Quel sac de golf pour votre façon de jouer
L'équipement auquel on pense le moins et qu'on emporte à chaque partie. Le poids si vous portez, la base et les séparateurs si vous roulez, et un demi-sac en second achat pour les neuf trous du soir.
En bref
- Le poids à vide compte : quatorze clubs et le reste ajoutent une dizaine de kilos.
- Seuls des séparateurs sur toute la hauteur empêchent les manches de s'emmêler.
- Quatre poches comptent. Les huit autres sont du marketing.
- La plupart des sacs sont déperlants, pas étanches : trouvez la housse avant d'en avoir besoin.
- Les sacs cassent aux sangles, puis au trépied, puis aux fermetures.
Le sac est l’équipement auquel les golfeurs pensent le moins et qu’ils emportent à chaque partie. Choisir le bon type est surtout une question de la façon dont vous vous déplacez sur le parcours, et se tromper coûte du confort à chaque trou pendant des années.
C’est aussi le seul achat où la fiche technique ne sert quasiment à rien. Ce qui compte, c’est le poids, la façon dont le harnais tombe sur les épaules, et si les fermetures fonctionnent encore la cinquième saison, et aucun des trois n’est imprimé sur l’étiquette.
Trois familles, et votre façon de jouer tranche
Un sac trépied pèse quelques kilos, tient debout tout seul quand on l’incline et se porte avec un double harnais. C’est le bon choix si vous marchez avec le sac sur le dos, et les modèles actuels acceptent quatorze clubs sans problème malgré leur légèreté.
Un sac chariot est plus lourd, offre beaucoup plus de rangements et a une base conçue pour tenir stable sur un chariot ou une voiturette. Il est fait pour rouler et non pour être porté dix-huit trous.
Un demi-sac contient six ou sept clubs, ne pèse presque rien, et fait un excellent second sac pour un neuf trous du soir ou une balade à quatre clubs. C’est l’achat le moins cher du golf qui change le plus la fréquence à laquelle on joue après le travail.
Décidez honnêtement laquelle des trois décrit votre golf. Beaucoup de joueurs suisses tirent un chariot bien plus souvent qu’ils ne portent, et achètent quand même un trépied.
Si vous portez, le poids est tout
Chaque kilo est porté sur huit kilomètres.
Regardez le poids à vide, en général publié, puis rappelez-vous ce qui rentre dedans : quatorze clubs, une douzaine de balles, un télémètre, une bouteille et une veste ajoutent une dizaine de kilos par-dessus. Un sac de deux kilos et un sac de trois ne sont pas la même chose au seizième trou.
Un double harnais répartit la charge sur les deux épaules et vaut plus que n’importe quelle ligne de la fiche technique. Vérifiez le système de réglage, parce que le sac doit se porter haut dans le dos plutôt que battre les jambes, et les réglages bon marché glissent.
Le mécanisme du trépied est l’autre point à regarder : il doit se déployer en dévers et ne pas se refermer sous le poids.
Si vous utilisez un chariot, regardez le haut et la base
Un sac chariot doit avoir une base stable sur le châssis, qui ne bascule pas quand le chariot passe un dévers, et un col assez large pour que les clubs ne s’emmêlent pas quand on en sort un.
Des séparateurs qui descendent sur toute la hauteur gardent les grips séparés et suppriment le bruit qui agace tout le monde. La hauteur totale est le point important : un col à quatorze compartiments avec un fond ouvert laisse les manches se croiser en dessous et ne sert à rien.
Vérifiez de quel côté sont les poches. Un sac est sanglé avec une face vers l’extérieur, et un sac dont les poches principales se retrouvent contre le chariot est une petite contrariété à chaque balle. Cherchez un passage de sangle à l’arrière, qui évite que la sangle ne recouvre les poches.
Les poches qui comptent
Une poche isotherme pour la bouteille, une grande poche pour le vêtement de pluie et un pull, une poche de valeurs qui ferme réellement et de préférence doublée, et un accès aux balles sans décrocher le sac.
