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Matériel

Wedges : lofts, bounce et altitude, puis le prix, de CHF 129.90 à 219.90 en Suisse romande

Un Vokey SM11 coûte CHF 219.90, un SM10 CHF 139.90. Le modèle compte moins que les lofts et le bounce, qui dépendent de votre pitching, de vos divots, du sol de votre parcours et de l'altitude à laquelle vous jouez.

La rédaction Panxis Golf, desk Suisse romande (Loïc Chappuis) · · 9 min
Semelle d'un club posée derrière la balle sur le gazon
Photo Kampus Production / Pexels

En bref

  • Le loft réel du pitching wedge, lu sur la fiche du fabricant, commande tous les autres choix.
  • Quatre à six degrés entre deux wedges ; trois wedges suffisent à la plupart des joueurs.
  • Bounce faible sur sol dur, moyen comme choix polyvalent, élevé sur sol mou et sable profond.
  • À 1'500 mètres, la balle vole environ 6 % plus loin : les écarts entre wedges s'élargissent.
  • La génération précédente coûte 65 à 80 francs de moins ; en important, la TVA s'applique dès 150 francs de marchandises.

Sur la boutique en ligne d’un détaillant suisse, deux générations du même wedge Titleist se côtoient cette saison. Le Vokey SM11 est affiché CHF 219.90, le SM10 CHF 139.90. Même famille, même usage, 80 francs d’écart. Chez TaylorMade, le MG5 Chrome est à CHF 214.90 et le MG4 à CHF 139.90 ; chez Ping, le S259 à CHF 214.90 et le S159 Chrome à CHF 149.90. Pour qui achète des wedges, la question du modèle est donc la plus facile à régler. Les vraies décisions sont ailleurs : combien de wedges, quels lofts, quel bounce.

Ces décisions se prennent avec quelques chiffres gravés sur la semelle et un regard honnête sur votre sac, votre swing et les parcours que vous jouez, du bord du Léman aux stations valaisannes. Voici la méthode, dans l’ordre où il faut la suivre.

Première question : que vaut votre pitching wedge ?

Tout part du club le plus ouvert de votre série de fers. La lettre P gravée sur la tête ne dit rien de son loft réel. Cherchez la fiche technique du fabricant pour votre modèle et son année : c’est le seul chiffre fiable.

Beaucoup de séries récentes ont des lofts plus fermés que les séries d’il y a vingt ans, parce qu’un loft plus fort fait voler la balle plus loin. Conséquence directe : l’écart entre votre pitching et le premier wedge acheté séparément peut être plus grand que vous ne le pensez, et c’est souvent là que se cache la distance que vous n’arrivez jamais à jouer.

Retenez ce chiffre. Votre pitching wedge n’est pas la fin de la série de fers. C’est le point de départ de vos wedges.

Deuxième question : combien de places dans le sac ?

La Règle 4.1b limite le sac à quatorze clubs. Faites le compte à l’envers : le putter, le driver, les bois et hybrides que vous jouez réellement, puis les fers jusqu’au pitching. Ce qui reste, ce sont vos places de wedges. Onze clubs avant les wedges en laissent trois ; dix en laissent quatre.

Trois wedges suffisent à la plupart des joueurs. Un quatrième se justifie si vous jouez beaucoup de coups entre 50 et 100 mètres et si vous voulez des paliers plus fins à cette distance qu’avec les longs fers. Un fer 3 ou un hybride qui ne sort jamais du sac libère alors la place.

L’inverse est aussi vrai. Un golfeur d’index 20 joue en général plus de coups de 140 mètres que de coups de 50 mètres. Pour lui, un quatrième wedge remplace souvent un club qui aurait servi davantage. Avant d’ajouter un wedge, comptez sur deux ou trois cartes combien de fois vous auriez vraiment eu besoin de lui.

Troisième question : l’espacement des lofts

La règle d’usage est un écart de quatre à six degrés entre deux wedges voisins. Avec moins de quatre degrés, deux clubs font presque la même distance et un emplacement est gaspillé. Avec plus de six degrés, il reste une distance que vous ne jouez qu’en retenant un club ou en forçant l’autre, et ce sont précisément ces coups intermédiaires qui ratent le plus souvent.

