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Technique

Jouer dans le vent et la pluie : choix de bâton et trajectoires

Mains sèches, deux bâtons de plus contre le vent, et viser dans le vent latéral au lieu de lutter contre lui.

La rédaction Panxis Golf · · 3 min
Deux joueurs traversent un fairway sous un parapluie, ciel bas.
Garder les mains sèches : tout le reste en découle. — Photo Martin Magnemyr / Pexels

Le vent et la pluie ne sont pas des conditions exceptionnelles au Québec, c’est la moitié de la saison. Les golfeurs qui marquent dans ces conditions ne sont pas plus courageux : ils ont fait trois ajustements que les autres n’ont pas faits.

Garder les mains sèches

Le lien entre la main et la prise est le point de rupture du golf sous la pluie. Emportez deux gants de rechange dans un sac étanche, ou des gants de pluie, qui adhèrent mieux mouillés que secs. Gardez une serviette sèche à l’intérieur du sac et une autre à l’extérieur pour la face des bâtons.

Le parapluie est pour le sac, pas pour vous. Posez-le au-dessus des bâtons entre les coups et vos prises restent utilisables.

Contre le vent : plus de bâton, moins d’effort

Forcer contre le vent ajoute de l’effet, l’effet fait monter la balle, et une balle qui monte contre le vent tombe court. Prenez deux bâtons de plus, descendez un peu sur la prise et frappez aux trois quarts, balle légèrement reculée.

Vent dans le dos, la balle vole plus loin et s’arrête moins : visez court de la cible et laissez rouler.

Vent de côté : viser dedans, pas contre

L’instinct est de tenir la balle contre le vent latéral, ce qui demande un coup que peu d’amateurs répètent. Visez dans le vent et laissez-le ramener la balle, en acceptant une fenêtre d’une vingtaine de mètres plutôt qu’une cible précise.

Sur les terrains dégagés du Québec, cet ajustement seul économise plus de coups que n’importe quelle correction technique.

Ce que la pluie fait à la balle

Une allée détrempée ne donne aucun roulement : votre coup de départ s’arrête où il tombe, et vous jouez donc un terrain plus long que ne l’indique la carte. L’eau entre la face et la balle réduit l’effet sur les coups pleins, si bien que les approches volent plus loin et arrivent plus vite, puis s’arrêtent net sur des verts mous.

Le contrôle de distance devient donc plus difficile dans les deux sens. Visez le centre du vert et prenez vos deux coups roulés.

Le choix du bâton sur sol mouillé

La balle s’enfonce dans une allée mouillée, ce qui rend les longs fers et les bois de parcours difficiles et les hybrides faciles. Prenez un bâton de plus et frappez à quatre-vingts pour cent : une frappe propre depuis une position mouillée vaut mieux qu’un élan complet qui prend du gazon d’abord.

Autour des verts, le jeu au sol ne fonctionne plus : cochez jusqu’au drapeau plutôt que d’atterrir court en espérant du roulement.

La moitié mentale

Tout le monde dans le quatuor joue la même météo. Ajustez la cible plutôt que l’effort : sous la pluie et le vent, jouer son facteur de handicap est une bonne journée. Visez le centre des verts, acceptez les boguey, et laissez les autres courir après.

Quand arrêter

De l’eau stagnante sur les verts, un orage à portée d’oreille, ou un terrain qui passe en règle « lever, nettoyer, placer » sont des signaux, pas des défis. Téléphonez au chalet avant de partir un matin douteux : un terrain jouable à neuf heures peut être sous l’eau à onze.

L’équipement qui mérite sa place

  • Des gants de pluie, ou deux gants de rechange dans un sac étanche.
  • Deux serviettes, dont une gardée au sec dans le sac.
  • Des imperméables dans lesquels on peut réellement s’élancer.
  • Un couvre-sac, et des crampons encore mordants.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les détaillants cités et ne perçoit rien sur vos achats.

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