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Wedges 2026 : prix en France, reproches des joueurs et quel rebond pour l’argile ou les links

De 189 € à 242,10 € le club : en France, les cinq wedges du moment coûtent presque la même chose. La différence tient au nombre de semelles, aux finitions qui rouillent et au terrain : un fairway argileux gorgé d'eau en hiver ne réclame pas le même rebond qu'un links normand sec et ras.

La rédaction Panxis Golf, desk France (Camille Laurent) · · 13 min
Un golfeur sort la balle d'un bunker au wedge, dans une gerbe de sable, en fin de journée
Photo cottonbro studio / Pexels

En bref

  • En octobre 2026 chez un détaillant français : Cleveland RTZ 2 à 189 €, Vokey SM11 à 198 €, TaylorMade MG5 et Ping s259 à 206,10 €, Callaway Opus SP+ à 242,10 €.
  • Titleist propose 27 combinaisons de loft et de semelle, Ping 25 ; l'Opus SP+ se limite à quatre lofts et trois semelles.
  • Sur sol argileux détrempé, un rebond de 10 degrés et plus aide ; sur les links bretons et normands, une semelle meulée à faible rebond.
  • Reproches récurrents : un SM11 proche du SM10, un dos de MG5 chargé, l'insert du s259, peu de semelles RTZ 2 pour les gauchers et le prix du Callaway.

Entre 189 € et 242,10 € le wedge : c’est ce que demande cet automne un détaillant français pour les cinq modèles qui se partagent le rayon des petits fers, le Cleveland RTZ 2, le Titleist Vokey SM11, le TaylorMade MG5, le Ping s259 et le Callaway Opus SP+. À une trentaine d’euros près, ils coûtent la même chose. Ce qui les distingue se joue ailleurs : le nombre de semelles proposées, la finition qui rouille ou se raye, et la façon dont chaque tête se comporte sur un fairway gorgé d’eau en janvier ou sur un links breton sec et ventilé. Cette page rassemble ce que publient les fabricants, les prix relevés en France en octobre 2026 et les éloges comme les reproches qui reviennent chez les joueurs. Ce n’est pas un essai : personne chez Panxis Golf n’a frappé ces wedges.

Le rebond et la semelle, avant la marque

Deux mots reviennent sur toutes les fiches techniques. Le rebond (bounce) est l’angle entre le bord d’attaque et le point le plus bas de la semelle. Titleist range de 4 à 6 degrés dans les rebonds faibles, de 7 à 10 dans les moyens, au-delà de 10 dans les forts. Un rebond faible laisse le bord d’attaque passer sous une balle posée sur un sol dur et ras ; un rebond fort empêche le club de s’enfoncer dans un sable lourd ou une herbe détrempée, et pardonne un swing qui attaque la balle de haut.

Le grind, c’est la forme donnée à la semelle : la quantité de métal retirée au talon, à la pointe et à l’arrière. Plus la semelle est meulée, plus le rebond effectif baisse quand on ouvre la face, ce qui permet de lever une balle haute et douce sans que le bord d’attaque ne se relève trop. Choisir un grind, c’est donc choisir en fonction de son geste et de son terrain autant que du loft. Le même 56 degrés ne conviendra pas forcément à un joueur d’un parcours de l’Essonne en février et à celui qui joue toute l’année sur la côte landaise.

Cleveland RTZ 2 : le dernier arrivé, le moins cher

Ce qu’annonce Cleveland. Ouvert en précommande le 4 août 2026, le RTZ 2 succède au premier RTZ. La tête est en Z-Alloy, l’alliage maison, avec un col à cœur allégé que Cleveland ajuste désormais loft par loft (ZipCore iQ), une texture de face HydraZip et des rainures UltiZip. La gamme va de 46 à 64 degrés et compte cinq semelles : Low, Mid, Full, une version à face pleine baptisée Adapt et la 588, nom repris des anciens Tour Action de la marque. Trois finitions existent : Tour Satin, Black Satin et une version brute, Tour Rack.

Le prix en France ce mois-ci. 189 € en acier, en Tour Satin comme en Black Satin, sans remise affichée, gaucher compris. Le premier RTZ est encore en rayon, à 170,10 € au lieu de 189 € : un écart de moins de 20 € qui ne justifie pas de choisir l’ancien modèle par économie.

