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Matériel

Télémètre ou GPS : lequel fait baisser le score

Le laser donne le drapeau, le GPS donne l'avant, le centre et le fond sans s'arrêter. Ni l'un ni l'autre n'aide un joueur qui ignore ses distances de portée, et c'est la mesure à acquérir en premier.

La rédaction Panxis Golf, desk France (Julien Moreau) · · 7 min
Montre GPS de golf au poignet, parcours en arrière-plan
Photo Maël BALLAND / Pexels

En bref

  • Laser pour les parcours connus, GPS pour les parcours inconnus et pour le rythme.
  • Avant, centre et fond donnent souvent une meilleure décision qu'un chiffre au drapeau.
  • La correction de pente doit être coupée visiblement en compétition.
  • Vérifiez que vos parcours sont cartographiés et si un abonnement est requis.
  • Visez un drapeau en magasin avant d'acheter un laser : la vitesse d'accroche décide.

Un télémètre laser donne la distance exacte d’une cible que vous voyez. Un GPS donne la distance à l’avant, au centre et au fond d’un green que vous ne voyez peut-être pas. Les deux sont autorisés en jeu normal. Lequel vous aide dépend des parcours que vous jouez et de la vitesse à laquelle vous voulez l’information.

Avant l’un comme l’autre, une remarque désagréable. Un appareil qui affiche 147 mètres n’est utile qu’à un joueur qui sait ce qu’il porte avec son fer 9. Pour la plupart des amateurs, l’information manquante n’est pas la mesure de la distance, c’est le tableau honnête de leurs propres portées. Achetez l’appareil en second.

Ce que le laser fait bien

Vous visez, vous appuyez, vous avez la distance du drapeau lui-même, à un mètre près. Les modèles actuels s’accrochent au mât et confirment par une petite vibration qu’ils l’ont trouvé plutôt que les arbres derrière.

Cette précision compte surtout sur les coups d’approche à moins de 140 mètres, où dix mètres d’erreur font la différence entre putter et jouer une approche. Elle compte aussi sur les par 3, où le drapeau est la cible et où la profondeur du green peut faire trente mètres.

Les limites sont pratiques. Il faut une ligne de vue dégagée, une main raisonnablement stable et quelques secondes. Sur un coup aveugle, par-dessus une butte ou dans un dogleg, le laser n’a rien à viser, et sous la pluie ou dans la brume il peine. Les joueurs dont les mains tremblent un peu trouvent l’accroche difficile, et les modèles stabilisés existent exactement pour cela.

Ce que le GPS fait bien

Une montre ou un boîtier donne l’avant, le centre et le fond dès que vous arrivez à la balle, sans rien viser et sans s’arrêter. Sur un parcours que vous ne connaissez pas, ces trois chiffres plus la distance de portage d’un bunker disent presque tout ce qu’une décision demande.

C’est aussi plus rapide, ce qui compte plus que les joueurs ne l’admettent. Une montre que l’on regarde ne coûte aucun temps, et une partie de quatre joueurs qui visent tous au laser à chaque coup est l’une des causes discrètes des tours de cinq heures.

La contrepartie est la précision. Le GPS lit le green comme une forme cartographiée, pas comme un drapeau : la distance au trou reste une estimation, sauf si le parcours publie les positions de drapeau du jour et que l’application les gère.

Deux vérifications pratiques : que vos parcours soient cartographiés, la couverture française étant bonne mais pas universelle, et que l’application ne réclame pas un abonnement pour les données complètes.

Avant, centre, fond vaut mieux qu’un chiffre au drapeau

C’est l’argument en faveur du GPS que la plupart des joueurs sous-estiment. Le chiffre du centre est celui sur lequel vous devriez jouer la plupart du temps, et le chiffre de l’avant vous dit ce qu’il faut porter, c’est-à-dire le nombre qui décide réellement si un coup est sûr.

Un joueur au laser lit 147 au drapeau et prend le club qui va à 147. Un joueur qui voit 132 à l’avant, 141 au centre et 152 au fond remarque que le drapeau est près de l’avant et qu’il y a de l’eau devant, et prend le club qui va à 145. Le second joue mieux au golf avec une information moins précise.

La pente, et quand il faut la couper

Les distances corrigées de la pente sont réellement utiles sur un parcours vallonné, et elles ne sont pas autorisées dans les compétitions jouées selon les Règles du golf, sauf règle locale contraire.

Les appareils vendus pour la compétition ont un interrupteur ou une façade amovible qui désactive visiblement la fonction, afin qu’un concurrent puisse constater qu’elle est coupée. C’est à vous de vérifier, et utiliser la correction de pente dans une compétition qualificative entraîne le plus souvent la disqualification.

