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Technique

Practice : la séance d’une heure qui sert vraiment

S'échauffer, ne travailler qu'une chose, finir par neuf trous imaginaires. Une heure bien employée sur une saison qui n'en compte que sept.

La rédaction Panxis Golf · · 3 min
Une joueuse s'apprête à frapper sur un terrain d'entraînement.
Illustration. Les femmes représentent un quart des licenciés. — Photo Kampus Production / Pexels

La saison romande est courte : d’avril à octobre en plaine, plus courte encore en altitude. Une heure de practice mal employée coûte donc davantage ici qu’ailleurs. Trois habitudes séparent une séance utile d’un seau de balles tapé pour rien.

Dix minutes d’échauffement, puis on travaille

Wedges à mi-vitesse d’abord, puis on remonte le sac. Les quinze premières balles ne sont pas de l’entraînement mais de la préparation, et les taper à pleine puissance explique la plupart des douleurs de dos du printemps.

Une idée, un club, vingt balles

Un seul point à modifier, une série de balles avec le même club. Alterner driver et wedge en pensant à trois positions revient à ne rien travailler. Si votre pensée de swing ne tient pas en cinq mots, elle est trop compliquée pour aujourd’hui.

Une cible pour chaque balle

Les tapis masquent le fait que la plupart des joueurs ne visent rien. Prenez un drapeau précis, posez un club au sol pour vérifier l’alignement sur les premières balles, annoncez la forme voulue avant chaque coup.

Répétition d’abord, aléatoire ensuite

Répéter le même coup vingt fois rend un changement confortable, et c’est aussi pourquoi il disparaît au premier tee : le parcours ne donne jamais deux fois le même coup. Deux tiers de la séance en répétition, un tiers en changeant de club et de cible à chaque balle. C’est moins agréable et cela se transfère bien mieux.

Finissez par neuf trous imaginaires

Prenez la carte de votre parcours et jouez les coups dans l’ordre, avec la routine complète : driver, second coup, wedge. Vingt-cinq balles jouées ainsi préparent mieux qu’une centaine tapées au hasard.

L’hiver, et ce qu’on peut en tirer

Entre novembre et mars, les structures indoor de Lausanne et de Genève permettent de garder le contact et de mesurer ses distances au radar, ce que le practice extérieur ne permet pas toujours. Une séance passée à relever ses distances de portée avec ses propres balles vaut une saison de suppositions sur le parcours.

Attention aux balles de practice : elles volent 5 à 10 % moins loin que les balles de partie. Servez-vous en pour comparer les clubs entre eux, pas pour fixer des distances absolues.

La séance type

  • Dix minutes de wedges.
  • Vingt balles sur un seul point, un seul club.
  • Vingt balles en changeant de club et de cible.
  • Neuf trous imaginaires avec routine complète.

Une soixantaine de balles, une heure. Moins que ce que tapent la plupart des joueurs, et considérablement plus que ce qu’ils travaillent.

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