Cinq chiffres à noter pour voir où partent vos coups
Cinq chiffres au dos de la carte suffisent, en trois parties, à savoir où partent vos coups. Ce n'est presque jamais le driver, parce qu'une balle dans les arbres est bruyante et qu'une approche à sept mètres ne l'est pas.
En bref
- Fairways et greens avec la direction du manqué, pas seulement le total.
- Le total de putts flatte les bons chippeurs : comptez trois-putts et réussites sous trois mètres.
- Up and down : un index 15 réussit une fois sur cinq, un bon joueur une fois sur deux.
- Un mot à côté de chaque pénalité. Les mêmes trous reviendront.
- Refaites la mesure après quatre tours, pas après un seul.
La plupart des joueurs connaissent leur score et rien d’autre. Cinq chiffres notés au dos de la carte suffisent, en trois parties, à savoir où partent réellement vos coups. Ce n’est presque jamais là où vous le pensiez.
Le coupable désigné est en général le driver, parce qu’une balle dans les arbres est bruyante, visible et embarrassante devant trois personnes. Les coups sont en général dans les wedges et le putter, parce qu’une approche qui finit à sept mètres du drapeau a l’air correcte et coûte exactement autant qu’une balle dans les arbres.
Les fairways touchés
Comptez les fairways trouvés au départ sur les par 4 et les par 5, soit quatorze trous sur un parcours standard.
Le total compte moins que le motif. Si vous en manquez six et que cinq partent du même côté, vous avez une forme de balle à gérer, pas un swing à refaire, et viser le bon côté du fairway ne coûte rien et fonctionne au départ suivant.
Notez la direction, pas seulement le manqué : trois lettres suffisent, G, F, D. À la fin du tour vous avez une image qu’aucun effort de mémoire n’aurait produite, parce que la mémoire garde les deux désastres et jette les onze fades.
Les greens en régulation
Un green en régulation, c’est atteindre la surface avec au moins deux putts pour faire le par : le green en un sur un par 3, en deux sur un par 4, en trois sur un par 5.
Chez la plupart des amateurs, ce chiffre se situe entre deux et six, et c’est celui qui colle le plus étroitement à l’index de tous les chiffres du golf. C’est aussi celui qui vous dit si votre problème est d’arriver au green ou ce qui se passe une fois à proximité.
Notez aussi où partent les manqués. Dix fois long à gauche, c’est un problème de choix de club et pas de frappe, et cela se corrige en prenant un club de plus plutôt qu’en prenant une leçon. Trop court systématiquement est le motif le plus fréquent de tous, et il veut dire que les distances que vous avez en tête sont vos meilleurs coups.
Les putts, comptés correctement
Le total de putts est un chiffre trompeur et c’est pourtant celui que tout le monde utilise. Un joueur qui approche à un mètre toute la journée passe pour un excellent putteur, et un joueur qui touche douze greens à dix mètres passe pour un mauvais.
Comptez plutôt deux choses. Les trois putts, qui parlent du dosage sur les longs putts. Et les putts rentrés à moins de trois mètres, qui est la zone où les coups sont réellement disponibles et où les bons et les moyens se distinguent vraiment.
Trois trois-putts ou plus dans un tour est un problème de dosage, et il se règle sur le putting green en dix minutes avant la partie. Un mauvais taux de réussite à moins de trois mètres est un problème de geste et de ligne de départ, et celui-là vaut une leçon.
Les up and down
Chaque fois que vous manquez un green, notez si vous avez sauvé le par en deux coups depuis l’endroit où vous étiez.
Un joueur d’index 15 y parvient environ une fois sur cinq, un bon joueur de club une fois sur deux. Cet écart vaut plusieurs coups par tour à lui seul, et il porte sur des coups qui ne demandent ni distance, ni vitesse, ni condition physique particulière.
Si vos greens en régulation sont bas et votre taux d’up and down aussi, le petit jeu est l’endroit où vivent vos quatre prochains coups, et c’est le secteur le moins cher à améliorer puisque l’essentiel se travaille sur un putting green ou un bout de pelouse pour rien.
