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Technique

Golf en altitude : pourquoi la balle vole plus loin à Crans et à Verbier

Deux pour cent de portée en plus par 300 mètres d'altitude, mais pas sur tous les clubs : comment adapter son jeu entre 1'500 et 1'700 mètres.

La rédaction Panxis Golf · · 4 min
Alpiner Golfplatz mit Weiher, umgeben von Weiden und Wald.
Illustration. Ein Bergplatz auf über 1'000 Metern. — Foto בידל הפייטן / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

À Crans-Montana, à Verbier et à Villars, la balle vole plus loin, et ce n’est pas une impression. Entre 1’500 et 1’700 mètres, l’air est nettement moins dense et la balle rencontre moins de résistance. Le problème n’est pas le gain, c’est de savoir de combien, et sur quels clubs.

La règle des 2 % par 300 mètres

Point de départ : environ deux pour cent de portée en plus par tranche de 300 mètres d’altitude. À 1’500 mètres, cela fait une dizaine de pour cent par rapport à la plaine ; à 1’700 mètres, un peu davantage. Cent cinquante mètres de portée deviennent environ cent soixante-cinq.

C’est une valeur de départ, pas une loi. La température, l’humidité et surtout le vent des vallées alpines déplacent le résultat dans les deux sens. Qui s’en sert d’excuse après un mauvais coup l’a mal comprise.

Tous les clubs ne gagnent pas la même chose

L’effet dépend du temps de vol. Un coup qui reste longtemps en l’air en profite davantage qu’un coup bas et court. Concrètement : le driver et les longs fers gagnent le plus, les fers courts et les wedges presque rien, et le putting ne change pas.

Conséquence pratique à Crans ou à Villars : appliquez le gain complet au driver, presque aucun aux wedges. Qui retire un club partout se retrouve derrière le green avec un pitching wedge.

Le dénivelé compte plus que l’altitude

Sur un parcours de montagne, un coup en montée vous coûte plus de mètres que l’altitude ne vous en offre. Sur vingt mètres de dénivelé positif, la perte dépasse largement les dix pour cent d’air moins dense. La carte de parcours n’aide pas : elle donne la distance horizontale.

Un télémètre avec correction de pente vaut donc mieux que n’importe quelle règle de calcul. En compétition, cette fonction n’est pas admise partout : vérifiez la règle locale.

Ce que l’altitude fait au corps

Dix-huit trous à 1’600 mètres fatiguent plus que dix-huit trous en plaine, et cela se sent à partir du douzième. Buvez davantage que d’habitude, emportez de quoi manger, et ne programmez pas la première partie le jour de l’arrivée.

Le soleil est le second point : à cette altitude, l’exposition aux ultraviolets est nettement plus forte qu’en plaine. Crème solaire et couvre-chef relèvent ici de l’équipement, pas du confort.

Les parcours où cela se vérifie

  • Crans-sur-Sierre, sur le plateau de Crans-Montana à environ 1’500 mètres : le parcours Severiano Ballesteros en dix-huit trous, le Jack Nicklaus en neuf trous, et le Noas, neuf trous plus bas dans la station, ouvert presque toute l’année.
  • Verbier, à 1’531 mètres, avec les parcours des Esserts et des Moulins, ouverts de mai à novembre selon l’enneigement.
  • Villars, fondé en 1922, sur un plateau exposé au sud à 1’660 mètres : dix-huit trous en par 69 sur 5’288 mètres.
  • Engadin Samedan, à 1’700 mètres : le plus ancien club de Suisse, fondé en 1893, avec deux parcours de dix-huit trous en par 72.

Comment aborder le premier tour

Jouez-le sans compter les points. Notez plutôt, à chaque coup plein, la distance réellement parcourue. Après dix-huit trous, vous disposez d’un tableau personnel qui vaut mieux que toutes les règles, parce qu’il contient votre trajectoire de balle et non celle d’un joueur moyen.

Le deuxième tour se joue avec ce tableau, et avec l’idée que le vent, dans une vallée alpine, change de direction en deux trous.

Où réserver

Vérifiez l’ouverture avant de partir : en montagne, c’est la neige qui fixe le début de saison, pas le calendrier. Les green fees d’altitude en haute saison dépassent nettement ceux de la plaine ; faites-vous confirmer le montant en francs au moment de réserver.

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