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Tournois

Être bénévole sur un tournoi vaut mieux qu’un billet

Une accréditation de bénévole coûte moins qu'un billet de journée et vous place une semaine à l'intérieur des cordes. Le marqueur voit tous les layups que la télévision ne montre jamais.

La rédaction Panxis Golf, desk France (Julien Moreau) · · 7 min
Bénévole en casquette sur un tournoi de golf
Photo Jopwell / Pexels

En bref

  • Porteur de panneau et marqueur sont les postes dans les cordes, et ils partent en premier.
  • La participation couvre en général tenue, accréditation, parking et repas.
  • Comptez trois ou quatre vacations de cinq à six heures, souvent avant le jour.
  • Les inscriptions ouvrent l'hiver pour les épreuves d'été.
  • Les championnats de ligue manquent de bénévoles bien plus que les tournois pros.

Tous les tournois professionnels tournent grâce aux bénévoles, souvent plusieurs centaines, et presque aucun des golfeurs qui trouvent les billets chers n’y a jamais songé. Une semaine à l’intérieur des cordes coûte moins qu’un billet de week-end et apprend davantage que n’importe quelle place.

C’est aussi la partie la moins comprise de l’économie d’un tournoi. Les épreuves que vous regardez à la télévision sont tenues, dans tout ce que la caméra ne montre pas, par des licenciés de clubs voisins qui ont posé des jours de congé pour rester debout sous le soleil avec un panneau. Comprendre ce que recouvrent ces postes fait la différence entre une belle semaine et une semaine longue.

Ce que font réellement les bénévoles

Les commissaires de parcours tiennent le public, tiennent les cordes et lèvent le bras pour demander le silence avant un coup. C’est la commission la plus nombreuse et celle qui a le plus de postes ouverts, et l’endroit où l’on vous affecte change tout : une zone d’arrivée de drive sur un par 4 voit passer tout le champ, un point de traversée voit surtout des spectateurs.

Les porteurs de panneau marchent avec un match en affichant les scores. Vous êtes à l’intérieur des cordes pendant tout le tour, à quelques mètres de trois joueurs, et vous entendez tout. C’est le poste que tout le monde veut et le premier qui se remplit.

Les marqueurs relèvent chaque coup sur un boîtier relié au système de scoring en direct. C’est le plus exigeant des postes de première ligne, parce qu’une erreur apparaît instantanément sur un classement suivi par des milliers de gens, et c’est celui qui apprend le plus de golf.

Derrière ces trois-là se trouvent les commissions dont aucun spectateur ne soupçonne l’existence : le practice, les navettes et le transport, l’accueil, la billetterie, le recording, les services aux joueurs et aux caddies. Toutes sont nécessaires et toutes donnent une accréditation.

Ce que cela coûte et ce que cela donne

La plupart des épreuves demandent une participation qui couvre une tenue, en général un ou deux polos et une casquette, plus une accréditation pour toute la semaine, le parking et les repas des jours travaillés.

Cela revient en général à quelques dizaines d’euros, souvent moins de 50 €, c’est-à-dire moins qu’une journée de compétition, et l’accréditation permet souvent d’assister aux journées où l’on n’est pas de service. Vérifiez ce point précis auprès de l’organisation, ainsi que la présence éventuelle d’invitations pour accompagner quelqu’un.

Les montants et les contreparties varient d’un tournoi et d’une année à l’autre : lisez la page bénévoles de l’épreuve concernée plutôt que de vous fier à un chiffre général, y compris celui-ci.

L’engagement est réel

Comptez trois ou quatre vacations de cinq à six heures, souvent commencées avant le lever du jour pour les départs du matin. Tenir un poste de commissaire en juillet est physiquement fatigant, et un marqueur parcourt autant de kilomètres que les joueurs, parfois deux fois si on lui confie deux tours.

Qui s’inscrit en pensant passer une journée tranquille à regarder du golf s’inscrit pour autre chose. Vous verrez du golf remarquable, mais vous le verrez en travaillant, et le travail passe avant quand un spectateur enjambe une corde au mauvais moment.

Préparation pratique : des chaussures déjà faites, de la crème solaire, un chapeau qui tient au vent, et une bouteille. La plupart des organisations nourrissent leurs bénévoles, peu les nourrissent à l’heure qui arrange votre vacation.

