avec des feuilles mortes humides dans les allées. C’est exactement le genre de journée où les critiques recommandent des crampons.
  • Le printemps détrempé. À la réouverture d’avril ou de mai, la fonte laisse un sol mou, parfois spongieux dans les bas-fonds, et plusieurs clubs imposent des voiturettes sur les sentiers seulement. On marche plus, souvent sur l’asphalte, ce qui use les picots ; et on joue sur un gazon où la semelle moulée ne pénètre pas.
  • Les parcours vallonnés. Dans les Laurentides, en Estrie, dans Charlevoix ou dans l’Outaouais, bien des terrains sont construits à flanc de montagne : les coups en pente et les montées vers le tertre suivant éprouvent le rebord de la semelle bien plus qu’une allée plate de la plaine de Montréal. Les ponceaux et passerelles de bois, nombreux près des ruisseaux, glissent pour toutes les semelles, crampons ou pas.

Pour acheter, on trouve ces modèles au Québec par les mêmes canaux que le reste de l’équipement : grandes surfaces de golf, magasins de sport, pro-shops des clubs, détaillants canadiens en ligne et boutiques des fabricants. Le magasin a un avantage net pour deux de ces souliers : le Clone, dont les versions à crampons et sans crampons se confondent, et le C5, vendu en pointures européennes qu’il vaut mieux essayer. Fin octobre, les soldes de fin de saison peuvent faire baisser les prix du tableau ; vérifiez quand même la politique de retour, puisque vous ne jouerez peut-être pas avant le printemps.

Au-delà de la garantie d’étanchéité du fabricant, la Loi sur la protection du consommateur du Québec prévoit une garantie légale : un bien doit servir à l’usage auquel il est destiné, pendant une durée raisonnable compte tenu de son prix et de ses conditions d’utilisation. Un soulier imperméable de 300 $ qui prend l’eau après une seule saison peut relever de cette garantie, même une fois celle du fabricant expirée. L’Office de la protection du consommateur explique la marche à suivre ; gardez votre facture et notez la date où le problème est apparu.

Quand garder une paire à crampons

Sur ce point, joueurs et critiques s’entendent mieux que sur n’importe quel autre. Les crampons restent le meilleur choix :

  • si vous jouez sous la pluie, et pas seulement après ;
  • si votre terrain est vallonné et que vous le marchez le matin, au printemps et à l’automne ;
  • si vous faites les tournois de fermeture fin octobre ou les premières parties d’avril, sur sol mou ;
  • si votre pied arrière glisse déjà par temps sec quand vous frappez fort.

L’inverse est tout aussi clair. En plein été, sur un sol ferme, avec une voiturette et des parties en après-midi, n’importe lequel des quatre a plus d’adhérence que le terrain n’en demande. Bien des golfeurs québécois finissent d’ailleurs avec deux paires : sans crampons de juin à septembre, crampons pour les deux bouts de la saison.

Garder l’adhérence d’une paire sans crampons

  • Nettoyez la semelle pendant la partie. Un té passé entre les picots au 3e trou, quand la rosée colle les rognures, redonne plus d’accroche que n’importe quel nouveau modèle.
  • Surveillez les picots sous l’avant du pied arrière. Quand leurs arêtes sont arrondies, le soulier a perdu l’essentiel de son adhérence sur herbe mouillée, même s’il paraît neuf.
  • Épargnez-leur l’asphalte. Conduire en souliers de golf et traverser chaque fois quelques centaines de verges de stationnement et de sentier pavé use les semelles bien avant la fin de la garantie.
  • Faites sécher sans chaleur. Après une partie détrempée, retirez la semelle intérieure, bourrez de papier journal et laissez sécher loin de la plinthe électrique : la chaleur directe fatigue les colles et les membranes.
  • Rangez-les propres pour l’hiver. Une paire remisée en novembre avec de la boue séchée entre les picots repart mal en mai.

Un soulier sans crampons de 2026 tient bien mieux un matin de rosée que ses prédécesseurs. Il reste un compromis, et ceux qui le portent sont les premiers à dire où il s’arrête : sur une pente mouillée, au bord du vert, quand le coup roulé pour la normale se joue dans le givre qui fond.

Comment cette page a été faite

Présentation de produits et lecture d’opinions publiques, pas un essai : personne chez Panxis Golf n’a porté ces souliers ni mesuré leur adhérence. Les caractéristiques viennent des documents publiés par les fabricants pour chaque modèle (FootJoy pour le Pro/SL, ECCO pour le BIOM C5, adidas pour le CODECHAOS 27, Under Armour pour le Drive Pro Clone sans crampons), tels qu’ils apparaissent sur les pages des marques et chez des détaillants autorisés.

Les prix ont été relevés le 25 octobre 2026, en dollars canadiens et avant taxes : chez Canadian Pro Shop Online (canadianproshoponline.com) pour le FootJoy Pro/SL à lacets, l’adidas CODECHAOS 27 à lacets et BOA et l’Under Armour Drive Pro Clone Spikeless, et chez Partee Golf (parteegolf.ca) pour l’ECCO BIOM C5 BOA. Le même jour, les pages de Golf Town et de Golf Avenue, ainsi que les sites canadiens de FootJoy, d’ECCO et d’adidas, ont refusé l’accès ; aucun prix canadien vérifiable n’a été trouvé pour l’ECCO BIOM C5 à lacets ni pour le Pro/SL BOA. La garantie d’étanchéité du Pro/SL (deux ans) et du Clone (un an) est celle indiquée sur les fiches canadiennes ; celle du CODECHAOS 27 (un an) vient de détaillants américains. Aucun prix n’a été converti d’une autre devise. Les montants taxes comprises appliquent la TPS de 5 % et la TVQ de 9,975 %. Les prix changent souvent.

Les avis ont été lus dans les critiques publiées par Inside Golf, GolfMagic, Golfalot, Today’s Golfer, Golf Monthly et MyGolfSpy, dans des fils de propriétaires sur des forums anglophones et dans des avis de clients de détaillants ; aucune discussion québécoise n’a été trouvée. Personne n’est cité nommément, rien n’est compté, et aucune impression n’est présentée comme une statistique. Aucun lien commercial, aucune affiliation, aucune commission. Si un contenu de ce site est un jour payé par une marque, il portera une mention publicitaire en tête de page, avant la première ligne.

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