Les six semaines avant votre première partie
Le mouvement d'abord, le petit jeu ensuite, les distances et le sac pour finir. Et la leçon réservée en mars, pas en juin.
La plupart des joueurs commencent la saison par la partie qui aurait dû servir d’échauffement. Six semaines de travail ingrat avant le premier départ transforment mars en avance prise plutôt qu’en mois passé à découvrir ce qui ne fonctionne plus.
Semaines 1 et 2 : le mouvement avant la vitesse
Les premières séances servent à remettre le corps en rotation, pas à travailler la trajectoire. Petits fers, demi-swings, vingt balles à la fois, et on s’arrête avant que cela tire. Ceux qui passent février à taper des drivers dans un filet produisent le mal de dos classique du printemps et perdent le premier mois.
Semaines 3 et 4 : le petit jeu que personne ne travaille
C’est la partie qui rapporte et celle que tout le monde saute. Approches et putting résistent mieux à une coupure que le swing complet : quinze jours passés là arrivent sur le parcours sous forme de score, et non de geste qui demande encore un mois. Un tapis de putting à la maison et vingt approches roulées par semaine suffisent.
Semaines 5 et 6 : les distances et le sac
Deux séances de practice avec vos propres balles et un télémètre, ou une heure de radar, donnent un tableau de distances. Puis on inspecte le sac : grips devenus lisses, wedge aux rainures finies, et le trou sous le pitching qu’on voulait combler l’an dernier. Les trois coûtent moins cher maintenant qu’en juin.
Le matériel à régler avant la première partie
- Regripper tout ce qui brille. C’est l’amélioration la moins chère du golf.
- Changer les crampons si les pointes sont arrondies.
- Vider entièrement le sac. Tout le monde y retrouve trois balles, un gant durci et une carte de règles de quatre saisons.
- Faire contrôler loft et lie des fers joués depuis plusieurs saisons : les deux bougent.
Réservez la leçon maintenant, pas en juin
Un changement de swing met deux à trois semaines à cesser de paraître faux, et le faire en avril ne coûte rien puisque vous ne marquez pas encore. Le faire en juillet coûte l’été. Les agendas des enseignants sont aussi plus légers au début du printemps, ce qui donne de meilleurs créneaux et parfois de meilleurs tarifs.
La première partie n’est pas un examen
Jouez-la depuis un départ avancé, en partie amicale, sans carte. Le but est de marcher quatre heures sur un parcours, pas de vérifier que l’index a survécu. Tous ceux qui traitent la première partie comme un test rendent huit coups au-dessus de leur moyenne et s’en agacent une semaine.
Le plan en six semaines
- Semaines 1 et 2 : mobilité et demi-swings, petits fers uniquement.
- Semaines 3 et 4 : approches et putting, trois séances courtes par semaine.
- Semaines 5 et 6 : distances de portée, inspection du sac, regrippage.
- N’importe quand : réserver un cycle de leçons pendant que l’agenda est ouvert.
Rien de tout cela n’est difficile et tout est ennuyeux, ce qui est exactement pourquoi ceux qui le font commencent la saison avec deux coups d’avance.

