Cinq mois, trois terrains différents
Mou et long en mai, ferme en août, et les meilleures conditions de l'année en septembre, avec les feuilles qui perdent votre balle.
Une saison québécoise dure cinq mois et contient au moins trois terrains différents. La plupart des amateurs marquent mal en mai et en octobre pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leur élan.
Mai : mou, lent et beaucoup plus long qu’il n’en a l’air
Des allées qui sortent de sous la neige retiennent la balle là où elle tombe : un coup de départ qui roulait jusqu’à 250 verges en août s’arrête à 220. Les verts sont lents, parfois encore en convalescence, et accrocheurs. Prenez un bâton de plus, visez le centre, et n’attendez aucun roulement. L’air froid coûte à lui seul plusieurs verges.
Le problème des verts de printemps
Des verts qui ont passé quatre mois sous la neige et la glace repartent inégalement, et les clubs aèrent souvent tôt pour les aider. Cela donne des surfaces bosselées et sableuses pendant deux ou trois semaines. Frappez ferme à travers la courbe, acceptez, et placez la ronde importante en juin.
Été : ferme, rapide, et ça roule
À la fin juillet, les allées sont fermes et ajoutent vingt ou trente verges de roulement, ce qui transforme un portage au-dessus d’une fosse de sable en portage dedans. Les verts deviennent rapides et difficiles à tenir : la balle roulée basse devient le coup raisonnable.
Automne : le meilleur golf de l’année, et les feuilles
Septembre et le début d’octobre offrent les meilleures conditions du Québec : sol ferme, air frais, plus de moustiques et des départs libres. C’est aussi le moment où le tapis de feuilles devient la première cause de balle perdue. Annoncez une provisoire plus facilement et visez à l’opposé de la lisière.
Les exceptions régionales
Les terrains des Laurentides et de Charlevoix ouvrent plus tard et ferment plus tôt, mais offrent entre-temps un dénivelé qui ajoute de la distance dont la borne ne parle pas. En Montérégie et dans l’Outaouais, la saison est plus longue de deux ou trois semaines aux deux bouts.
Lisez le sol, pas la borne
Enfoncez un té dans l’allée : s’il entre tout seul, le sol est mou et la balle ne roulera pas. Regardez la brillance du vert : mat et humide, c’est lent ; brillant et sec, c’est rapide. Cinq secondes chacun.
Ce qu’il faut changer, mois par mois
- Mai : un bâton de plus, viser le centre, aucun roulement, et pardonner aux verts.
- Juin et juillet : golf normal, et le meilleur moment pour la ronde qui compte.
- Août : poser court, utiliser le roulement, jouer la balle roulée.
- Septembre et octobre : les meilleures conditions de l’année, plus des provisoires pour les feuilles.
Le terrain dit chaque jour ce qu’il fait. La plupart des joueurs sont trop occupés à rejouer leur élan pour le regarder.