Deux exemples montrent pourquoi le loft du pitching commande tout. Avec un pitching à 46 degrés, une composition 50, 54 et 58 donne des marches régulières de quatre degrés, trois wedges et aucun trou. Avec un pitching à 44 degrés, le même 50 se retrouve à six degrés du pitching : c’est encore acceptable, mais un pitching encore plus fermé imposerait un wedge supplémentaire ou un trou dans la zone des approches.

Quant au lob wedge de 60 degrés, il est le plus exigeant du sac. Il demande un contact précis, pardonne peu les frappes décalées et contrôle moins bien la distance qu’un 56 ou un 58. Si vous n’êtes pas encore à l’aise avec un 56 sur une balle posée serrée, le 60 ne réglera pas le problème.

Lire une semelle : l’exemple des SM11 en stock

La fiche du Vokey SM11 chez un détaillant suisse illustre ce que signifient les inscriptions. Les versions proposées pour droitiers sont notamment :

  • un gap wedge de 50 degrés, bounce 8, semelle F ;
  • un gap wedge de 52 degrés, bounce 8, semelle F ;
  • un sand wedge de 56 degrés, bounce 10, semelle S ;
  • un lob wedge de 60 degrés, bounce 12, semelle D.

Trois informations par club : le loft, qui fixe la distance ; le bounce, qui règle la façon dont la semelle réagit au sol ; le grind, désigné par une lettre, qui décrit la forme de la semelle. Un 56 bounce 10 et un 56 bounce 14 envoient la balle à la même distance mais ne se comportent pas du tout de la même manière dans un bunker ou sur un sol dur.

Le bounce, ou la relation entre la semelle et le sol

Le bounce est l’angle entre le bord d’attaque et le point le plus bas de la semelle. Plus il est élevé, plus la semelle touche le sol avant le bord d’attaque et empêche le club de s’enfoncer. Plus il est faible, plus le bord d’attaque reste près du sol, ce qui aide à glisser sous une balle posée serrée.

  • Bounce faible, environ 4 à 6 degrés : sols fermes, balles posées serrées, swing qui balaie le sol.
  • Bounce moyen, environ 7 à 10 degrés : le choix polyvalent pour la plupart des joueurs et des conditions. Sans conseil personnalisé, c’est le plus sûr.
  • Bounce élevé, au-delà de 10 degrés : sols mous, sable fin et profond, swing raide qui prend un divot épais.

Votre swing se lit sans capteur. Après neuf trous, regardez vos divots de wedge. Profonds et longs, ils indiquent un swing qui creuse et appelle plus de bounce. Une simple éraflure indique un swing qui balaie et s’accommode de moins de bounce.

Plaine au printemps, plaine en été, montagne : trois terrains

Le même parcours de plaine ne présente pas le même sol en avril et en août. Au sortir de l’hiver, un terrain détrempé laisse s’enfoncer le bord d’attaque, et un bounce plus élevé garde le club en mouvement. Après plusieurs semaines sèches, la même semelle peut rebondir sur un sol dur et envoyer le bord d’attaque dans la balle. Pour qui joue le même parcours toute l’année, le compromis consiste souvent à garder un bounce moyen sur le sand wedge, le club des petits coups, et un bounce plus faible sur le wedge le plus ouvert, joué depuis les balles posées serrées autour du green.

En altitude, c’est la distance qui change. Selon une mesure de Titleist reprise par GOLF.com, la balle vole environ 1,2 % plus loin par tranche de 1’000 pieds d’altitude. À Crans-sur-Sierre ou sur le parcours des Moulins à Verbier, vers 1’500 mètres, cela représente environ 6 % ; au Golf Club Villars, à 1’600 mètres, un peu plus. Un wedge qui porte à 90 mètres en plaine porte donc autour de 95 mètres là-haut, et les écarts entre vos wedges s’élargissent dans la même proportion. Le tableau de distances établi sur un parcours de plaine ne s’applique pas tel quel en station : notre article sur les longueurs de wedge explique comment le construire et le corriger.

