FedEx Open de France 2026 : le guide du spectateur
Le FedEx Open de France se joue du 24 au 27 septembre 2026 au Golf National, 108e édition et première sur l'Albatros rénové. Comment en profiter en spectateur plutôt qu'à la télévision.
En bref
- Du 24 au 27 septembre 2026 au Golf National.
- Les journées d'entraînement sont les moins chères et les plus instructives.
- Tenir un poste plutôt que suivre une partie.
- Y aller en transports : le stationnement est limité.
Le FedEx Open de France se joue du 24 au 27 septembre 2026 au Golf National, à Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est la 108e édition, et la première sur l’Albatros rénové, rouvert le 1er septembre. Voici comment en profiter en spectateur plutôt que de le suivre à la télévision.
Ce que cette édition a de particulier
L’Albatros sort d’une rénovation menée pendant les travaux du Grand Paris. Les trous 4, 5 et 6 ont été redessinés pour augmenter l’intérêt stratégique et la qualité du spectacle, le gazon a été entièrement converti et plusieurs greens remodelés. Les spectateurs de 2018 retrouveront un parcours familier avec trois trous à redécouvrir.
Le plateau annoncé comprend plusieurs joueurs du haut du classement mondial, parmi lesquels le Suédois Ludvig Åberg, le Norvégien Viktor Hovland et le Britannique Tommy Fleetwood.
Quel jour venir
| Jour | Ce qu’on voit | Pour qui |
|---|---|---|
| Jeudi 24 et vendredi 25 | Tout le plateau sur les deux parcours du site, accès facile aux joueurs | Ceux qui veulent observer les gestes de près |
| Samedi 26 | Le cut est passé, le jeu se durcit, l’affluence monte | L’équilibre entre spectacle et confort |
| Dimanche 27 | La dernière partie et le dénouement sur les trous d’eau | Ceux qui viennent pour l’ambiance |
Le conseil qui vaut pour tous les tournois : les deux premiers jours sont les meilleurs pour apprendre quelque chose, le dimanche est le meilleur pour ressentir quelque chose. Si vous venez pour améliorer votre jeu, venez jeudi.
Où se placer sur l’Albatros
Le parcours a été conçu comme un stade, avec des buttes naturelles autour des derniers trous. Trois postes valent le détour.
Le 15, court par 3 entouré d’eau, offre le meilleur rapport entre place assise et action. Le 16 et le 18, qui longent l’eau, sont les trous où le tournoi se décide et où l’on voit des joueurs prendre des risques calculés. Le practice, enfin, est l’endroit le plus instructif du site : on y voit les routines complètes, à trois mètres.
Une heure passée au practice d’un tournoi professionnel apprend plus sur le golf qu’une journée à suivre une partie.
S’organiser
Le site est desservi par les transports en commun depuis Paris, ce qui évite le stationnement des jours d’affluence. Prévoyez des chaussures de marche : suivre une partie sur dix-huit trous représente plusieurs kilomètres sur terrain irrégulier.
Emportez de l’eau, une casquette et un vêtement de pluie léger : fin septembre en Île-de-France peut donner les quatre saisons dans la même journée. Les jumelles sont utiles, les télémètres sont généralement interdits au public.
Les règles du spectateur
Silence complet pendant les swings et les putts, téléphone en mode silencieux, et l’on ne traverse jamais une ligne de jeu. Sur les greens, on reste derrière les cordes même quand la vue est meilleure devant. Ces règles paraissent rigides ; elles sont la raison pour laquelle on peut se tenir à quelques mètres des meilleurs joueurs du monde.
Ce qu’on en ramène pour son propre jeu
Trois choses frappent quand on voit des professionnels en vrai. La trajectoire d’abord : leurs balles montent moins haut qu’à la télévision, et beaucoup plus loin. Le rythme ensuite : le tempo est lent, sans à-coups, très loin de la violence qu’on imagine. Le petit jeu enfin : ils passent l’essentiel de leur échauffement à moins de cinquante mètres du drapeau.
