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Saison

Le même parcours, quatre saisons, quatre jeux

Mou et long au printemps, ferme et roulant l'été, et l'altitude qui vit une année à part. Lisez le sol avant la borne.

La rédaction Panxis Golf · · 2 min
Green en bord de mer, joueurs et sacs rassemblés autour du drapeau.
Illustration. Un links côtier, ce que la Côte d'Émeraude a de plus proche des links britanniques. — Photo Becky L / Pexels

Les mêmes dix-huit trous se jouent comme trois ou quatre parcours différents dans l’année, et en Suisse romande l’écart entre un avril de plaine et un août d’altitude est plus large qu’ailleurs.

Printemps : mou, lent, plus long qu’il n’en a l’air

Les fairways retiennent la balle : un drive qui roulait jusqu’à 220 mètres en août s’arrête à 195 en avril. Les greens sont lents et accrocheurs. Prenez un club de plus, visez le centre, et cessez d’être surpris : l’air froid explique une partie de la perte, le sol mou le reste.

Le carottage

Carottage et sablage donnent des greens bosselés deux ou trois semaines et des greens sains l’année suivante. Pendant cette fenêtre, les putts sautent et prennent moins la pente. Puttez ferme à travers la courbe, et placez la partie importante un autre mois.

Été : ferme, rapide, et ça roule

Un fairway ferme ajoute vingt ou trente mètres de roulement, ce qui transforme un portage au-dessus d’un bunker en portage dedans. Les greens deviennent rapides : la balle roulée basse devient le coup raisonnable et la balle haute le coup risqué.

Automne : feuilles, rosée et balle perdue

Matinées humides, aucun roulement, rough lourd, et un tapis de feuilles qui est la première cause de balle perdue en octobre. Annoncez une provisoire plus facilement, et attendez-vous à des balles fichées sur des greens détrempés.

L’altitude, une année à part

Un parcours à 1500 mètres ouvre tard, joue encore mou en juin et poussiéreux en août, et referme en octobre. L’air plus léger porte la balle plus loin, la pente fatigue, et les greens de montagne sèchent vite. Qui joue en plaine et en altitude a besoin de deux tableaux de distances, pas d’un.

Lisez le sol, pas la borne

Enfoncez un tee dans le fairway : s’il entre tout seul, la balle ne roulera pas. Regardez la brillance du green : mat et humide, c’est lent ; brillant et sec, c’est rapide. Cinq secondes, et vous en savez plus que la carte de parcours.

Ce qu’il faut changer, saison par saison

  • Printemps : un club de plus, viser le centre, aucun roulement.
  • Semaines de carottage : putts fermes, attentes basses.
  • Été : poser court, utiliser le roulement, jouer la balle roulée.
  • Automne : provisoires, éviter les feuilles, prévoir des balles fichées.

Le parcours dit chaque jour ce qu’il fait. La plupart des joueurs sont trop occupés à rejouer leur swing pour le regarder.

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