Titleist Vokey SM11 : le plus large choix de semelles

Ce qu’annonce Titleist. En magasin depuis le 20 février 2026, le SM11 remplace le SM10. Il se décline en 27 combinaisons de loft, de rebond et de grind, réparties sur six semelles : F, S, M, D, K et T. Les 58 et 60 degrés existent en six versions, de la T à 4 degrés de rebond, pensée pour les sols fermes et les faces ouvertes, à la K, large et très rebondissante, dont le rebond passe de 14 à 12 degrés par rapport au SM10. Titleist dit avoir conservé le même centre de gravité pour toutes les semelles d’un même loft, taillé trois profils de rainures selon le loft et appliqué aux arêtes des rainures un traitement thermique qui doublerait leur durabilité. Finitions : Tour Chrome, Nickel et un nouveau Jet Black ; la version Raw, non traitée, se commande sur mesure.

Le prix en France ce mois-ci. 198 € au lieu de 220 €, en acier comme en graphite, quelle que soit la finition standard. Une version femme est proposée au même prix. Le modèle était annoncé en expédition à partir du 15 octobre.

TaylorMade MG5 : premier Milled Grind forgé

Ce qu’annonce TaylorMade. Sorti le 4 septembre 2025, le MG5 reste en octobre 2026 le wedge actuel de la marque ; aucun MG6 n’a été annoncé. C’est le premier Milled Grind forgé, en acier au carbone doux. La face est laissée brute, avec une texture « Spin Tread » qui doit évacuer l’eau : TaylorMade revendique 13 % d’effet en plus que le MG4 par temps humide. Six semelles sont au catalogue (LB, SC, SB, la nouvelle SX, HB et TW), de 46 à 60 degrés, en Satin Chrome ou en Charcoal, une teinte sombre. Le manche acier d’origine est le Dynamic Gold Tour Issue 115. Pour la semelle SB, la fiche technique affichée par le détaillant donne 9 degrés de rebond de 46 à 52 degrés, 12 degrés à 54 et 56, 10 degrés à 58 et 60.

Le prix en France ce mois-ci. 206,10 € au lieu de 229 €, en chrome comme en Charcoal, et au même prix avec un manche graphite.

Ping s259 : un insert plus grand, un fitting demandé

Ce qu’annonce Ping. Le s259 a remplacé le s159 le 13 janvier 2026. Ping annonce 25 combinaisons de 46 à 62 degrés sur six semelles, S, W, H, E, T et B, le rebond figurant dans le nom (T-6, S-12, W-14…). La tête est coulée en acier 8620, avec des rainures MicroMax plus serrées à partir de 54 degrés, une face microbillée et un insert en élastomère agrandi au dos. Le grip Dyla-Grip est allongé de trois quarts de pouce, environ 2 cm, pour descendre les mains sur le manche. Deux finitions : Hydropearl 2.0 Chrome et Midnight, sombre. Le manche acier d’origine est le Z-Z115 de Ping.

Le prix en France ce mois-ci. 206,10 € au lieu de 229 € en acier, en chrome comme en Midnight ; 215,10 € au lieu de 239 € en graphite Alta CB. Particularité de la fiche consultée : il faut indiquer si l’on a fait un fitting Ping en face à face avant d’ajouter le club au panier.

Callaway Opus SP+ : la gamme la plus courte, le prix le plus haut

Ce qu’annonce Callaway. Arrivé le 6 mars 2026, l’Opus SP+ complète l’Opus SP de 2025 sans le remplacer. La gamme est resserrée : 54, 56, 58 et 60 degrés, trois semelles, Z (8 degrés de rebond), S (10) et X (12, absente en 54). La tête est construite en trois pièces, une face moulée par injection, un corps en acier 8620 coulé et du tungstène placé haut. Callaway parle d’une « Spin Pocket » plus grande de 25 % que sur le SP, censée remonter le centre de gravité pour une trajectoire plus basse. Finition chrome, manche Dynamic Gold S200.

Le prix en France ce mois-ci. 242,10 € au lieu de 269 €. L’Opus SP de 2025, lui, est affiché 179,10 € au lieu de 199 € : c’est la seule façon de rester chez Callaway sous la barre des 200 €.

Le tableau des cinq

Wedge Sortie Lofts Semelles Prix relevé, octobre 2026 Prix catalogue
Cleveland RTZ 2 août 2026 46 à 64° 5 189 € 189 €
Titleist Vokey SM11 février 2026 44 à 62° 6 (27 combinaisons) 198 € 220 €
TaylorMade MG5 septembre 2025 46 à 60° 6 206,10 € 229 €
Ping s259 (acier) janvier 2026 46 à 62° 6 (25 combinaisons) 206,10 € 229 €
Callaway Opus SP+ mars 2026 54 à 60° 3 242,10 € 269 €

Quatre modèles tiennent dans une fourchette de 17 €, et le Callaway coûte une quarantaine d’euros de plus que la moyenne. Aucun prix d’occasion vérifié n’a été relevé en France ce mois-ci : la seconde main existe, mais nous n’avons pas trouvé d’annonce lisible et datée pour ces cinq modèles.