Si vous n’avez jamais assisté à un tournoi, prenez le jeudi, arrivez à l’ouverture, et commencez par une heure au practice avant de suivre qui que ce soit.
Tenir un poste plutôt que suivre une partie
La faute la plus courante du premier spectateur est de choisir un joueur et de le suivre dix-huit trous. On marche huit kilomètres, on se bat pour la vue à chaque coup, et on regarde correctement une vingtaine de coups.
Choisissez un endroit et restez-y deux ou trois heures. Vous verrez passer une bonne partie du champ sur exactement le même coup, ce qui rend les différences lisibles : le même par 3 joué au fer 8 par l’un et au fer 6 par l’autre en dit plus long que n’importe quel commentaire de télévision.
La raison est statistique. Regarder un joueur frapper un fer 7 n’apprend rien ; en regarder cinquante frapper le même fer 7 depuis le même endroit montre le motif, le manqué qu’ils acceptent et celui qu’ils refusent.
Le compromis raisonnable pour une première fois : un poste le matin, une partie suivie l’après-midi, et une heure au practice entre les deux.
Ce qu’il faut regarder, précisément
Quatre observations qui se transposent directement à votre golf du week-end suivant.
La visée sur un drapeau difficile. Placez-vous derrière un green dont le drapeau est collé au bord et comptez combien de joueurs l’attaquent réellement. Le chiffre sera bas, et il changera votre façon de jouer la même situation.
La routine, chronométrée. Prenez un joueur et chronométrez cinq coups depuis le moment où il entre dans le coup. L’écart sera inférieur à deux secondes, y compris sur les coups qui comptent.
La trajectoire et le roulement d’un wedge. Depuis le bord d’un green, on voit à quelle hauteur vole réellement un wedge de soixante mètres et de combien il avance au deuxième rebond. C’est l’information qui rend le coup reproductible, et la télévision l’écrase.
Le choix du club autour du green. Comptez combien de fois sort un putter ou un fer moyen plutôt qu’un wedge ouvert. C’est la plupart du temps, et c’est l’inverse de ce que font les amateurs au même endroit.
Emmener des enfants
Le golf est l’un des sports les plus faciles où emmener un enfant : il y a de la place pour bouger, l’action arrive par vagues plutôt qu’en continu, et les tarifs jeunes rendent la journée abordable.
Les journées de mercredi et de jeudi valent mieux que le week-end : les joueurs sont plus accessibles, les zones d’autographes plus calmes, et un enfant qui repart avec un gant signé garde un bien meilleur souvenir qu’un enfant coincé derrière une corde le dimanche.
Prévoyez une pause, un endroit à l’ombre et de quoi manger : quatre heures debout sur un parcours, c’est long à huit ans.
Y aller en transports
Le Golf National est desservi depuis Paris, et c’est de loin la meilleure façon de venir un jour de forte affluence : les parkings saturent le week-end et les navettes s’allongent en fin de journée.
Vérifiez les horaires de retour du dernier soir si vous restez jusqu’à la remise des prix : c’est l’erreur classique du spectateur qui repart en transports.
Billetterie et infos pratiques
L’édition 2026 se joue du 24 au 27 septembre au Golf National, à Saint-Quentin-en-Yvelines, et la billetterie est ouverte.
- Billets : en vente sur la billetterie officielle, relayée par ffgolf.org et par le site de l’European Tour. Les achats anticipés sont annoncés jusqu’à 15 euros moins chers sur un billet à la journée et jusqu’à 45 euros sur le forfait quatre jours.
- Jeunes : des tarifs jeunes sont proposés, à vérifier au moment de l’achat selon l’âge.
- Hospitalité : deux formules payantes existent, Le Club House, dans un espace réservé au Novotel, et Le Club de l’Open, avec un balcon sur le green du 18.
Prenez vos billets avant la semaine du tournoi : les tarifs anticipés disparaissent, et les journées de week-end sont celles qui saturent les parkings et les navettes.