Le reste est du marketing. Une poche à télémètre à l’avant est réellement utile parce que vous vous en servez quinze fois par partie ; douze petites poches ne le sont pas, parce que vous oublierez ce qu’il y a dans dix d’entre elles.
Un détail à vérifier : les poches sont-elles accessibles quand le sac est sur le dos ou sanglé sur un chariot. Plusieurs sacs par ailleurs corrects placent la bouteille à un endroit qui oblige à s’arrêter et à tout décrocher.
La pluie, honnêtement
Très peu de sacs sont vraiment étanches. La plupart sont déperlants, ce qui veut dire que le contenu prend l’humidité sous une pluie durable et se retrouve trempé après un après-midi breton.
Une housse de pluie, que la plupart des sacs incluent et que la plupart des joueurs laissent au garage, règle complètement le problème. Vérifiez que le vôtre en a une et rangez-la dans une poche en début de saison plutôt que de découvrir au quatrième trou qu’elle est restée à la maison.
Les sacs réellement étanches, à coutures soudées, existent et valent leur supplément si votre golf se joue au printemps sur le Plateau ou en montagne. Ailleurs, une housse et une serviette suffisent.
Ce qui dure et ce qui casse
Les sacs cassent aux points d’attache des sangles, au mécanisme du trépied et aux fermetures éclair, dans cet ordre.
Regardez comment les sangles sont fixées : cousues sur un panneau renforcé plutôt que rivetées à travers une seule épaisseur. Regardez les fermetures et demandez-vous si vous les manœuvreriez avec des mains froides ou mouillées, parce qu’une petite tirette en février est réellement pénible. Et ouvrez et refermez les pieds plusieurs fois en magasin.
Un sac qui tient cinq saisons est un bien meilleur achat qu’un sac plus joli qui en tient deux, et l’écart de prix est en général faible.
Le chariot électrique, qui change la décision
Le chariot, manuel ou électrique, est devenu l’option la plus répandue sur les parcours suisses, et il change le sac qu’il faut acheter.
Un sac trépied fonctionne sur un chariot mais se tient haut et bouge ; un sac chariot est conçu pour cela et emporte tout ce que vous laisseriez sinon à la voiture. Si vous achetez un chariot et un sac la même année, achetez le chariot d’abord et le sac assorti ensuite.
Deux vérifications pratiques : que le système de sangles du chariot corresponde à la base du sac, toutes les combinaisons ne tenant pas correctement, et que le chariot plié entre dans votre coffre à côté du sac. Les modèles à trois et à quatre roues diffèrent nettement sur ces deux points.
Où acheter en Suisse
Golfers Paradise et golfshop.ch exposent les sacs en magasin, ce qui compte parce qu’un sac doit être chargé et porté avant d’être jugé. Mettez-y des clubs, passez-le sur les deux épaules et marchez : le personnel y est habitué et cela prend deux minutes.
Ochsner Sport couvre l’entrée de gamme avec ses gammes propres, et c’est un choix parfaitement raisonnable pour un demi-sac ou un premier sac. Les modèles de la saison précédente sont souvent le même sac dans une autre couleur pour bien moins cher, et le pro-shop de votre club en a fréquemment dans un coin.
Pour un demi-sac ou un second sac chariot, l’occasion est sensée, puisque les sacs sont en général remplacés pour des raisons esthétiques plutôt que fonctionnelles.
Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec ces enseignes et ne touche aucune commission.
Avant d’acheter
- Décidez honnêtement si vous portez, tirez un chariot ou roulez : cela règle la catégorie.
- Essayez-le chargé de clubs, sur les deux épaules, en marchant dans le magasin.
- Vérifiez les points d’attache des sangles, le mécanisme du trépied et la taille des tirettes.
- Vérifiez que la housse de pluie est fournie, et rangez-la immédiatement dans une poche.
- Pensez au demi-sac comme second achat : c’est lui qui vous fait sortir pour neuf trous après le travail.
Un sac bien choisi est invisible pendant cinq ans. Un sac mal choisi est une petite contrariété dix-huit fois par partie.