Ce qu’un billet ne peut pas apprendre

Un marqueur voit tous les coups d’un match pendant dix-huit trous, y compris ceux que la télévision ne montre jamais : le layup, le manqué joué volontairement du bon côté, le wedge frappé loin du drapeau parce que le côté court est injouable. Voir un match prendre dix-huit décisions consécutives est une leçon de gestion de parcours qu’aucune retransmission ne donne, parce que la retransmission montre des résultats et que cela montre des intentions.

Les porteurs de panneau entendent les conversations. Pas la technique, dont on parle peu, mais le choix du club : le chiffre, le vent, la discussion sur le côté où manquer. C’est la partie du golf professionnel qui se transpose directement à un amateur.

Les commissaires ont la vue la moins intime et le recalibrage le plus utile : on voit jusqu’où part réellement un drive vraiment manqué, à quel point un mauvais coup paraît ordinaire à vingt mètres, et avec quel calme un professionnel encaisse un mauvais rebond. La plupart des amateurs sont surpris de trouver cela si normal.

Comment s’inscrire

Les sites des tournois ouvrent les inscriptions plusieurs mois à l’avance, en général l’hiver pour une épreuve d’été, et les postes de première ligne partent vite. Inscrivez-vous tôt, indiquez un premier et un second choix de commission, et signalez toute expérience d’arbitrage ou de scoring, ce qui vous fait remonter dans la liste.

Le bouche-à-oreille compte : un bénévole qui revient et dont on est content est placé avant un inconnu. Si une épreuve passe près de chez vous chaque année, parlez à un bénévole cette année et inscrivez-vous dès l’ouverture pour l’année suivante.

Attendez-vous à une formation courte, souvent en ligne avec une partie sur place dans la semaine précédente. Prenez-la au sérieux : les situations de règles que vous rencontrerez sont peu nombreuses et la formation les couvre.

C’est aussi comme cela que tourne le golf amateur

Les championnats de ligue et de France amateurs sont tenus presque entièrement par des bénévoles de clubs, et ils manquent d’arbitres, de starters et de marqueurs bien plus urgemment que les épreuves professionnelles, qui ont souvent une liste d’attente.

En faire un est la façon la plus rapide d’apprendre les règles pour de bon, et c’est la version avec le bénéfice le plus direct sur votre propre golf, puisque vous passerez trois jours à regarder de très bons amateurs gérer un parcours que vous pourriez jouer vous-même.

Où s’inscrire en France

Pour le professionnel, la page bénévoles de l’Open de France au Golf National et celle de l’Amundi Evian Championship ouvrent chaque année, généralement l’hiver, avec la liste des commissions, la participation demandée et les dates. Le Lacoste Ladies Open de France et les épreuves du circuit européen secondaire qui passent par la France recrutent de la même manière.

Pour l’amateur, votre ligue régionale publie son calendrier de championnats l’hiver, ainsi qu’un contact pour les officiels et les bénévoles. La ffgolf et les ligues organisent des formations d’arbitrage ouvertes aux licenciés, souvent l’hiver et à un tarif symbolique, et c’est la porte d’entrée si vous n’avez aucune expérience.

Votre propre club, enfin, a besoin de starters et de marqueurs pour ses compétitions internes toute la saison, et personne ne dit non à quelqu’un qui se propose.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les tournois, fédérations ou ligues cités.

À faire une fois

  • Repérez le prochain tournoi professionnel ou championnat régional à distance raisonnable et la date d’ouverture des inscriptions.
  • Inscrivez-vous tôt en demandant marqueur ou porteur de panneau, avec un second choix.
  • Suivez la formation et relisez les quatre ou cinq situations de règles que vous rencontrerez vraiment.
  • Prévoyez chaussures faites, crème solaire et bouteille : l’organisation fournit moins qu’on ne croit.
  • Si le tournoi professionnel est complet, proposez-vous au championnat de ligue. On vous dira oui.

Vous passerez une semaine plus près du golf de haut niveau que n’importe quel billet ne le permet, pour moins cher, en regardant plusieurs centaines de coups frappés par des gens qui font cela très bien.

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