Aller au contenu
Technique

Bunker de fairway : la lèvre avant la distance

Un club de plus, swing aux trois quarts, pieds à peine enfoncés, rester grand. Et savoir renoncer au green.

La rédaction Panxis Golf · · 3 min
Bunker au mur de traverses et green du Golf National, à Saint-Quentin-en-Yvelines.
Le Golf National, à Saint-Quentin-en-Yvelines. — Photo Lionel Allorge / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Le bunker de green concentre tout l’entraînement, le bunker de fairway coûte tous les coups. À 130 mètres depuis le sable, l’amateur moyen prend la lame dans la lèvre ou tellement de sable que la balle avance de quarante mètres. Même cause : vouloir jouer un coup de fer normal depuis une surface qui ne le permet pas.

La lèvre avant la distance

Regardez le bord avant du bunker et prenez le club qui le passe largement, pas celui qui atteint le green. Un fer 7 qui franchit et finit court laisse un putt pour le par ; un fer 5 planté dans la face vaut un double. Cette décision seule économise plus de coups que toute la technique.

Un club de plus, un swing plus court

Vous ferez un swing contrôlé aux trois quarts, donc la balle volera moins loin : prenez un club de plus et raccourcissez le backswing. Vouloir jouer un fer 7 plein depuis le sable est la meilleure façon de reculer à l’impact.

Les pieds à peine enfoncés

Dans un bunker de green on s’ancre. Dans un bunker de fairway, s’enfoncer vous abaisse par rapport à la balle et rend la motte presque certaine. Bougez juste assez pour être stable.

Balle en arrière, mains en avance, bas du corps calme

Reculez un peu la balle, gardez le bas du corps tranquille, descendez d’un centimètre sur le grip. Le but est de toucher la balle en premier et presque pas de sable. Sur l’herbe, une frappe lourde coûte dix mètres ; dans le sable, cinquante.

Restez grand

La pensée la plus fiable est de garder sa hauteur. Ceux qui s’affaissent en cherchant de la puissance prennent le sable en premier à chaque fois. Un swing aux trois quarts qui touche la balle proprement bat un swing complet trois centimètres trop tôt.

Quand renoncer au green

Sable mouillé après un orage d’été, pente descendante, balle enfoncée, lèvre proche : wedge, sortie de côté ou vers l’avant à une distance confortable, et bogey accepté. Tout le monde le sait, un joueur sur cinq le fait, et ce sont ceux-là qui jouent leur index les mauvais jours.

Une séance suffit

La plupart des clubs romands laissent taper quelques balles dans un bunker d’entraînement hors des heures chargées. Dix minutes pour comprendre ce que donne un contact propre depuis le sable changent ce coup pour des années : la technique est simple, c’est la confiance qui manque.

La liste, dans l’ordre

  • Est-ce que je passe la lèvre avec ce club ? Sinon, plus de loft.
  • Un club de plus, swing aux trois quarts.
  • Pieds à peine enfoncés, main descendue d’un centimètre.
  • Balle un peu en arrière, rester grand, toucher la balle d’abord.

Personne ne réussit ce coup par hasard : les bons viennent d’une décision prise avant de sortir le club.

Un article par jour ne suffit pas ?

La lettre mensuelle rassemble ce qu’il fallait lire, sans le bruit.

À lire aussi