Aller au contenu
Technique

Practice : la séance d’une heure qui fait progresser

S'échauffer avant de travailler, ne travailler qu'une chose, finir en jouant neuf trous imaginaires. Soixante balles, une heure, du vrai entraînement.

La rédaction Panxis Golf · · 3 min
Une joueuse s'apprête à frapper sur un terrain d'entraînement.
Illustration. Les femmes représentent un quart des licenciés. — Photo Kampus Production / Pexels

Une heure de practice à taper des drivers ressemble à de l’entraînement et ne change presque rien. Les joueurs qui progressent sur un seau de balles font trois choses différemment : ils s’échauffent avant de travailler, ils travaillent une seule chose à la fois, et ils terminent en répétant du golf plutôt que des swings.

Dix minutes d’échauffement, puis on commence

Commencez par les wedges à mi-vitesse et remontez le sac. Les quinze premières balles ne sont pas de l’entraînement, c’est de la préparation : les taper à pleine puissance est à l’origine de la plupart des blessures de practice et d’une bonne partie des mauvaises habitudes. Le corps doit bouger librement quand vous arrivez au fer 7.

Une idée, un club, vingt balles

Choisissez un seul point à modifier et donnez-lui une série de balles avec le même club. Alterner driver et wedge en pensant à trois positions, c’est repartir du practice sans avoir rien travaillé.

Un test utile : si votre pensée de swing ne tient pas en cinq mots, elle est trop compliquée pour être travaillée aujourd’hui.

Une cible et une forme de balle pour chaque coup

Les tapis de practice masquent le fait que la plupart des joueurs ne visent rien. Prenez un drapeau ou un repère précis, posez un club au sol pour contrôler votre alignement sur les premières balles, et annoncez la forme voulue avant chaque coup. Frapper sans cible, c’est taper à la machine les yeux fermés.

La répétition construit, l’aléatoire conserve

Répéter vingt fois le même coup, ce que les entraîneurs appellent la pratique en bloc, est la façon dont un changement devient confortable. C’est aussi pourquoi il disparaît au premier tee : le parcours ne donne jamais deux fois le même coup.

Consacrez les deux premiers tiers de la séance à la répétition et le dernier tiers à la pratique aléatoire, en changeant de club et de cible à chaque balle. C’est plus désagréable. Cela se transfère bien mieux sur le parcours, et toutes les études sur l’apprentissage moteur depuis les années 1970 disent la même chose.

Terminez par neuf trous joués au practice

Prenez la carte du parcours que vous jouez le plus et enchaînez les coups dans l’ordre : driver, puis le second coup que ce drive aurait laissé, puis un wedge vers le drapeau. Faites votre routine complète à chaque fois. Vingt-cinq balles jouées ainsi préparent mieux qu’une centaine tapées vers nulle part.

Ce que l’on peut mesurer sur place

Les balles de practice volent moins loin que les balles de partie, en général de 5 à 10 %, donc n’y calez pas vos distances absolues. Servez-vous en pour comparer les clubs entre eux : l’écart entre votre fer 8 et votre fer 9 reste une information juste même quand le chiffre brut ne l’est pas.

Si le practice dispose d’un poste avec radar, une séance passée à relever vos distances de portée avec vos propres balles vaut une saison de suppositions sur le parcours.

Une séance qui mérite d’être répétée

  • Dix minutes de wedges avant toute chose.
  • Vingt balles sur un seul point, avec un seul club.
  • Vingt balles en changeant de club et de cible à chaque coup.
  • Neuf trous imaginaires avec routine complète.

Cela fait une soixantaine de balles et environ une heure. C’est moins que ce que tapent la plupart des joueurs, et considérablement plus que ce qu’ils travaillent.

Un article par jour ne suffit pas ?

La lettre mensuelle rassemble ce qu’il fallait lire, sans le bruit.

À lire aussi