Le même parcours se joue de quatre façons par an
Mou et long au printemps, ferme et roulant l'été, feuilles et balles perdues à l'automne. Lisez le sol avant la borne.
Les mêmes dix-huit trous se jouent comme trois ou quatre parcours différents dans l’année, et la plupart des amateurs marquent mal au printemps et à l’automne pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leur swing. Savoir ce que fait le sol vaut mieux que n’importe quel réglage.
Printemps : mou, lent, et plus long qu’il n’en a l’air
Les fairways retiennent la balle là où elle tombe : un drive qui roulait jusqu’à 230 mètres en août s’arrête à 205 en avril. Les greens sont lents et accrocheurs, donc les putts restent courts et les approches s’arrêtent plus vite que prévu. Prenez un club de plus, visez le centre du green, et cessez d’être surpris : l’air froid explique une partie de la perte, le sol mou le reste.
Le carottage : la quinzaine dont tout le monde se plaint
Carottage et sablage donnent des greens bosselés et sableux pendant deux ou trois semaines, et des greens sains l’année suivante. Pendant cette fenêtre, les putts sautent et prennent moins la pente. La bonne réponse est de putter ferme à travers la courbe et d’accepter, et de placer la partie importante un autre mois.
Été : ferme, rapide, et ça roule
Un fairway ferme ajoute vingt ou trente mètres de roulement, ce qui transforme un portage au-dessus d’un bunker en portage dedans. Les greens deviennent rapides et difficiles à tenir : la balle roulée basse devient le coup raisonnable et la balle haute le coup risqué. C’est la saison où l’on joue l’avant du green plutôt que le drapeau.
Automne : feuilles, rosée et balle perdue
Matinées humides, aucun roulement, rough lourd, et un tapis de feuilles qui est la première cause de balle perdue en octobre. Annoncez une provisoire plus facilement que d’habitude, visez à l’opposé de la lisière plutôt que de la longer, et attendez-vous à des balles fichées sur des greens détrempés.
Le golf d’hiver, là où il existe
Tapis de départ, greens d’hiver, balle placée et aucun roulement. Les scores ne sont pas comparables et n’ont pas à l’être. Ce que les parties d’hiver apportent, c’est le maintien du mouvement et le travail de la balle basse, qui est de toute façon le coup que les conditions imposent.
Lisez le sol, pas la borne
La seule habitude qui distingue un bon joueur saisonnier est de regarder la surface avant de choisir un club. Enfoncez un tee dans le fairway : s’il entre tout seul, le sol est mou et la balle ne roulera pas. Regardez la brillance du green : mat et humide, c’est lent ; brillant et sec, c’est rapide. Cela prend cinq secondes.
Ce qu’il faut changer, saison par saison
- Printemps : un club de plus, viser le centre, ne compter sur aucun roulement.
- Semaines de carottage : putts fermes, attentes basses, pas de partie importante.
- Été : poser court, utiliser le roulement, jouer la balle roulée.
- Automne : balles provisoires, éviter les feuilles, prévoir des balles fichées.
Le parcours dit chaque jour ce qu’il fait. La plupart des joueurs sont trop occupés à rejouer leur swing pour le regarder.