Si vous jouez la moindre compétition, prenez un modèle dont le mode tournoi est visible de l’extérieur. Si vous n’en jouez jamais, la pente est une vraie fonction sur un parcours de montagne ou de coteaux, où une approche de 140 mètres en descente de dix mètres est un autre club.

Lequel pour quel joueur

Laser Montre ou boîtier GPS
Idéal pour Parcours connus, chiffre exact au drapeau Parcours inconnus, marche rapide
Précision Un mètre, sur le drapeau Estimée au trou, exacte aux bords du green
Rapidité Quelques secondes et une vue dégagée Immédiate, sans viser
Coups aveugles Rien à viser Fonctionne partout
Coût récurrent Aucun Parfois un abonnement

Si vous jouez deux ou trois parcours toujours les mêmes et voulez le chiffre exact au drapeau, le laser est le meilleur outil. Si vous découvrez souvent de nouveaux parcours, si vous marchez vite ou si vous détestez vous arrêter pour viser, la montre GPS garde le rythme et donne les chiffres qui décident réellement d’un coup.

Beaucoup de joueurs à faible index portent les deux : la montre pour le tracé, le laser pour le coup. C’est un point d’arrivée raisonnable, pas un point de départ.

L’option gratuite que presque personne n’essaie

Avant d’acheter quoi que ce soit, servez-vous du téléphone que vous avez déjà. Les applications GPS gratuites ou peu coûteuses couvrent l’essentiel des parcours français, donnent l’avant, le centre et le fond, et sont assez précises pour la décision que vous prenez réellement.

Les objections sont réelles mais faibles. La batterie souffre sur quatre heures, ce qu’une petite batterie externe règle. Sortir un téléphone à chaque coup est plus lent qu’un coup d’œil à une montre et fait moins bon effet. Et certains clubs encadrent l’usage du téléphone sur le parcours, ce qui vaut la peine d’être vérifié.

Ce que le téléphone vous donne, c’est la réponse à la question posée en tête d’article : savoir si vous avez besoin d’un appareil de mesure, ou si vous avez besoin de connaître vos distances. Jouez trois parties avec une application gratuite et des chiffres honnêtes, et vous saurez lequel acheter, s’il y a lieu.

Où acheter en France

Certains magasins spécialisés présentent les principales marques et permettent de viser une cible depuis le rayon, ce qui est la seule façon de juger la rapidité d’accrochage d’un laser, c’est-à-dire la différence entre un appareil que l’on utilise et un appareil qui reste dans le sac.

Une grande chaîne de sport couvre l’entrée de gamme, et plusieurs sites marchands spécialisés listent l’essentiel du marché en ligne. Les rayons d’occasion des grandes enseignes proposent régulièrement le modèle de la saison précédente, fonctionnellement identique puisque l’optique évolue lentement.

Le pro-shop de votre club prête souvent un appareil pour un parcours, ce qui en apprend plus que n’importe quelle fiche technique. Demandez : la plupart des professionnels préfèrent que vous essayiez plutôt que vous ne rapportiez.

Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec les enseignes du secteur et ne touche aucune commission sur vos achats.

Avant de dépenser

  • Jouez un parcours en n’utilisant que l’avant, le centre et le fond d’une application gratuite. Si votre score tient, le GPS suffit.
  • Vérifiez que vos compétitions habituelles autorisent la pente avant de la payer.
  • Vérifiez que vos parcours sont cartographiés et si les données complètes exigent un abonnement.
  • Visez un drapeau depuis le rayon avant d’acheter un laser, pour juger de la rapidité d’accroche.
  • Quel que soit l’appareil, apprenez d’abord vos distances de portée.

L’appareil ne joue pas le coup. Il supprime une excuse, ce qui vaut environ un coup par partie à un joueur qui sait déjà jusqu’où va sa balle, et rien du tout à celui qui l’ignore.

Où ça se joue vraiment

Trois parcours de notre annuaire où connaître le chiffre compte plus qu’ailleurs.

  • Golf de Digne La Lavande : Une normale 72 de 5 632 mètres à six cents mètres d’altitude, entre lavande et chênes centenaires : des coups aveugles, des dévers, et deux trous qui abîment les cartes.
  • Golf Les Gets : Dix-huit trous à 1 500 mètres face au Mont-Blanc, ouverts six mois par an : greens impeccables, tracé varié, et un dénivelé qui impose la voiturette.
  • Golf de Luchon : Créé en 1908 au pied du Vénasque pour la clientèle anglaise venue prendre les eaux : neuf trous de normale 33, trois doubles départs, et l’altitude qui fausse les distances.

Nous n’avons pas joué ces parcours ; chaque fiche dit sur quoi elle s’appuie.

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