Le grind, en quelques lignes

Le grind désigne la matière retirée sur la semelle, au talon, à la pointe ou à l’arrière. Il change le comportement du club quand la face est ouverte. Vous n’avez pas besoin de mémoriser les lettres. Retenez une règle : si vous ouvrez la face pour jouer des balles hautes ou sortir du sable, cherchez une semelle dégagée au talon, qui évite que le bord d’attaque se soulève. Si vous jouez presque tout face carrée, une semelle pleine et polyvalente convient et pardonne davantage sur sol mou.

Payer le bon prix en Suisse

Les prix relevés en ligne chez un détaillant suisse le 17 septembre 2026 donnent la fourchette du marché :

  • Cleveland RTZ Tour Satin : CHF 129.90 ;
  • Titleist Vokey SM10 et TaylorMade MG4 : CHF 139.90 ;
  • Ping S159 Chrome : CHF 149.90 ;
  • Cleveland CBZ Zipcore (2025) : CHF 189.90 ;
  • Ping S259 et TaylorMade MG5 Chrome : CHF 214.90 ;
  • Titleist Vokey SM11 : CHF 219.90.

Deux leviers réduisent la facture sans sacrifier la qualité. La génération précédente d’abord : sur les exemples ci-dessus, elle coûte de 65 à 80 francs de moins par club. L’ordre des achats ensuite : inutile de changer les trois wedges d’un coup. Commencez par celui que vous jouez le plus, pour beaucoup de joueurs le sand wedge.

Avant d’aller acheter de l’autre côté de la frontière, faites le calcul. Selon l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières, les marchandises destinées à l’usage privé sont exonérées de TVA jusqu’à une valeur totale de 150 francs. Au-delà, la TVA de 8,1 % s’applique à la valeur totale, et non à la seule part qui dépasse. L’application QuickZoll permet de déclarer et de payer. Un seul wedge haut de gamme approche déjà cette limite.

Un dernier point concerne les wedges que vous possédez déjà. Les rainures s’usent avec l’usage, et un wedge très joué depuis plusieurs saisons accroche moins la balle, surtout depuis un rough humide. Si vos approches filent au-delà du drapeau alors que le contact semble bon, l’état des faces mérite un examen.

Où essayer avant d’acheter en Suisse romande

  • Certains détaillants annoncent des fittings gratuits organisés sur plusieurs parcours romands, dont Crans-Montana, Lavaux, Vuissens, Bonmont et le Domaine du Brésil.
  • Un magasin spécialisé facture le fitting au temps passé et le crédite entièrement en cas d’achat, avec Trackman et Foresight.
  • Golf Parc Signal de Bougy : les installations de pitching, de chipping et les bunkers d’entraînement sont gratuits, ce qui permet de tester plusieurs lofts et bounces sur de vraies surfaces.
  • Pour un avis sur votre swing et votre divot, le ProFinder de la Swiss PGA recense les enseignants près de chez vous. Et si le problème touche toute la série, notre guide du fitting des fers reprend la démarche.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les enseignes, clubs et organismes cités. Les prix ont été relevés en ligne et peuvent changer.

La liste avant de passer à la caisse

  • Trouver le loft réel de votre pitching wedge sur la fiche du fabricant.
  • Compter vos places de wedges à partir de la limite de quatorze clubs.
  • Espacer les lofts de quatre à six degrés, et vous demander honnêtement si un 60 vous sert.
  • Choisir le bounce d’après vos divots et le sol de votre parcours, en tenant compte de la saison.
  • Corriger vos distances en altitude, puis comparer les prix des générations précédentes avant d’acheter.

Un jeu de wedges choisi comme un ensemble couvre toutes les distances courtes sans coup à inventer. Acheté un club à la fois, au lendemain d’une mauvaise partie, il laisse presque toujours un trou quelque part, et un putter neuf ne le comblera pas.

Comment cette page a été faite

Prix et disponibilités relevés le 17 septembre 2026 sur la boutique en ligne de Golfers Paradise (Suisse). Panxis n’a aucun lien commercial avec ce détaillant.

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