Les coups de pénalité, et d’où ils viennent
Notez chaque pénalité avec un mot sur la décision qui l’a provoquée : driver, layup, eau, hors limites, récupération.
La plupart des joueurs y laissent deux à quatre coups par partie, et presque tous viennent des trois ou quatre mêmes trous des parcours qu’ils jouent le plus. C’est une question de gestion de parcours et non de technique, et la correction est immédiate : sur ces trous-là, prendre un autre club.
Le mot compte autant que la pénalité. Une balle perdue au driver sur un trou où vous prenez toujours le driver n’est pas le même problème qu’une pénalité après une tentative de récupération à travers une trouée, et les deux n’ont pas la même solution.
À quoi ressemblent ces chiffres selon le niveau
| Autour de 100 | Autour de 90 | Autour de 80 | |
|---|---|---|---|
| Fairways sur 14 | 4 à 6 | 6 à 8 | 8 à 10 |
| Greens en régulation | 1 à 3 | 4 à 6 | 8 à 10 |
| Trois putts | 3 ou plus | 2 | 0 ou 1 |
| Up and down | 1 sur 6 | 1 sur 4 | 1 sur 2 |
| Coups de pénalité | 4 ou plus | 2 à 3 | 0 à 1 |
Ce sont des repères de travail plutôt que des lois, et chaque joueur produit une combinaison inhabituelle quelque part. C’est précisément l’intérêt : la catégorie où vous êtes le plus loin de la colonne que vous visez est celle où votre entraînement doit aller.
Ce que l’on fait de ces chiffres
Au bout de trois ou quatre parties, faites les totaux et comparez au tableau. La catégorie la plus éloignée du repère correspondant au score que vous visez devient votre plan d’entraînement du mois.
Presque tous ceux qui font l’exercice découvrent la même chose : le driver qui les inquiétait leur coûte moins cher que les approches et les trois putts qu’ils ne comptaient pas. L’exception est le joueur dont les pénalités sont élevées, et pour celui-là le remède est une décision plutôt qu’un entraînement.
Refaites la mesure après un mois, pas après un tour. Un tour, c’est du bruit ; quatre tours, c’est une information.
Ce que cette liste laisse volontairement de côté
Le strokes gained, la statistique sur laquelle tourne aujourd’hui le golf professionnel, est une mesure réellement meilleure, parce qu’elle compare chaque coup à ce qu’un joueur de référence ferait depuis le même endroit au lieu de compter des résultats.
Elle demande en revanche d’enregistrer la distance et le lie de chaque coup, ce que vous ne ferez pas au crayon au dos d’une carte. Si vous y tenez, les systèmes de suivi ci-dessous le calculent automatiquement. Sinon, les cinq chiffres ci-dessus vous désigneront le bon terrain d’entraînement, ce qui est tout l’objet de l’exercice.
Où enregistrer cela en France
Le dos de la carte de score, un crayon et une minute par trou constituent tout le système, et il ne coûte rien. Toutes les cartes françaises ont de la place au verso et tous les accueils ont des crayons.
Si écrire vous rebute, les systèmes de suivi de coups avec capteurs dans les grips enregistrent tout cela automatiquement, produisent le strokes gained et construisent au passage un tableau de distances pour chaque club. Ils coûtent à peu près le prix d’un wedge, et plusieurs ajoutent un abonnement annuel pour l’analyse, ce qui mérite d’être vérifié avant l’achat.
L’application de la ffgolf conserve les cartes trou par trou au moment de l’enregistrement, ce qui donne gratuitement un relevé par trou sur toute une saison. Elle ne recense ni les fairways ni les up and down, mais le motif par trou est déjà un bon début, et il est inclus dans la licence.
Panxis Golf n’a aucun lien commercial avec ces systèmes ou organismes et ne touche aucune commission.
Commencez par une seule carte
- Fairways touchés, et de quel côté partent les manqués.
- Greens en régulation, et de quel côté ils sont manqués.
- Trois putts, et putts rentrés à moins de trois mètres.
- Up and down convertis, sur les greens manqués.
- Coups de pénalité, chacun avec le mot qui l’a causé.
Cela prend environ une minute par trou et remplace une saison de suppositions par un mois d’entraînement au bon endroit.