Ce qu’en disent les joueurs

Les forums francophones parlent peu de ces wedges dans le détail, et les fiches produit françaises consultées ne portaient aucun avis client. Les thèmes ci-dessous viennent donc surtout de forums et d’essais anglophones. Ce sont des impressions qui reviennent, pas un sondage.

Cleveland RTZ 2. On salue le retour de la semelle 588, un toucher doux qui renseigne bien sur le point d’impact, et un effet élevé même sur les coups un peu décentrés, d’après l’essai de Plugged In Golf. On lui reproche un choix limité pour les gauchers, l’absence de semelle Full sous le sand wedge pour les droitiers, un son qui durcit sur les coups franchement manqués, et une allure presque inchangée par rapport au premier RTZ. Le modèle a deux mois : personne n’a encore de recul sur l’usure de ses rainures.

Titleist Vokey SM11. Les éloges portent sur une ligne et une finition très propres à l’adresse, une trajectoire plus basse et mieux tenue, et un éventail de semelles qu’aucune autre marque n’égale. Les critiques : une évolution jugée minime depuis plusieurs générations, au point que certains disent aller voir ailleurs ; un badge brillant et un lettrage « Vokey Design » jugés envahissants ; des têtes signalées plus lourdes que celles du SM10, ce qui compte pour qui fait monter ses wedges à un poids de swing précis ; enfin les finitions Raw et Jet Black, qui finissent par rouiller.

TaylorMade MG5. Les joueurs relèvent un toucher plus plein et plus doux que celui du MG4, moins de vibrations sur les coups gras, et beaucoup d’effet. En face, un logo imposant et un dos chargé, une semelle TW à 60 degrés qui rebondit davantage au talon, et une sensation que certains placent un cran sous celle du Vokey. Golfalot ajoute que le prix est élevé pour une évolution plutôt qu’une révolution. Un fil de discussion très documenté rapporte un loft et un lie mesurés hors tolérance par un fitter : un seul cas, pas une tendance, mais une bonne raison de faire contrôler tout wedge neuf.

Ping s259. On apprécie un toucher très doux, un son court, un bon effet dans l’herbe mouillée ou couverte de rosée, et une semelle S polyvalente. On lui reproche l’insert noir au dos, que certains trouvent mal aligné avec la semelle, une semelle S que d’autres trouvent « accrocheuse » dans l’herbe, une trajectoire jugée moins facile à doser que celle d’un Vokey, et l’usure de la finition Midnight. Ping a assuré à Plugged In Golf que la couleur ne s’efface pas de la face.

Callaway Opus SP+. National Club Golfer lui accorde 4,5 sur 5, avec une allure inspirée du circuit, un bon toucher et beaucoup d’effet en bunker et autour du green. Les joueurs décrivent une face moins « chaude » que sur les anciens Callaway. Le prix est le reproche principal, y compris dans cet essai, et la tête en goutte d’eau, avec des rainures décalées vers le talon, en gêne certains à l’adresse. Les avis restent peu nombreux.

Pour un jugement mesuré plutôt que des impressions, lisez les essais indépendants : National Club Golfer sur le SM11, Plugged In Golf sur le RTZ 2, Golfalot sur le MG5, Plugged In Golf sur le s259 et National Club Golfer sur l’Opus SP+.

Où choisir son wedge en France, selon le terrain

Les parcours sur sol argileux. Une bonne partie des golfs du Bassin parisien, du Centre ou de l’Est reposent sur des terres lourdes qui restent détrempées de novembre à mars. Sur ces fairways spongieux, un bord d’attaque tranchant s’enfonce au moindre coup un peu gras. Un rebond moyen à fort, 10 degrés et plus, avec une semelle assez large, rend l’hiver plus supportable. Beaucoup de joueurs gardent pour la saison froide un sand wedge plus rebondissant que celui de l’été.

Les links et parcours de bord de mer. Sur les links de Bretagne et de Normandie, le sol sablonneux draine vite, le vent sèche l’herbe et les lies deviennent fermes et ras dès le printemps. C’est là qu’un rebond faible et une semelle meulée au talon, du type T chez Titleist, T-6 chez Ping ou 588 chez Cleveland, montrent leur intérêt, à condition de savoir ouvrir la face. Le bon geste y est souvent un petit coup roulant plutôt qu’une balle levée.

Le sable des bunkers. Il varie d’un club à l’autre, du sable fin et aérien qui réclame du rebond au sable compact, voire tassé par la pluie, où un rebond trop fort fait rebondir le club sur la balle. Demandez au pro ce que contiennent vos bunkers avant de choisir.

Les journées démo des marques. Les grandes marques organisent des journées d’essai dans les golfs, souvent au printemps et en fin de saison. C’est le meilleur moment pour frapper deux semelles du même loft sur l’herbe de votre parcours et depuis vos bunkers, ce qu’aucun tapis ne permet. Le pro-shop de votre club en connaît le calendrier.

Le pro-shop et les magasins avec studio de fitting. Le pro de votre club connaît votre terrain et votre swing, et peut commander n’importe lequel de ces modèles dans le loft et la semelle voulus. Les magasins spécialisés avec studio de fitting permettent de comparer les cinq marques le même jour ; demandez si le studio dispose d’un bac à sable, car un tapis efface la différence entre un rebond fort et un rebond faible. Profitez-en pour faire vérifier loft et lie du wedge neuf : c’est rapide et cela règle la question des clubs hors tolérance soulevée sur les forums.

L’occasion. Un wedge d’occasion se juge à ses rainures plus qu’à son année. Passez l’ongle dans les rainures de la zone d’impact : si elles sont lisses et arrondies, le club a perdu l’essentiel de ce qui fait sa valeur.

Les rainures s’usent, la règle de 2010 ne change pas

Le reproche le plus fréquent ne concerne aucun modèle en particulier : les rainures s’usent. Titleist conseille de vérifier ses wedges vers 75 parties et a publié les mesures d’un robot sur un ancien modèle, environ 8 500 tours par minute neuf contre 7 400 après 75 parties. Un joueur qui travaille ses sorties de bunker chaque semaine y arrivera plus vite. C’est une meilleure raison de changer son sand wedge que l’année gravée dessus.

Depuis le 1er janvier 2010, les nouveaux modèles de clubs doivent respecter les limites fixées par le R&A et l’USGA sur le volume des rainures et le tranchant de leurs arêtes. Les wedges plus anciens restent conformes pour le jeu courant, en partie amicale comme dans la plupart des compétitions de club ; seules les épreuves de haut niveau qui appliquent la règle locale sur les rainures imposent les nouvelles normes. Les cinq wedges présentés ici sont conformes.

Pour décider

Commencez par votre terrain et votre geste, la marque viendra après. Jouez-vous surtout sur un sol lourd ou sur un sol ferme ? Ouvrez-vous la face autour du green ? Prenez-vous beaucoup de terre ? Avec ces trois réponses, un fitter vous orientera vers deux ou trois semelles à comparer dans le même loft. Si vos wedges ont moins de deux ans et des rainures nettes, un modèle 2026 changera peu de choses. Si vous jouez plusieurs fois par semaine et que les faces sont lisses, un sand wedge neuf est l’amélioration la moins chère de votre sac. Et si le budget compte, le premier RTZ et l’Opus SP de 2025 restent en rayon pour moins de 180 €.

Comment cette page a été faite

C’est une présentation de produits et une lecture d’avis publics, pas un essai : personne chez Panxis Golf n’a frappé ces wedges. Les caractéristiques et dates de lancement viennent des fabricants, lues sur la page du s259 chez Ping ou telles que rapportées à leur sortie par le PGA Tour et Golfalot (SM11), Golfalot et Plugged In Golf (RTZ 2), Golf.com et Golfalot (MG5), Golf.com et National Club Golfer (Opus SP+), Golf Business News (s259). Les rebonds de la semelle SB du MG5 et le manche de l’Opus SP+ viennent de la fiche technique affichée par le détaillant. La longueur du grip Ping a été convertie des pouces en centimètres.

Les prix ont été relevés le 15 octobre 2026, en euros, sur golfplus.fr (Golf Plus), pour la version droitier en acier sauf mention contraire ; le prix catalogue est celui que le détaillant indique avant sa remise. Aucun prix n’a été converti depuis une autre devise, et aucun prix d’occasion vérifié n’a été trouvé en France. Les prix changent souvent.

Les avis des joueurs ont été lus, en anglais, sur les forums GolfWRX et MyGolfSpy, le fil d’avis officiel de Titleist sur le SM11 et The Hackers Paradise, souvent sous forme d’extraits affichés par les moteurs de recherche, ces pages nous ayant refusé l’accès ; nous n’avons gardé que les thèmes revenus à plusieurs endroits ou confirmés par un essai publié (National Club Golfer, Plugged In Golf, Golfalot). Une recherche sur les forums francophones n’a rien donné d’exploitable. Personne n’est cité nommément, rien n’est compté, aucune impression n’est présentée comme une statistique. Les chiffres d’usure des rainures viennent des recommandations de Titleist rapportées par National Club Golfer. Aucun lien commercial, aucune affiliation, aucune commission. Si un contenu de ce site est un jour payé par une marque, il portera une mention publicitaire en tête de page, avant la première ligne.

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